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Billet de blog 18 avril 2020

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Confinement et prison

Et si... on y réfléchissait

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Des millions de citoyens de ce pays se retrouvent confinés.

Et on entend la longue complainte des retenus chez eux, interdits de sortie, de vie collective, de nature... un peu d'eux-mêmes.

On mesure ce que c'est que d'être interdit de vie libre, de plein air, d'espace, de rue à arpenter, d'air à respirer...

De ne pouvoir aller résider en un lieu plus agréable,

de ne pouvoir rencontrer des amis, voisins choisis, parents... de ne pouvoir baigner dans une foule...

de ne pouvoir accompagner des anciens, des parents, un aïeul, une grand-mère qui s'en va...

un enfant à l'école...

on fait l'expérience de l'absolutisme d'un ordre qui nous est absolument imposé, même si nous y adhérons...

on vit quatre murs, ou huit, ou un peu plus...

et c'est déplaisant, quelque chose de nous-même y est amputé, s'étouffe, s'étiole...

une révolte impuissante, impossible grommelle quelque part en nous...

c'est pour notre bien... le bien commun.

Si seulement on pouvait mesurer par cette toute petite expérience, courte, relativement selon la condition sociale, confortable...

Ce que nos lois imposent, en pire, à celles et ceux emprisonné-es...

pour des mois, des années, des dizaines d'années...

l'amputation, l'étiolement, l'étouffement, la révolte impuissante,

est-ce ainsi que des humains doivent vivre ?

vraiment ?

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