Irradié par l’Armée française

Ce Site permet de suivre la chronologie et de consulter toutes les pièces de mon parcours du combattant contre l’Armée française qui m’a blessé lors des essais nucléaires. L’Armée ne veut pas reconnaître que lors de ses essais, effectués en temps de paix, elle a blessé de nombreux français, dont ses propres soldats !

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Ce Site permet de suivre la chronologie et de consulter toutes les pièces de mon parcours du combattant contre l’Armée française qui m’a blessé lors des essais nucléaires. L’Armée ne veut pas reconnaître que lors de ses essais, effectués en temps de paix, elle a blessé de nombreux français, dont ses propres soldats !

J’ai été irradié en 1966, à MURUROA, pendant mon Service Militaire.
Depuis plus de 10 ans, je me bats pour que l’Armée répare les préjudices qu’elle m’a causés.
J’ai d’abord découvert que les Tribunaux Militaires sont de véritables Tribunaux d’exception, indignes d’une Démocratie, puis est arrivée la loi MORIN.
En novembre 2010, j’ai donc fait une demande d’indemnisation auprès du CIVEN (Comité d’Indemnisation des Victimes des Essais Nucléaires français). Monsieur Gérard LONGUET, le Ministre de la Défense de l’époque, a rejeté ma demande en s’appuyant sur la recommandation du CIVEN qui prétendait que “le liposarcome, cancer du tissu conjonctif, ne figure pas dans la liste annexée au décret n° 2010-653 du 11 juin 2010”. J’ai déposé une plainte auprès du Tribunal Administratif de Versailles.

Le Ministère de la Défense, voyant à l’évidence qu’il allait perdre devant le Tribunal Administratif, puisque l’affection dont je suis atteint figure sur la liste des maladies radio-induites, a demandé au CIVEN de trouver un autre motif. Le CIVEN, pour rejeter ma demande, prétexte donc maintenant que "le risque attribuable aux essais dans la survenue de la maladie peut être considéré comme négligeable ". C’est le prétexte que le CIVEN avance pour rejeter la quasi totalité des demandes d’indemnisation. Pour cela, le Comité produit des relevés d’irradiation fournis par le Médecin en Chef Frédéric POIRRIER. Ce Médecin est un faussaire puisque les documents qu’il fournit ne correspondent pas à la contamination des lieux exacts où ont séjourné les irradiés ! C’est la raison pour laquelle, plusieurs Tribunaux Administratifs ont annulé la décision du Ministre de la Défense.

Depuis avril 2012, j’attends que le Tribunal Administratif de Versailles fixe la date de l’audience. Ce Tribunal ne jugera pas le délit de faux en écriture publique commis par Madame Marie-Eve AUBIN, la Présidente du CIVEN. Ne voulant pas que ce très grave délit reste impuni, le 4 octobre 2013, j’ai porté plainte au pénal contre Madame AUBIN. J’espère que les Associations de défense des victimes irradiées vont se porter partie civile.

Cette situation convient à Monsieur Jean-Yves LE DRIAN, l’actuel Ministre de la Défense, puisque, le 29 août 2013, il a reconduit, pour 3 ans, Madame Marie-Eve AUBIN à la Présidence du CIVEN. Lors de la quatrième réunion de la Commission consultative de suivi des conséquences des essais nucléaires, le 9 octobre 2013, le Ministre de la Défense a renouvelé sa confiance aux membres du CIVEN !

Jacques LECOQ

 

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