Aux enfants d'Outreau

Merci Chérif ! Merci Dimitri ! Merci Jonathan !Le film de Serge garde, une décennie après les faits, envoie en pleine figure des spectateurs des faits pourtant connus, mais qui ont été curieusement négligés ou minimisés. Beaucoup de leurs commentaires, sur la page Facebook du film, mais aussi dans la presse en ligne au bas d'articles souvent partisans et assassins,  saluent et remercient Serge Garde pour son film très utile à la cause des enfants. Je m'y associe. Je pense qu'il faut aussi remercier toutes les personnes qui ont bien voulu offrir leur témoignage : sans eux, le film n'existerait pas. Il faut pour nombre d'entre eux un certain courage pour se lever comme ils l'ont fait à l'encontre d'un mythe qui ne laisse pas l'opinion publique indifférente au point de susciter – on l'a vu – des réactions agressives.Je pense tout particulièrement à Chérif et Dimitri qui apparaissent dans le film - et avec quelle force ! Pour eux mais aussi pour leur frère Jonathan,  c'est d'une certaine façon l'épreuve d'une nouvelle comparution. Leur légitime désir n'est-il pas d'avoir la possibilité de vivre en paix en dans un sentiment de sécurité ?

Merci Chérif ! Merci Dimitri ! Merci Jonathan !

Le film de Serge garde, une décennie après les faits, envoie en pleine figure des spectateurs des faits pourtant connus, mais qui ont été curieusement négligés ou minimisés. Beaucoup de leurs commentaires, sur la page Facebook du film, mais aussi dans la presse en ligne au bas d'articles souvent partisans et assassins,  saluent et remercient Serge Garde pour son film très utile à la cause des enfants. Je m'y associe. Je pense qu'il faut aussi remercier toutes les personnes qui ont bien voulu offrir leur témoignage : sans eux, le film n'existerait pas. Il faut pour nombre d'entre eux un certain courage pour se lever comme ils l'ont fait à l'encontre d'un mythe qui ne laisse pas l'opinion publique indifférente au point de susciter – on l'a vu – des réactions agressives.

Je pense tout particulièrement à Chérif et Dimitri qui apparaissent dans le film - et avec quelle force ! Pour eux mais aussi pour leur frère Jonathan,  c'est d'une certaine façon l'épreuve d'une nouvelle comparution. Leur légitime désir n'est-il pas d'avoir la possibilité de vivre en paix en dans un sentiment de sécurité ?

Pourtant toute apparition, toute citation publique même, surtout dans le sujet qui rappelle tant d'horreurs, leur demande un effort particulièrement important, et leur apporte toujours de nouvelles et durables souffrances. Chaque regard sur leurs vies est pour eux une flèche enflammée. Sachons-le et regardons cela avec respect.

Je sais que Chérif a en lui le sens du devoir et l'envie de faire quelque chose d'utile pour les enfants, les enfants victimes. Il me l'a fait savoir et m'a autorisé à le dire.

Il nous faut donc voir à quel point ses efforts, dans les conditions d'existence qui sont les siennes et qu'il nous a fait découvrir dans son livre « je suis debout » méritent notre immense reconnaissance.

Ma pensée va également à ses deux frères que je ne veux pas considérer à part.

Merci donc pour ce que vous avez bien voulu, au nom de toutes les victimes à qui cela servira !

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