L'ornière des anti... Ins... et autre gauche de la gauche...

 

Nous avançons à grands pas vers une des crises les plus terribles qu’ait connu les sociétés capitalistes. La mondialisation capitaliste a touché ses limites où l’interconnexion anarchique du monde, la destruction de « écosystèmes » humains, la division mondiale du travail et de la production, le développement exponentiel des inégalités, une aggravation sans doute inouïe de la pauvreté, des peuples profondément divisés, des états en guerre larvée, l’emprise tentaculaire de maffias… évolution déjà précédée de nombreuses révoltes populaires dans tous les espaces socio-culturels du monde, d’autres où elles grondent… tout annonce une période d’intense activité socio-politique sans commune mesure avec les précédentes.
L’heure n’est plus au repli sur son courant ni à la pusillanimité politique.
La gauche anti-système (pour ne pas s’enfermer dans un vocabulaire connoté) a vécu l’expérience du Front de gauche et du césarisme mélenchonien (dont il est vraisemblable qu’il est à épuisement), l’impasse est patente… ainsi que le dégénérescence du projet anticapitaliste du NPA qui n’en est plus que l’ombre numérique et organisationnellement à bout de souffle. L’écologie politique est en train de se muer en néo-social-démocratie derrière la candidature prévisible de Jadot marqué à la culotte par l’avatar repenti du social libéralisme et ce n’est pas le jeu de mot « fin du monde/fin du mois » qui va mettre le fer dans la seule vraie plaie : la destruction d’un mode de production oppresseur, accapareur et destructeur.

Le moment est (plus que jamais) venu qu’un carrefour de ces expériences d’échec de stratégies passagères, vienne à se constituer. D’autant que personne n’a eu raison, personne n’a rien prouvé, nul ne l’a emporté sur quiconque.
Alors sans se jeter des bilans à la figure ni des recettes qui n’ont guère convaincu, qu’on tente de tracer des pistes de regroupement ! des esquisses programmatiques simples, des propositions politiques sans tabou qui allient coordinations de luttes, actions électorales, formes d’auto-organisation… parce que les secousses à venir vont nécessiter une « offre » politique qui ne soit pas univoque, qui rassemble les diversités de parcours et d’expériences seules à même d’être à la fois à l’écoute et écoutables… plutôt que les dogmatiques ou les ambiguïtés politiciennes manipulatrices.

Pourquoi pas, sans se fixer sur les échéances ni se figer par les délimitations, préparer quelque chose comme des assises de la riposte ?

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