Misérable littérature et Misère de la littérature

rentrée littéraire


Quand on voit que les deux « romans » qui vont « faire » la « rentrée dite littéraire » ne sont même pas des romans, et sont promis, avant même d’être diffusés, à des tirages somptueux autant que rémunérateurs… pour ne pas dire somptuaires...
Sont des écrits de « fils de » cocoonés dans le microcosme éditorial et salonnard de la dite vie parisienne, intellectuelle (sic)… depuis deux ou trois générations,
Mâles, blancs, hétérosexuels comme il est dans l’air du temps de le noter, après tout pourquoi pas, qui ont hérité un nom, une place et des relations dont ils usent sans vergogne pour exposer leurs petites plaies et banales cicatrices d’êtres martyrisés par la vie…
Hein ?
Que ces écrits sont des gratouillis de nombrils repus dont les principales préoccupations sont de savoir ce qu’ils ont contre contre leur papa, leur môman, leurs ex-, voire eux-mêmes, quoique, et scruter les épouvantables souffrances infinitésimalement intéressantes au regard du réel du monde, que tous ces monstres leurs ont occasionnées, car le monstre c’est quand même les autres…
Je veux dire Pôpa, Môma, les Ex… et un peu les amants de celles-ci (ah les femmes !),
Que tout ce que compte la dite intelligentsia littéraire et mondaine, car ils sont, presque tous, du même petit monde… bade et s’esbaudit et ratiocine à ces tout petits propos de confessionnal triste mâtiné de divan sans originalité.

On se dit que…
Qu’est-ce qu’on se dit d’ailleurs ?
Qu’y a-t-il à se dire ?
Mais pourquoi nous encombre-t-on la part disponible de cerveau déjà saturé du chaos du monde, à devoir penser quelque chose de ce néant et de ces nantis parasites ?
Au prétexte de quoi ?
Vous avez dit « littérature » ?
Allons !

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