INDÉCENCE ET RIDICULE

En se prévalant de revalorisation des salaires des soignants, d'ouverture de postes et d'investissements dans l'hôpital, Jean Castex se moque ouvertement du monde ! Bien avant son arrivée à Matignon il a fait parti de cette droite impitoyable qui a démantelé le service public. Hospitalier notamment. Jusqu'où ira ce cynisme ?

L'indécence, la vraie, c'est ça. Lorsqu'un premier ministre, un ancien conseiller de Sarkozy, présent dans cette sphère de pouvoir depuis si longtemps, complice doctrinaire du démembrement du service public et spécialement de l'hôpital, s'adresse ainsi au personnel de santé : " Revalorisation des salaires de nos soignants, ouvertures de postes, investissement dans nos établissements hospitaliers : les sommes déployées dans le cadre du Ségur sont inédites et vont concrètement améliorer le quotidien des personnels de santé."

Non mais quel toupet ! "Nos soignants", il prétend qu'ils seraient à eux les soignants ? Ceux qui se battaient depuis des années pour quelques queues de cerises ? Ceux que l'on méprisait, ceux que l'on a tenté de faire taire avec une petite prime COVID ? Avec son Ségur et son Véran, on a quand même là affaire à un sacré crétin des Pyrénées (ça change de celui des Alpes) doublé d'un grand cynique. Et vous savez, lorsque j'entends des collègues miser sur l'incompétence de ce grand pataud, il me semble qu'ils se fourvoient. Il surjoue, en effet, pour qu'on le considère ainsi, une sorte d'anti-macron en somme et seulement dans l'apparence, mais ils n'en demeure pas moins tout aussi redoutable dans cette volonté de favoriser une France vivant dans l'entre-soi des riches, des seigneurs, des dominants. Leur doctrine, celle de la droite dans son ensemble, est celle là.

Et si une conscience de gauche, enfin ! un grand rassemblement humanistes, ne se redresse pas très vite, réalisant le miracle de réveiller une conscience et même une morale politique des citoyens, nous allons vivre sous cet empire. Qui n'aura même pas de compte à rendre pour cette lourde faute politique, ce crime contre la République, qu'aura été l'affaiblissement de l'hôpital public et du système de santé, incapables de faire face à la pandémie.

L'indécence et le ridicule. Je ne peux m'empêcher de sourire et parfois de pouffer, en revoyant le jeune Macron, arrivé du nulle part mais programmé par les super-puissances de l'argent, monter sur cette estrade et s'égosiller tel un coq : " Ce que je veux, c'est que vous alliez faire gagner notre projet. " Un projet reposant en premier lieu sur la trahison de François Hollande qu'il avait conseillé et dont il fut ministre, puis sur le pari lamentable et néanmoins réussi d'un duel avec Le Pen. Car au bout du culot, il parvient à se faire élire par un quart de français que je ne connais pas - et que je ne veux surtout pas connaître -, puis par une majorité de moutons tremblant face à Marine, sa complice.

Mais non, vous êtes bêtes, ce n'est pas ça qui me fait marrer, Je l'aurai toujours en travers de la gorge. Ce qui est risible c'est que ce type ait été capable de toutes les turpitudes pour être élu et se retrouve quatre ans plus tard, le président des 100 000 morts de la COVID et d'un probable désastre économique.

Y avait vraiment de quoi trahir père et mère pour en arriver là !

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Il paraît que Roselyne la "culturiste" va mieux.  Alors tiens ! une petite dédicace

https://www.youtube.com/watch?v=4mVoDARBXag&authuser=0

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