Contrat social, comment sortir de la cage ?

Les animaux élevés en captivité sont en général inaptes à survivre s’ils sont soudainement remis en « liberté ». À la réflexion, serions-nous – en tant qu’humains élevés en environnement conditionné – dans une situation similaire, et si cet environnement venait à s’effondrer, comment pourrions-nous survivre ? Comment nous y préparer ?

Après des milliers d’années d’adaptation à la vie dite sauvage, les humains sont entrés très récemment – à l’échelle de l’histoire de leur espèce – dans une condition très particulière dite de civilisation, où les comportements élémentaires de survie ont perdu de leur importance.

L’image qui est donnée d’êtres en captivité, sorte de ménagerie animalière, peut apparaître choquante à priori. Mais est-elle si éloignée de la réalité ?

En captivité, les animaux sont nourris à heure régulière, sans avoir à chercher leur nourriture. Ils reçoivent des soins en cas de besoin, sont en sécurité sans avoir à guetter les prédateurs. Ils ont à subir les décisions qui les concernent, sans avoir la possibilité d’initiatives. Ils sont plutôt isolés, pas forcément seuls, mais à l’écart de leurs congénères en nombre aussi bien que d’autres espèces.

À y réfléchir, la condition de nombreux humains dans la vie « moderne » n’est-elle pas un peu comparable ?

- Les premiers barreaux de leur cage tiennent peut-être à leur spécialisation. Les individus sont séparés les uns des autres en fonction de la catégorie à laquelle ils appartiennent. Ils n’ont ni le besoin ni l’usage de toutes les aptitudes que l’évolution leur a laissée en héritage, mais ils ont développé à un niveau élevé des compétences particulières qui en font des acteurs dans leur domaine de spécialisation, typiquement, leur métier.

- leur place dans la société est assignée en fonction de leur rôle, de leur position dans une hiérarchie pyramidale, de leur âge, de leur condition physique, de leur conformité à des critères d’évaluation, l’ensemble de ces éléments qui leur confèrent un statut social.

- Ils ont la sécurité alimentaire et sanitaire tant qu’ils séjournent dans la bonne cage, tant qu’ils sont jugés utiles, tant qu’ils ne s’attaquent pas au matériel et à leurs « soigneurs ». En somme, tant qu’ils manifestent le respect des règles. Ils ont alors des papiers, un contrat de travail, une patente, des titres de propriété, un compte en banque, tout un tas d’éléments non matériels mais qui définissent leurs conditions d’existence : ils sont en quelque sorte « bagués » - ou de nos jours « pucés ».

Tout cet assemblage de positions, de titres et de fonctions est géré par une sorte de convention, un contrat social, dont la fonction est au départ de promouvoir l’intérêt général au bénéfice de la société toute entière. Tout un édifice devenu très étendu avec ses constituants très imbriqués, fragile aussi et plutôt imprévisible comme tout système dont la complexité finit par dépasser l’entendement.

Ce système est interconnecté de toutes part par des chaînes qui en activent le fonctionnement comme un système nerveux, comme les neurones de notre cerveau. Chaque maillon ne voit guère plus loin que celui qui le précède et celui qui le suit, et la tendance est peut-être d’oublier qu’une chaîne ne peut être plus solide que le maillon le plus faible.

Ce tissu de relations que l’on tient pour une civilisation peut donner un sentiment de permanence, de robustesse, avec des racines qui plongent loin dans le temps passé, avec son histoire qui a connu et surmonté tant d’épreuves. Mais c’est un édifice instable, comme tous les écosystèmes qui, de nos jours, sont perturbés. On peut toujours entrevoir la nécessité sociale dans sa raison d’être, le besoin de cohésion dans ses mécanismes de défense, les risques de rupture dans ses dérives qui deviennent manifestes. Comment s’y retrouver ?

La raison d’être

Les sociétés humaines conservent sous une forme élaborée les comportements éthologiques hérités des premiers hominidés. Leur survie a nécessité la coopération, la régulation de la violence interne au groupe, sa légitimation lorsqu’elle se tourne vers l’extérieur, l’instauration de règles. L’obsession de la nourriture et la légitimation par le groupe de cette violence collective se retrouve jusque dans la Marseillaise : « Qu’un sang impur abreuve nos sillons ».

La limitation de la violence interne par une administration adéquate suppose que l’individu trouve toutefois un minimum de garanties pour ses intérêts propres, et des repères d’équité lui permettant d’accepter sa condition.

Gérer l’injustice

Pour autant, la situation de tous les individus est assez disparate. Si, dans une optique Rousseauiste chacun remet librement sa liberté entre les mains d’une entité républicaine au nom de l’intérêt général, il est évident que certains restent plus aliénés que d’autres par ce contrat social.

La disparité des conditions d’existence au sein de la société est largement suffisante pour en faire éclater les structures, qu’il s’agisse de la place de la femme, du droit des minorités, des classes sociales... Elle semble se maintenir toutefois tant bien que mal – on l’observe – par différents mécanismes dont il ne faudrait pas surestimer la puissance.

Le maintien du « système » repose sur les avantages qu’il est censé procurer et que l’on ne veut pas perdre. Il n’est que de constater le prix que la société accepte de payer pour des sécurités particulières : la propriété, la santé, la protection, et jusqu’à la promesse d’une vie dans l’au-delà, ce qui confère un statut de premier ordre au notaire, au médecin, au militaire, au prêtre. On remarque au passage que le paysan à l’origine de notre subsistance alimentaire n’est pas particulièrement bien traité, probablement du fait que son activité n’est pas optionnelle.

La pérennité du contrat social serait donc en grande partie fondé sur la crainte de perdre ses avantages, mais elle serait aussi due à la crainte de le voire disparaître en tant que tel, comme d’autres civilisations, petites ou grandes, qui à un moment et dans des circonstances particulières se sont effondrées. Conjurer ce risque ce serait d’abord laisser les choses en l’état, les préserver du changement. En son temps, Michel de Montaigne mettait en garde contre le changement, la « nouvelleté » : « Je suis desgousté de la nouvelleté, quelque visage qu'elle porte, et ay raison, car j'en ay veu des effets tres-dommageables ».

Le changement a ses verrous qui fonctionnent comme s’ils portaient une vérité transcendante : au nom de la tradition, des usages, de la sagesse des anciens, des écrits à caractère religieux - en particulier pour ce qui est de la condition féminine - des pratiques normalisées par des textes, du « cela ne s’est jamais vu » et du « sinon, ce serait la révolution ». Il y a un nom qui convient pour tout cela : conservatisme.

Chaque chose à sa place donc, et les citoyens seront bien gardés.

La contestation du contrat social

Rousseau avait attribué la souveraineté à un peuple détendeur en quelque sorte des libertés qu’il aliène librement à l’avantage du bien commun. Encore eut-il fallu que LE peuple fut UN. Ce ne fut jamais le cas. La société est restée hiérarchisée, comme un paysage étagé en terrasses de différents niveaux. À chacun d’eux se trouvait une tranche de société baignant dans les repères qui lui étaient propres. Chaque catégorie dans sa cage, pour reprendre l’image de départ. Pour que cet état de fait tienne dans le temps, les degrés de liberté étaient limités par nécessité. Les inégalités étaient traitées d’en haut, et la raison du plus fort pouvait s’appliquer, d’autant qu’un principe énoncé avec à l’appui d’une parole biblique – issue d’un référentiel largement partagé - ne pouvait guère soulever d’opposition.

Les écrits étaient soumis à la censure, les regroupements à même de faire émerger le point de vue du peuple étaient craints au point d’être proscrits, et il aura fallu attendre les lois de 1901 pour que le droit d’association soit reconnu.

Par ailleurs l’instruction était réduite au juste nécessaire, et pour la plupart des gens, les soucis quotidiens l’emportaient largement sur le besoin de s’exprimer.

N’en déplaise à Rousseau, la société des siècles passés ne ressemblait pas tant à la république qu’il appelait de ses vœux qu’à la société d’esclavage qu’il décrivait de la sorte : « Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit, que j’observerai tant qu’il me plaira, et que tu observeras tant qu’il me plaira1».

Et maintenant, ils pensent !

Le 20° siècle a apporté quatre choses essentielles : un brassage de cultures, une élévation de l’instruction, un plus grand confort qui a généré du temps de pensée, une communication entre les individus encore inégalée. Les habitants sont fondés à revendiquer en plus des conditions vitales d’être nourris, protégés, et soignés, celle d’atteindre par des études un niveau supérieur de connaissances, leur permettant de participer aux décisions et de prendre part à la vie sociale.

Le défi serait donc d’atteindre - pour la première fois sans doute - un fonctionnement que l’on pourrait véritablement qualifier de démocratique. Il faudrait malgré tout surmonter sur une complication majeure qui tient au fait que les repères qui avaient un effet transcendant sur l’acceptation du sort de chacun se sont affaiblis. La raison l’emporte sur la croyance, les droits individuels sur l’avantage collectif, l’objection sur le devoir, l’examen préalable sur l’obéissance… Il y aurait un nom à mettre éventuellement sur tout cela : « modernité ». Mais c’est un terme qui a perdu de son aura, le nom d’un train qui ne prendra pas le bon aiguillage.

Par ailleurs, le peuple est comme une famille recomposée, et si ses racines culturelles plongent toujours loin dans le passé, elles ne plongent pas dans les mêmes territoires.

Le navire prend l’eau, et les choix à faire gagnent les esprits. Va-t-on partir à la nage ou passer sur une autre embarcation ? Un clivage se forme entre les tenants d’une capacité d’innovation à même de concevoir les bases d’un nouveau contrat social encore largement à inventer, et ceux qui, dans une démarche de nature religieuse ou identitaire - mais qui pourrait n’être au départ que le désir d’intégrer un mode de vie sociale - souscrivent d’emblée à un nouveau pacte « prêt à l’emploi ». Ils rejoindront un contexte à l’épreuve du temps, écrit dans un Livre, justifiant l’aliénation de leur propre liberté – et par la suite de celle des autres - et même de leurs habitudes vestimentaires, alimentaires et de leur mode de vie, et tenteront de le faire fonctionner dans un monde pour lequel il n’a pas été pensé.

L’esclavage des pays démocratiques

Je vis dans un pays libre. La preuve : je peux écrire des pages et des pages de réflexions diverses et critiques sans craindre de me retrouver réduit au silence comme ce serait le cas dans nombre de pays que vous connaissez. Pourtant, mes chemins sont tracés et ma liberté est fortement encadrée.

Je vis dans un pays dit démocratique. La preuve, de temps à autre, comme électeur inscrit, j’exprime mes suffrages lors des consultations. Pourtant, ma participation aux décisions reste pratiquement illusoire.

Le contrat social est posé comme postulat. Ses composantes historiques, culturelles et idéologiques ont été enregistrées dans la documentation qui sert de référence à une administration qui n’a eu de cesse que de se complexifier. L’idée de l’Europe en a tiré les bords de façon à l’étendre et à l’homogénéiser sur un territoire qui dépasse largement les frontières. Les lois et règlements, les normes et les recommandations, les pratiques commerciales et financières ont tissé un réseau de liens qui n’est plus à la portée du citoyen, et pas forcément abordable non plus par les élus chargés de les représenter. L’administration est devenue affaire de spécialistes. C’est en haut de la pyramide que les décisions se prennent, là où se fréquentent élus, hauts fonctionnaires et lobbyistes des grandes puissances financières et industrielles. Le citoyen fait-il encore partie du tableau ?

Largement dépossédé de ses pouvoirs d’appréciation et de décision, il restait au citoyen la possibilité d’asseoir son statut sur son utilité sociale, sa fonction, la mission qu’il s’est donnée. Dans l’état actuel des choses, il ne peut toutefois s’inscrire que dans les objectifs d’un système de production qui s’est emballé au point de produire par des dispositifs automatisés de fabrication aussi bien que de traitement de l’information, les moyens de sa production. Le tout est évalué par des mesures comptables qui déterminent un taux de croissance qui n’a d’intérêt que si l’on sait bien à quoi il est dû et à qui il profite, certainement pas à toutes les personnes qui ne trouvent plus leur place et se retrouvent comme en surnombre par rapport aux besoins, exclues.

Le droit d’insertion dans la société est étroitement lié à un sauf-conduit, un « emploi » ou autre sésame qui leur permet de prétendre à une utilité sociale. Ils peuvent aussi détenir un patrimoine, un capital, et dans ce cas, c’est ce placement lui-même plutôt que leurs œuvres qui leur ouvre les droits à un certain confort, voire à un confort certain.

Le fossé se creuse entre ceux qui augmentent leur patrimoine et en même temps leurs revenus, et la masse de tous ceux à qui l’on demande de se contenter de peu – pour maintenir la compétitivité – mais à qui l’on crée des besoins et l’on demande de dépenser beaucoup – pour maintenir la croissance. Il est facile de comprendre que ce système est en perte d’équilibre.

Jusqu’ici, la crainte de l’exclusion a rendu les gens flexibles et fatalement maniables. Trouver à s’insérer, c’est aussi trouver un maître, et dans des conditions qui cadrent avec ce que rousseau avait vu comme la condition d’esclavage : « Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit, que j’observerai tant qu’il me plaira, et que tu observeras tant qu’il me plaira».

Les transferts sociaux ont arrondi les angles, mais toutes les mesures de sauvegarde atteignent leurs limites, et l’édifice vacillant dont on sent bien la fragilité commence à pencher dangereusement. La mise en place à la hâte de quelques étais ne retarderont pas beaucoup l’issue que l’on peut prévoir.

Quitter la cage

Vue d’en haut, la marche de la société est évaluée de manière globale, l’individu n’est plus vu en tant que tel (sauf peut-être avec un gilet jaune ?). Quand son droit à exister est supplantée par l’utilité qu’il présente dans la marche du système, il y a un grave problème social. Pour reprendre l’image de la ménagerie, le lien est rompu entre « soigneurs » et une part des habitants qui deviennent en quelque sorte une population superflue. Vont-ils errer de guichet en guichet, de pays en pays en quête de reconnaissance, à la recherche d’une place qui leur paraîtra légitime ?

La « cage » qui tient à leur spécialisation leur a permis de vivre d’une façon particulière qui s’écarte de la vie naturelle, avec des routines, la mise en pratique d’un savoir-faire où la profession tient une place importante, et toutes les actions qui permettent de rester connecté au système en place : état civil et listes électorales, formulaires à remplir, revenus à déclarer, aides à solliciter, paiements du loyer, des crédits, assurances, attestations de résidence, certificats de mise aux normes, inscriptions diverses et variées, activités en ligne...

La vie quotidienne repose de ce fait sur deux pôles formant un minimum qui peut à la limite être suffisant : le métier et la gestion des données qui relient le citoyen au système. En dehors de cela, il a ses loisirs, son hobby, ses activités bénévoles, ses compétences annexes qu’il gardera la plupart du temps pour lui seul.

Le résultat a quelque chose de paradoxal dans la mesure où dans son ensemble, une population éduquée et laborieuse se montre d’une performance stupéfiante en termes de réussites technologiques, scientifiques, artistiques, tout en étant formée d’êtres à la fois limités et exigeants, qui ne sont plus à même d’assurer leur survie par eux-mêmes.

La survie n’est d’ailleurs plus la préoccupation essentielle pour la plus grande part de la population - d’où peut-être une certaine désinvolture envers l’état de la planète nourricière. L’exploit, l’aboutissement d’un projet particulier, la place sur un podium, la position sociale ont bien souvent pris le pas sur les nécessités vitales considérées un peu vite comme acquises.

Les performances de l’agriculture mécanisée ont d’ailleurs fait que la part des gens travaillant effectivement à la production alimentaire a été considérablement réduite en quelques décennies.

Les activités fondamentales sont pourtant restées les mêmes depuis la nuit des temps : nourrir, abriter, protéger, soigner, instruire. C’est dans ces secteurs que résident les aptitudes à la survie. Force est de constater que beaucoup d’activités humaines se situent en dehors, qu’elles soient utiles, optionnelles, voire néfastes. Elles ne doivent cependant leur pérennité qu’à leur insertion dans le maillage des activités économiques tel qu’il existe. Elles seraient les premières à disparaître quand les premiers craquements se feront sentir.

Pour se préparer à sortir de la cage, la direction à prendre serait peut-être de renforcer les aptitudes indispensables à la vie naturelle. Sans vouloir s’ancrer dans une existence survivaliste, il est logique sur un navire en détresse, de compter sur la présence de canots de sauvetage.

Un besoin d’éthique

Ne nous y trompons pas, l’accès aux canots de sauvetage est généralement conflictuel. Les situations d’urgence sont rarement pacifiques. En cas d’effondrement du système économique, la survie ne tiendra sans doute pas tant aux denrées alimentaires qu’à la capacité à gérer la crise sur le plan humain.

Le problème est d’autant plus délicat que nos mentalités ont été pétries d’une logique de rivalité, de réflexes d’accaparement que l’on observe dès que la disponibilité d’une ressource vient à faiblir. De fait, nos mentalités sont hostiles au partage. Pour garantir les profits, de multiples procédures de confiscation ont été mises en place : exclusivité de procédés, secrets, brevets, licences limitées, marchés protégés… Et pour faire marcher la consommation, il était utile de laisser planer une atmosphère de pénurie.

Il faut à présent se repositionner consciemment. À un sentiment de pénurie dans un contexte d’abondance, il faut substituer une idée d’abondance dans un contexte de rareté. Cela suppose essentiellement de dominer la peur. Car la terre a encore la capacité de nourrir tous ses habitants pourvu que ceux-ci fassent preuve d’intelligence et de coopération.

La coopération à la recherche de l’intérêt général, c’est précisément la base d’un contrat social à l’épreuve du feu. À l’épreuve de la noblesse de l’esprit humain surtout. Car ne doutons pas que dans des circonstances d’effondrement, il soit mis à rude épreuve.

Affronter des épreuves, prendre des risques, aller même jusqu’au sacrifice, les humains l’ont toujours fait en période de guerre. Ils l’ont souvent fait sous contrainte, sans exercer de choix personnel, pour obéir aux ordres, avec face à soi un ennemi à abattre et en tête l’idée d’une victoire, et derrière soi, tout un arsenal technique conçu pour détruire.

Pour survivre à une période d’effondrement, il faudra livrer un autre combat. Bannir le chacun-pour-soi ne requiert rien de moins – n’ayons pas peur des mots - qu’une élévation de nature spirituelle. Une station qui permet de distinguer l’essentiel du futile et de l’accessoire, d’éteindre l’envie, de laisser l’égo de côté, de dominer l’angoisse, de prendre patience, d’accorder de la confiance, et de mettre toute son intelligence au service d’une efficacité raisonnée.

L’essence qui fonde les droits humains « les humains naissent libres et égaux », la devise de la République « liberté, égalité, fraternité » n’ont été jusqu’ici que des incantations. Ces idées représentent néanmoins un idéal, et s’approcher d’un idéal, c’est aussi ce qui peut rendre heureux, même dans un contexte d’existence difficile, c’est le paradoxe qui reste à découvrir.

1Rousseau du contrat social – chapitre IV de l’esclavage – Notons que cette citation s’applique parfaitement de nos jours chaque fois que vous devez cocher votre acceptation des conditions générales sur les pages de l’Internet

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