à l'algéroise... ici aussi

La colère qui vient…

Et si les gilets jaunes n’étaient que l’annonce ?

L’époque est aux grands mouvements populaires unanimes comme l’ont montré les printemps arabes, l’Algérie aujourd’hui… d'autres viendront...

Demain la France ?

Tous les ingrédients y sont.

Les vieux corps politiques sont en déshérence, explosés et démonétisés à un point rare. Aussi bien le naufrage du parti dit socialiste en fait libéralisé jusqu’à l’os, hier encore maître de quasiment tous les niveaux institutionnels, que l’affaissement de la droite menée par un histrion aux pantomimes pitoyables après avoir suivi un tartuffe pitoyablement démasqué,

La tétanie de syndicats dont les uns disputent la ongueur de la chaîne et les autres miment la radicalité en épuisant leurs troupes, tous ridiculisés en quelques samedis par l’irruption rageuse et insolente des gilets sortis de nulle part,

La furie des retraités, troupes nombreuses sur lesquelles il faut compter qu’espérait tondre le pouvoir en baissant leur retraitye d’un coup puis à petit feu, et qu’on admoneste parce qu’ils ne voudraient pas faire un effort,

Le mépris des défavorisés jeunes ou travailleurs à qui l’ont restreint les indemnités en cas de licenciement, pique 5 euros sur leur aide au logement, enjoint de traverser la rue pour enfin bosser, tout en faisant le cadeau aux nantis insolemment plus nantis chaque jour de l’exonération de l’ISF, puis de la transformation du Cice en exonération...

Tout un peuple qu’un jeune banquier aux dents longues, sourire colgate et pseudo modernisme sur fond de vieil autoritarisme, mépris de classe et inconscience de jeune riche des dures réalités de la vie courante….

Et cette vieille rancœur d’un non référendaire unanimement bafoué par les élites gauche et droite réunies sous Sarkozy…

Puis, conjoncturellement, cette fumisterie qui n'enfume que le pouvoir, de grand débat qui de grand se transforme en long et de débat en monologue… et qui ne donnera sans doute rien qui ne soit la poursuite et l’approfondissement de la politique mise en cause par la révolte jaune… dont le pouvoir annonce la fin métronomiquement semaine après semaine...

Tout y est pour que déferle dans les mois proches, une grande et unanime indignation, ici aussi, sur les places, dans les rues, pacifique et radicale, à l’algéroise…

 

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