AU CENTRE DE LA MONDIALISATION

Macron s'est jeté sur son téléphone pour discuter le bout de gras avec Biden. Il dirige la France comme un enfant  gâté jouerait dans la cour aux billes ou aux petites voitures : preum's ! Il a niqué tous les autres il est aux anges !

 Rien d'étonnant toutefois à cet appel en primeur, tant le fiston et celui qui pourrait être son grand-père, partagent la même vision mondialisée de l'ordre économique et financier où les plus forts se neutralisent et se foutent la paix pour taper sur les plus vulnérables, les exploiter, les laminer. 

Issus de la même famille, navigant à bord de la même banque sur cette vague centriste où l'on fait un peu semblant d'être à gauche afin de mieux neutraliser ce camp constitué essentiellement de tièdes, de pleutres, de naïfs, d'où les humanistes partisans de justice et d'égalité ne parviennent jamais à émerger. Mauvaise nouvelle aussi pour les migrants africains, ils resteront à la mer... 
Les deux présidents se sont aussi repeints en vert, comme cet arbre qui cache la forêt. Retour de la grande Amérique dans les accords de Paris sur le climat. Vous n'avez pas remarqué ? Ben si, depuis ce coup de téléphone, la température moyenne a déjà amorcé sa baisse...
Quant à leur droite elle n'est pas si bête, cela fait bien longtemps qu'elle ne s'inquiète plus. Elle reçoit assez de preuves d'allégeance si ce n'est d'amour.  Les démocrates américains et les marcheurs français sont de ce côté-là, sans ambigüité.

Or donc Macron qui a réalisé un coup de force en 2017 arguant du vieillissement de la classe politique française, ne semble pas dérangé par l'âge canonique du président de la première puissance mondiale, dont on se demande en outre s'il n'aurait pas quelques faux-contacts embarrassants pour la fonction…

En revanche, l'histoire ne nous dit pas si le coquinou qui a pratiqué le fayotage indécent avec l'ignoble prédécesseur de Biden, a également appelé Donald Trump pour l'assurer de son indéfectible amitié... 

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