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Billet de blog 28 novembre 2021

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LE DOIGT D'HONNEUR DES ANGLAIS

Il ne fallait pas être grand vizir, ni fin diplomate pour imaginer que le Brexit allait produire de l'électricité entre les deux riverains de la Manche -dommage qu'elle ne stocke pas !-. Mais il faut aussi admettre que l'on n'osait espérer que cela aille si mal au bout de si peu de temps. Entre le poisson et les migrants, on n'est carrément plus très loin d'une bataille navale

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Alors j'sais pas vous, mais j'en ai plus qu'assez de ces Anglais ! Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je viens d'utiliser la formule qu'employait cette conne dans les spots radio publicitaires du gouvernement en faveur de la vaccination. C'était tellement lancinant et ulcérant, que j'ai failli en quitter France Culture - l'un de mes derniers refuges avant l'isolement total - d'autant que la formule en question était suivie par ce jugement péremptoire : "Non, mais franchement, comment peut-on ne pas vouloir se faire vacciner de nos jours ? " Non mais franchement, bande d'arriérés...

Et dans cette société formatée, la haine de l'Anglais qui ne veut pas de l'Europe est pareillement attisée par les médias d'État au même titre que la trouille panique du virus.

Car c'était bien entendu une antiphrase. Je n'ai rien contre les Anglais et je les trouve à bien des égards plus élégants, fraternels et cultivés que les nôtres. Certes lorsque je m'occupais des affaires de rugby, j'avais du mal à supporter leur légendaire arrogance qui les autorisait trop souvent à nous battre, y compris avec la complicité plus ou moins indécente de Monsieur l'arbitre. Je goûtais peu aussi leur façon de nous réduire à l'état de batraciens. Je me souviens enfin avoir été humilié par une caissière de drugstore et un portier d'hôtel qui feignirent de ne rien comprendre à mon charabia alors que je déployais des trésors d'application pour demander dix timbres à l'une et l'endroit où l'on pouvait boire un vrai café à l'autre. Mais bon les faits sont prescrits et il n'y avait rien de sexuel dans ces mauvaises manières.

J'aime les Anglais plus que jamais parce qu'ils emmerdent dans les grandes largeurs l'Europportuniste Saint-Emmanuel-les-mains-jointes qui sous prétexte qu'il vit lui aussi avec une sorte de Reine-mémère, voudrait imposer sa loi par delà la Manche. Et pourquoi pas l'Atlantique tant qu'il y est ! Tiens, cela me refait penser à cette histoire que j'ai lue ce matin à propos des rapports maritimes entre nos deux pays. Lorsqu'ils se rencontraient pour quelques épreuves de tir-à-l'arc sur les champs de bataille de la guerre de Cent ans, les Anglais nous filaient la pâté comme au rugby. Et comme ils en avaient marre de se faire transpercer par des archers plus adroits, les fantassins français coupaient l'index des britishs qu'ils capturaient. Du coup lorsque ces derniers montaient au front pour attaquer les Français, les rescapés tendaient leur majeur pour montrer qu'ils avaient bien le doigt qui allait lâcher la flèche vers eux...

Donc c'est à peu près dans ce climat-là que les ultra-libéraux des deux camps, le blond hirsute et le petit banquier jésuite, s'invectivent et se menacent par-dessus le Channel en laissant couler des migrants à tire-larigot. C'est pas tant que ça les dérange que des malheureux perdent la vie dans l'espoir de l'améliorer. C'est surtout qu'ils trouvent qu'à Douvres aussi bien qu'à Calais, ça fait sale !

Et puis, y a les pêcheurs qui se font face et sont aussi prêts à prendre les armes pour défendre leurs territoires de destruction de la faune maritime. Pourtant là je crois percevoir une possibilité de compromis. Parfois c'est sur des points de détail que l'on parvient à éviter les drames. Voici l'affaire telle que la conte Courrier International - ça c'est de la référence, presque aussi fiable que fessbouc ! - .

Des scientifiques britanniques, à la demande du gouvernement de sa très impotente majesté, ont étudié le comportement des crustacés au moment fatidique de la cuisson.

Certes on ne les entend pas crier car il y a souvent du vacarme en cuisine, mais homard, langouste, langoustine, crabe des neiges et tourteau - pour n'évoquer que les Big Five de l'Océan - souffriraient atrocement au moment de passer à la casserole.

Ces courageux chercheurs qui s'attaquent enfin aux vrais racines du mal de notre siècle relèvent : " Les recherches montrent que les crustacés décapodes possèdent des récepteurs opioïdes et réagissent aux analgésiques opioïdes de la même manière que les vertébrés, ce qui indique clairement qu’ils ressentent la douleur "

Cela a tant ému les ministres et le parlement du Royaume Uni qu'il est fortement question d'agir pour le bien être du crustacé. Certains préconisent des séances d'hypnose avant la cuisson - Jean-Jacques je t'ai trouvé un travail passionnant à London ! - mais d'autres prônent radicalement l'interdiction de cuisiner ces espèces.

Eh ben voilà ! On la tient la solution. Je sens que, outre l’Économie, je pourrais endosser la responsabilité de la Mer au gouvernement - Jeannot, si tu veux mon 06 ! -. Parce que donc, nous allons proposer aux englishs de prendre tous les merlans et les bulots qu'ils veulent et de nous laisser tous les homards et le reste de la famille, vu que chez eux c'est mal vu et même bientôt interdit. Tandis que nous, les animalistes, les woke est tous les fondus réunis, sont trop occupés à réunir 500 signatures.  

Voici comment la science conduite par quelques bonnes têtes d’œuf, peut résoudre des équation diplomatique et  même sauver la poissonnerie !

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