Loi martiale ou partiale

La voici donc la nouvelle vague ! Ce n'est pas du cinéma, d'ailleurs Chabrol, Truffaut, Rohmer sont tous morts. Ils n'ont pas attendu le coronavirus, car mesdames et messieurs, il arrivait que l'ont meure avant la COVID 19. Certes c'était moins grave, peut-être par inadvertance ou négligence, mais en tout cas cela passait un peu inaperçu.

Nous mourrions pourtant sans masque, mais aussi sans respirateur, sans panache, sans pompes - allais-je dire de manière funèbre. Tandis que depuis que le virus a réussi cette intrusion spectaculaire dans nos petites vies, la mort a pris un relief tout particulier. Ce que des millions de morts par accident cardio-vasculaires et cancers n'avaient pas réussi, quelques dizaines de milliers de bénéficiaires du "corona" l'ont obtenu en toussant mieux et plus fort que les autres. "Des funérailles gigantesques, pas nationales non mais presque..." chantait prémonitoirement le grand Georges qui est décédé bêtement d'une insuffisance rénale. Autant dire d'une insuffisance tout court ! Mon propre père qui vient de partir d'épuisement, de vieillesse en somme, n'a même pas eu le talent de se laisser gagner par ce virus dont l'activité chez nos plus aînés s'avère d'une efficacité absolument sidérante. La sanction fut immédiate, enfin trois jours plus tard, lorsque dans l'église que le pauvre homme avait choisi, il n'y avait pas plus de cent personnes. Entre l'espace de précaution à respecter sur les sièges du seigneur et la trouille généralisée des "65" et plus, sa cérémonie officielle d'accès au paradis tourna en eau de boudin.Cette nouvelle vague, ce n'est pas du cinéma, c'est un one man show du président Macron, dont on sentait bien avant  mars dernier que cette tribune ne s'ouvre à lui comme un boulevard pour 2022, qu'il aurait bien aimé porter la parole jupitérienne tous les soirs sur les chaînes de télévision et les résos-socios Une communication compulsive. Virale ! La divine COVID qui vient d'offrir à un aventurier de la politique, une nouvelle providence après l'élection présidentielle à laquelle - à part sa maman - il était le seul à croire. 
C'est en foutant la frousse aux moins téméraires - en somme à presque tout le monde - qu'il parvient à réduire le champ des libertés. 
Je lis sur Médiapart (abonnez vous à Médiapart non de dieu je vous en supplie, y a pas besoin de posséder un labo pharmaceutique pour se le payer !) via le Monde, que le responsable de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), Jean-Marie Burguburu, et la Défenseure des droits, Claire Hédon, se sont fait entendre pour s’alarmer d’une restriction historique des libertés publiques, sans précédent en temps de paix. Depuis les années soixante et la guerre d'Algérie au moins. 
Plus question donc d'aller boire un café dans un bar, mais impossible aussi d'être dispensé de son travail parfois dans des conditions de promiscuité patente ; couvre-feu dans les beaux quartiers comme dans les banlieues sauf qu'il ne s'effectue pas dans le même confort... On nous déconseille même de nous réunir en famille, entre amis. Il ne faut plus boire d'alcool et l'on attend avec curiosité le moment où le rire sera aussi proscrit sous peine de poursuite.
Et je le sens bien autour de moi, s'ils ne passent pas vraiment à l'acte, les gens dénonceraient bien volontiers tous ceux qui font acte d'insoumission. 
Y a qu'à voir quand un garçon de l'âge de Macron, Nicolas Bedos par exemple, se risque à émettre une opinion inverse à cette psychose généralisée, comment tous les pleutres, les jeunes analpha...bêtes des résos, besogneux du cervelet, les petits bourgeois et les ménagères de cinquante ans lui tombent dessus. Oh ! le vilain qui ne comprend rien à tout ce qui se passe. Qui croit que vivre c'est ce qui importe actuellement alors que le seul truc qui compte, c'est de ne pas mourir. 
Eux, ces facebouqués, ces demeurés qui ont perdu tant de leurs proches d'un cancer et parfois pas à l'âge canonique où l'on meurt de ce virus et qui ne s'étonnent pourtant pas que tous les labos interrompent leur recherches pour mieux se consacrer au vaccin contre la COVID ! Car non seulement ceux qui le mettront au point (enfin, a peu près) seront célèbres, surtout s'ils sont les premiers, mais ils seront riches, même très riches. Et qui a-t-il de plus beau dans le joli petit monde de Macron, que la richesse des vainqueurs ?

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