JOYEUX CONFINEMENT LES JEUNES !

Quelles que soient les mesures, massues ou mesurettes, annoncées demain ou plus tard, tous les couvre-feux, confinements, fermetures de librairies et des remonte-pentes confinent à l'absurdité. Les chiffres, plus que jamais têtus, démontrent que seuls les personnes très âgées qui ne fréquentent ni les boites de nuit, ni les librairies, ni les stations de ski sont touchées...

J'ai bien conscience que je vais faire grincer quelques dents. Pour ceux qui en auraient gardé mais perdu le sens de l'humour - il eut mieux valu le contraire ! - et cette fameuse philosophie qui devrait croître sensiblement à mesure que l'espérance de vie s'amenuise.

Après tout, je suis là pour ça, titiller, provoquer, indigner en ma compagnie, mais toujours dans le respect de l'humain. Et même, tenez, de la vie. Celle qui doit s'épanouir dans chacune de ses tranches et non forcément celle qui doit inconsidérément se prolonger, comme si - pour paraphraser Pagnol dans César - elle comportait quatre tiers.

Il ne s'agit pas - je le précise pour ceux qui auraient gardé plus de dents que d'esprit - de prononcer l'arrêt de mort systématique des vieux. Sans quoi je me condamnerais à moyen terme, c'est-à-dire aux abords des quatre-vingt piges, âge moyen d'espérance de vie des hommes - bien inférieur, je le précise au passage, à l'âge moyen des morts par COVID -. Sans vouloir philosopher plus haut que mon entendement et mon séant, saisir ce qui nous a amené sur terre et ce qui doit nous conduire à la quitter, de gré et en douceur, plutôt que de violence et de lassitude, je suis d'accord ce n'est pas si simple au premier coup d’œil...
Je m'étais promis, de manière récurrente, de plaider un jour contre toute obstination de la société à augmenter l'homme démesurément que ce soit par la taille, ou par la longévité et de proposer inlassablement, en prêtant le flanc au vertueux du transhumanisme, de laisser la nature un peu faire... Il m'a fallu, pour prendre ce tournant militant, laisser partir maman et papa. Elle, a fait un an de trop ! Déjà lourdement handicapée par un AVC, ils me l'ont prolongée d'un an alors quelle était rongée par une infection respiratoire. Un calvaire. Papa, ce ne sont que durant  quelques mois qu'il purgea sa peine. Sa détresse. Sa décadence. Sa dégénérescence. Une sorte d'humiliation honteuse que je lisais dans ses yeux...

Nous voici donc en plein dans le sujet. Celui du business de la vieillesse.

Je précise pour rester objectif, enfin disons plutôt transparent, que le troisième confinement annoncé me rend triste parce que, pauvre vieux que je suis, le seul plaisir de voir mes petits-enfants, va encore m'être interdit. J'aurais tant aimé les faire skier à Laguiole. Alors que, à la place, je vais me faire chier à la piaule. Mais enfin ! Savoir qu'il y aura moins de cons dans les airs et sur les routes des stations, moins de consommateurs fous dans les boutiques, me rend en contrepartie un peu plus guilleret. Voyez, c'est partagé ! Mais enfin quel ridicule ces confinements à répétition, ces couvre-feux, ces états de guerre et toute cette communication covidale, vaccinale, dramaticale. Électorale... Un an que ça dure, pour si peu d'effets si ce n'est sur notre moral.

Pour faire vivre des nonagénaires six mois et quand bien même deux ans de plus à s'emmerder grave et à empoisonner la vie de leur entourage, on enferme tous les autres, on les brime, on les soumet et je crois même qu'on y prend un malin plaisir. On sacrifie les belles années, les moments les plus précieux de l'existence de millions de jeunes gens qui n'ont, après tout, peut-être pas de temps à perdre avant leur futur cancer qui les emportera peut être bien plus cruellement et surtout bien avant leur 90 piges.

Ah ! je sais c'est politiquement pas correct ça, pas très humain même, moi qui m'en prévaut sans cesse, de l'humanité. Oui, mais je me revendique aussi du malthusianisme. Vous savez, cette théorie toute simple - je dirais palpable, évidente, criarde - que nous sommes bien trop nombreux à martyriser cette terre et que non seulement il faut se calmer un peu au plumard messieurs ! mais qu'il faudrait, mes anciens, commencer à penser à laisser la place... Dégager le plancher !

Je me souviens toujours et l'ai d'ailleurs peut-être déjà évoqué, d'un vieux copains de 79 ans ancien docteur, qui rependait l'idée qu'à partir de 80 balais il fallait laisser faire la nature. Dérembourser les médicaments...

J'avais applaudi debout sur ma chaise, jusqu'à ce que je réalise - assez rapidement car malgré mon âge avancé je reste encore vif - que nous allions ajouter dans une société déjà assez terrible pour le faible, une injustice de plus. Car il ne resterait plus chez les vieux croûtons que les plus fortunés - pouvant avaler des médocs grands crus - et donc les moins agréables et méritants. Ceux qui auraient les pépètes - et largement encore ! - pour s'incruster de diamants sur la terre tandis que les pauvres bougres ayant fait suer le burnous toute leur pauvre vie, ne connaîtraient jamais leur 81e printemps.

Or voici que tandis que la COVID ne touche qu'une frange extrême - et extrêmement âgée - de nos populations, l'état - mais cela se mesure à l'échelle du monde - engage des sommes faramineuses, paralyse l'économie et supprime toutes les libertés fondamentales de circuler librement, pour prolonger quelques milliers de vies pathétiques. Et même si l'on veut bien considérer les intérêts légitimes des vaccineurs américains, des fabricants de couches chinois et des actionnaires des maisons de retraite, n'y aurait-il pas un fond de maltraitance humaine dans tout ça ?

Bon, pour prolonger votre réflexion, je vous ai rajouté en bas de page, cette coupure du Journal des femmes. Pas du tout conspirationniste et qui a pris ces sources ... à Santé Publique France. Soit quasiment au gouvernement... Et si, malgré ce, vous pensez encore qu'il faut tous rester terrés, atterrés, tremblants, sans boire dans les cafés et même éviter de respirer, d'embrasser les enfants et de rendre une visite affectueuse aux personnes âgées, alors vous êtes parfait dans cette société. Et vous pouvez bêler, paître et vous repaître dans votre jardin...

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