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Billet de blog 15 mai 2018

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Edulcorer l’horreur, n’efface pas les taches de sang

Affrontements, escalade de la violence, riposte musclée, pays souverain, droit à défendre ses frontières : beaucoup de contorsions langagières pour ne pas dire l’horreur d’une armée tirant sur des manifestants. Un massacre, comme à Sharpeville, comme à Soweto. Le comptage des morts ne détermine pas la douleur d’un peuple et la profondeur des blessures qui ne se refermeront jamais.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ce qui vient de se passer à Gaza ne pouvait pas rester sans riposte de la part du gouvernement sud-africain et le rappel immédiat de son ambassadeur montre à quel point le traumatisme que fut le système d’apartheid reste profondément inscrit dans la mémoire collective.

Dans la déclaration on peut lire « Les victimes participaient à une manifestation pacifique contre l’inauguration provocatrice de l’ambassade des USA à Jérusalem… Etant donné l’attaque aveugle et grave des Israéliens, le gouvernement sud-africain a pris la décision de rappeler immédiatement son ambassadeur, Sisa Ngombane, jusqu’à nouvel ordre… Comme nous l’avons déjà dit à plusieurs occasions, l’Afrique du Sud maintient que les forces armées israéliennes doivent se retirer de la bande de Gaza et mettre un terme à leurs incursions violentes sur les territoires palestiniens ».

La violence pour répondre à l’injustice est une impasse que les Sud-africains ont payée de leur sang ; l’aveuglement et/ou la complicité des pays occidentaux ont eu pour résultat de prolonger une situation d’injustice et de terreur. S’il faut se garder de faire une comparaison hâtive, il faut bien constater que tôt ou tard, le droit et la justice finissent par triompher et qu’il faut s’asseoir à la table des négociations pour régler des conflits que des actes de violence ne font qu’envenimer. Il n’y a pas de peuple élu, de peuple supérieur à un autre, cette croyance ne fait qu’attiser la haine et provoquer la mort d’innocents.

L’apartheid était un crime contre l’humanité. Quelle définition, la communauté internationale donne-t-elle de ce qui se passe à Gaza aujourd’hui, des souffrances du peuple palestinien privé de sa terre, privé de ses droits depuis 70 ans ?

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