VACCINATION PUNITIVE : ARRÊTONS DE MARCHER !

Plus d'un million de personnes qui n'avaient pas prévu de se faire vacciner se sont précipité sur les centrales de réservation pour se shooter le plus vite possible à l'anti-COVID. Il a suffit que Jupiter, Dieu de la terre et du ciel, menace d'exclusion ces Français, privés de restos et de cinoche (vous vous rendez-compte) pour que ces résistants entrent dans le rang. Quelle constance !

Bonjour. Je suis donc en vacances et je me suis accordé quarante huit pour laisser retomber la pression après la énième intervention du chef de la start up néchion. Je reviens parce que je vous l’ai dit, non seulement Macronique est un excellent moyen de vous retrouver et de partager quelques idées que je crois fortes et pourquoi pas vertueuses, mais parce que c’est aussi à haute visée thérapeutique. Même si je pisse sûrement dans un violon, le fait de pisser est un soulagement que ne connaissent que les vieux - ou moins jeunes - sur qui la prostate met la pression.

Je viens parler au nom des indignées encore capables de refuser les oukases, le diktat d’un pouvoir Macronien qui sous le couvert du consensus nous impose sa raison et ses intérêts avec une indélicatesse, une violence même qui dépasse largement les bornes de la provocation.

J'ai croisé hier un dizaine d'amis et parfois issus de la droite, fous furieux après ce discours absolument surréaliste ou un type pourtant tellement mal élu et si difficilement respectable, entend tous nous faire piquer ou nous enfermer. Je n’ai vu que des gens exaspérés par de telles méthodes totalitaires et pourtant, si l'on en juge par les sondages et la télé, ce fut un doux suppositoire anti-COVID que Jupiter insinua dans notre fondement provoquant une sorte d'unanimité jouissive. Ainsi, alors que 65 % des français ne sont pas allés voter à des élections réelles il y a un mois, l'institut Elabe et BFM TV - deux des médias il est vrai les plus inféodées au pouvoir macronien – en ont trouvé 100 % pour répondre au plébiscite organisé en faveur du président.

Ce sont donc 76 % des Français qui approuvent l'obligation vaccinale. Et il est bien possible que si on leur glissait par force une puce sous la peau, permettant de savoir si ils tirent un coup, deux ou dix fois par semaine, les gens l’accepteraient en remuant la queue. D'ailleurs dans les familles bourgeoises, il y a aussi fort à parier qu'on baise avec le masque FFP2. Lorsqu’on leur explique bien la nécessité des choses, les Français comprennent très bien ce qui est dans leur intérêt.

Vous me direz que partout en France ce mercredi 14 juillet, des milliers de gens sont descendus dans la rue pour dénoncer cette dictature sanitaire, cette injonction à l’injection comme je l'avais un peu prophétisé (excusez cette auto-congratulation bien inhabituelle) il y a déjà plusieurs mois. Mais à coup de lacrymogène et d'interdits, l'Etat a rapidement mâté la rébellion naissante. En menaçant d’un an de prison et 45 000 € d’amende ( pourquoi ne pas rétablir aussi la guillotine ?) les professionnels des cafés , restaurants et du spectacle refusant de se transformer en flics à l’entrée de leurs établissements, Macron et sa clique n’ont d’autre objectif que d’asservir la population pour limiter la circulation du virus d’ici 2022 et se servir de ce combat indigne comme argument électoral et cacher leur nullité dans la gestion de la crise depuis un an et demi.

Ils foulent au pied la liberté de conscience et celle de s’opposer non seulement à la vaccination, mais de dénoncer les risques inhérents à ce type de procédés. Depuis toujours il y a eu des gens qui - à tort ou à raison - ont manifesté de grandes réserves ou une franche hostilité aux vaccins. Les tentatives de marginalisation sont connues mais jamais elles n’avaient atteint un tel degré d’ostracisation, voire de menaces. Nous venons d’atteindre un stade ultime, un raffinement de cynisme et de provocation anti-démocratique. A moins qu’il ne s’agisse de l’affichage décomplexé d’une incompétence crasse.

Pour ma part, tout en ayant accepté, dans une sorte de renoncement douloureux, la vaccination afin de maintenir mes contacts familiaux, je confirme comme je l’avais écrit voyant le coup venir depuis longtemps, que je ne montrerai en aucun cas ce « passeport » pour accéder au bar et au restaurant (au cinéma j’en m’en fous je n’y vais jamais) ! Quitte à finir menotté sur les bancs de la kommandantur.

Sachez toutefois qu’il existe une voie démocratique pour en finir dans maintenant moins de dix mois, puisque les coquins ont décidé d’avancer les élections présidentielles au mois d’avril 2022. Il faut, amis, camarades, compagnons arrêter de marcher dans leur combine...

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