La grande illusion... après ce ne sera...

Tout ce qui pense ou croit penser y va de son appel, de sa déclaration, de son manifeste, de ses propositions, de ses thèses...de

Les uns techno-économiques, d'autres sur le mode de l'indignation vertueuse et solidaire et l'appel aux riches à fendre l'armure... d'argent, d'autres sur des envolées lyrico-mystiques sensées dépasser les clivages bassement politiques pardon politiciens...

Parce que serait politicien de présenter une base programmatique concrète même minimale... serait politicien de se demander avec qui le faire... serait politicien de se demander comment s'y prendre.

Tout le monde s'accorde pour dire que rien ne sera plus comme avant, ce qui est soit une banalité, soit un trompe-l'œil ou couillon, comme on veut.

Déjà on nous dit ici alors qu'il va y avoir une marée de chômeurs que ceux qui travaillent vont devoir travailler plus, ce qui est pour le moins paradoxal ou frauduleux.

On nous laisse entendre aussi qu'il va falloir "faire des efforts" sous entendu sur le niveau des salaires, pensions et à tous les coups dans les investissements dans les services publics pour éviter le décrochage de "compétitivité", alors qu'on déverse des milliards dans les banques et les entreprises y compris celles qui servent des dividendes.

Enfin les mesures autoritaires décrétées pour "l'état d'urgence sanitaire" ont toutes les chances pour l'essentiel de perdurer pour encadrer plus étroitement nos vies, nos pensées et nos protestations.

Mais tout le monde y va de son "utopie" avec un bémol, un point aveugle, un tabou :

Le "comment on va s'y prendre" pour l'imposer car

les premiers à dire que rien ne sera plus comme avant sont ceux qui, comme dit l'aristocrate du Guépard, je crois, disent qu'il faut que tout change pour que rien ne change.

que ceux-ci ont en main le bâton, les finances et les LBD.

qu'ils n'ont aucune intention de nous laisser commencer le tout petit début d'un commencement de nos utopies qu'elles soient mystiques, économiques ou écolo-sociétales.

et que leurs institutions feront tout et réussiront en l'état à tout faire pour que nul n'y soit élu à majorité pour entamer quoi que ce soit en notre sens.

Que donc il va bien falloir y aller du "comment l'imposer".

Mais ça c'est le tabou.

Ou la grande trouille de nos "bien-pensant" à nous ?

Alors tout va changer pour que rien ne change...

 

 

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