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Billet de blog 22 juin 2023

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Moi, vieux Rastignac de l'Aubrac

Et ce voyage à Paris, alors me direz-vous ! Quand je dis vous, je ne pense pas à la famille, dont pas un de ses membres ne s’est préoccupé d’aucune manière depuis l'accouchement de ma « Petite fille... », ce qui démontre bien l’excellent potentiel - de la famille - à cacher sa joie !

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Vous, c'est la centaine d’amis, de copains, d’inconnus, ajoutés à cette liste de diffusion, dont je sens bien qu’elle va s’alléger de quelques membres, sans que cela ne me procure d’ailleurs, le moindre tracas... Non, bien ! Lorsqu’avec Marie, je pars vers la capitale, il me revient toujours en mémoire, ces vers de Trenet : " Revoir Paris… Bonjour la vie, Bonjour mon vieux soleil, Bonjour ma mie, Bonjour printemps vermeil, Je suis un enfant, Rien qu'un enfant tu sais ...

J’aime éperdument cette ville et je ne suis en rien étonné que Marie-Po y ait passé le plus clair de sa vie, avant de venir disparaître en Aubrac. Bon, c’est pas que j’aie d’exceptionnels moyens – parce que quand même il est là, le hic ! - mais enfin je connais, vers le Marais, un petit relai pas très cher avec une hôte, un rien exubérante mais tellement sympathique. Et puis c'est pas très cher en prenant le train de la gare d’Aumont - ou le car, depuis que les services publics ont tourné aux sévices libéraux – on arrive à Paris par Bercy, une gare certes délabrée mais encore en fonction. Et là, à nous deux…

Jeune Rastignac de bientôt 65 ans, je fonçai vers l’Harmattan qui comporte déjà en son nom, tout un attirail de combat. L’éditeur, dont je sens que je ne vais pas encore avoir le temps - ou l’espace – de vous entretenir par le menu - mais cela viendra car cela vaut le coup, lorsqu’on est auteur, même de petite taille, d’associer l’éditeur à son parcours – l’éditeur disais-je - avant de m’interrompre deux fois, ce qui fait d’ailleurs que j’ai des lecteurs qui trouvent mon roman confus !!! - m’avait prévenu. 
" On vous ouvre notre salon pour la dédicace et les rencontres, mais ne comptez pas sur nous pour vous faire la publicité et donc assurer un nombre suffisant de visiteurs ". En l’occurrence, ce pourrait être traduit par un malade du genre parano dont je ne suis pas, par : « Restez chez vous, espèce de bouseux, écrivaillon de merde... » J’exagère à peine, mais c’est aussi ce que pense ma famille ( et toutes les familles d’un artiste lorsqu’elles ne sont pas artistes elles-mêmes).

J’avais tout de même préparé deux ou trois affiches à placer dans les librairies du groupe. Z’auront oublié de les mettre ! Pour ce que ça aurait changé, z’ont bien eu raison, finalement ! L’Harmattan est située rue des Écoles dans le très chicos-bobo Ve arrondissement. Moi qui n’y suis jamais allé - aux écoles – ça fait quand même plaisir de s’y croire. Et puis mon petit roman de tourmente, en vitrine, à côté d’un pavé nommé « Jean-Moulin », c’en serait presque émouvant ! 

Je ne me souviens plus s’ils appellent ça un salon - j’ose espérer que non - ! toujours est-il que le local qui nous accueille donne vraiment envie… de ne pas y entrer ! Heureusement que j’avais insisté dans mon mail en disant : si, si, c’est bien là, 21 bis rue des Écoles. Là, nous attendait un type - je saurais après qu’il se prénomme Ata et qu’il serait plus tôt du genre attachant –. Il avait déposé une vingtaine de livres en se disant qu’il pourrait les remettre en rayonnage le lendemain. « Hier me dit-il, nous avons passé la soirée en tête à tête avec l’auteur ! » Nib, personne ! Je me suis surpris à tressaillir, j’ai même failli… défaillir. Mais enfin, me connaissait pas, le type. Croyait que je m’étais pointer là, en me disant " A moi Paris ! les petits lecteurs vont me sauter au cou…

Non, vous, vous me connaissez ! Y compris ceux qui ne les ouvrez jamais ! J’ai inondé la capitale de mails adjuratoires - c’est un néologisme, je vous l’offre sans copyright -. Des amis, des relations plus récentes, des Lozériens de Paris, même des Nasbinalais exilés pécuniaires... Ah ça oui, pour sûr, je leur étais bien rentré dedans ! Ça n’a pas dû leur plaire ! Personne non plus ! 

Enfin si, deux lecteurs de mes blogs, Mathilde et Jean-Jacques, un ancien client d’Aubrac-sur-Mer (une autre histoire), un jeune ami de trente ans ayant percé dans la presse parisienne, un autre ami plus récent mais aussi cher et tellement en difficulté actuellement ! et puis la tenancière de mon hôtel qui avait convoqué une copine à elle et enfin un abonné du site Aveyron.com qui, de vous à moi, m’a offert une chouette critique que vous retrouverez peut-être par-là, en-dessous. Voilà c’est tout ! En résumé, les gens s’en foutent de ce qu’on peut bien écrire. Préfèrent se saouler des paroles d’évangiles selon Saints Bouygues et Bolloré. On va pas faire la révolution, sont trop puissants. 
N’empêche, on s’est régalés. Et pas seulement chez ma nouvelle amie cuisinière dans sa Grange aux canards de la Rue Sauton ! Non. Ata, bien plus attentionné qu’il n’y paraissait, déboucha une bouteille de blanc et avec quelques amuses-gueules bien nommés, on s’est fendu la fiole. Zaza surtout, vu qu'il ne lui en faut jamais beaucoup…

Alors je ne sais encore chez quel éditeur j’irai pour le prochain. Peut-être demanderai-je d’abord à visiter le salon de dédicace, mais j’y reviendrai, c’est sûr. Parce que revoir Paris, c’est mon luxe, mon vice, bon bonheur… Et comme je suis un peu fou, je compte bien, cette fois, franchir la barre des dix ! 

Merci de lire la suite sur mon blog : https://jacobrac.blogspot.com/

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