Ce n'est qu'un début...

Même si les concessions faites n'en sont que budgétaires et somme toute minimes, dont certaines sur le smic par des jeux d'écritures, pour la première fois une grande mobilisation a payé.

Car ça faisait un bail que cette politique, celle de Macron sous Hollande puis Macron bis sous Macron, et avant, n'avait pas été contrainte à opérer un recul fût-il en trompe l'œil.

Depuis des années nous suppliions le ciel des mouvements sociaux de nous accorder une victoire, un recul flagrant des pouvoirs, quelque chose qui ne soit pas la simple fierté d'avoir lutté.

Et ça, c'est fait. Ce ne sont pas les fameux corps intermédiaires, gangrenés par la veulerie, la bureaucratisation, l'adaptation aux systèmes (à ses prébendes) du coup la désaffection qui ont emporté cette victoire, tant pis et hélas.

Celle-ci vient de rappeler au désespoir ambiant que non seulement "les gens" pouvaient se révolter mais que ça pouvait payer.

Et il en va des victoires comme des défaites (et des emmerdes) elles volent en escadrilles.

En avant pour les prochaines puisque c'est possible.

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