La tentation homophobe

Je me suis souvent entendu dire que la question LGBT était en voie d'être dépassée, que nous étions dans une période post homosexuelle comme nous serions dans une période post féministe.

Et pourtant.

Déjà l'acharnement des ultra au front bas et à l'eau bénite haineuse qui ont encore montré à travers les prolégomènes du vrai faux grand débat, qu'ils ne renoncent pas à relancer une croisade phobique si l'occasion s'en présentait (alors que les mêmes ont tu benoitement, si j'ose dire, les exactions de leurs prêtres envers les jeunes et les enfants). La poutre et la paille...

Ensuite les premiers actes de Bolsonaro au Brésil qui n'a pas manqué de s'en prendre aux LGBT sur le thème du "les minorités ont vous tolère, alors fermez-là et ça suffit vos demandes de droits" qui, dangereusement, rejoignent un certain agacement mainstream ici envers cette question homosexuelle qui serait résolue et que donc ça suffirait les minorités auto centrées.

On pourrait en rajouter tant l'actualité jour après jour allonge la chronique de la terreur homophobe qui continue de régner sur le monde, qu'il s'agisse ici des agressions trop peu combattues trop peu jugées ou ailleurs de la peine de mort qui continue d'être en vigueur.

Il y a quelque chose d'hallucinant de se dire que le simple fait d'être L G B ou T suffit à faire de vous une sous humanité ou même un déchet d'humanité à éliminer, et que les autorités, groupes, associations qui de près ou de loin relayent cette horreur ont pignon sur rue ou impunité.

Il devrait être interdit aux religions de prôner en quoi que ce soit une stigmatisation envers les LGBT, dissous les groupes et associations qui prônent la discrimination dans le droit, pénalisées par de lourdes amendes les personnalités qui encourageraient ou pratiqueraient ces dérapages qui relèvent de crimes contre l'Humanité.

Alors quand ?

NB. Tiens, le grand ordonnateur des manifs pour tous et étouffeur de scandales d'agressions envers les jeunes et les enfants par son clergé est en passe d'être lavé de toute accusation par le tribunal de la république.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.