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Billet de blog 21 mai 2023

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Palestine, la dangereuse impasse

La question palestinienne au Proche-Orient est une crise tango à 2 : Israël et Palestine...

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

4 mai 2023

Palestine, la dangereuse impasse

La question palestinienne au Proche-Orient est une crise tango à 2 : Israël et Palestine.

J’ai choisi de qualifier la question palestinienne de « dangereuse impasse », car j’estime que le sort des Palestiniens est aujourd’hui dans une impasse qui s’est construite depuis plus de 75 ans ;

Impasse en dépit de multiples tentatives des Européens, et surtout de la France, voire des Américains.

Je considère que la question palestinienne n’est plus le seul enjeu du Proche-Orient, mais est devenue aussi un enjeu de la politique intérieure française.

Pour être plus direct et précis, la France a importé la crise israélo-palestinienne qui pèse désormais sur les enjeux de politique intérieure, c’est un sujet sensible.

Aussi je souhaite être le plus objectif possible et je tiens à souligner avec force deux principes dans cette crise :

  • Israël doit vivre en sécurité, les Israéliens vivent toujours dans la mémoire de Massada, ville juive assiégée et détruite par les Romains.
  • Les Palestiniens doivent aussi avoir leur place dans cette région porteuse de passions rivales.

Lorsqu’on met en perspective l’histoire de cette région, on ne vit pas dans un monde de raison, mais dans un monde de la foi, le monde des Dieux.

Tout est là, comme le dit Pierre Conesa dans son ouvrage « on ne discute pas avec Dieu. »

On ne discute pas avec Dieu, car chaque Dieu a sa vérité et la logique est simple, si mon Dieu est la vérité, sa vérité doit être imposée à l’autre, par la force au besoin.

Dans ce débat Jérusalem, où Al Qods est la ville convoitée par tous, c’est la ville « paratonnerre » qui attire sur elle toutes les foudres des 3 religions monothéistes :

  • Jérusalem, où s’érigeait le temple de Yahvé, la terre promise des Juifs
  • Jérusalem, lieux saints des Chrétiens que les Croisés veulent délivrer des infidèles
  • Mohamed a visité en rêve Al Qods où est érigée la mosquée le Dôme du Rocher, construite sur le mont du Temple au VIIème siècle, c’est le troisième lieu saint de l’Islam.

Ces rivalités religieuses durent depuis des siècles.

Au 20ème siècle il y eut une accélération de l’Histoire :

  • 2 Novembre 1917 : Déclaration Balfour, les Anglais promettent de créer un « foyer national juif » en Palestine.
  • La Shoah, holocauste des Juifs.

Après la guerre, l’opinion publique internationale est mobilisée pour créer un Etat juif en Palestine.

L’Assemblée Générale des Nations-Unies adopte le 29 novembre 1947 la Résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en 2 Etats, un Etat juif et un Etat palestinien, avec une union économique des 2 Etats et un statut international des lieux saints.

Ce plan échoua à l’époque, sans doute trop en avance sur les passions d’alors.

Les Juifs acceptèrent le partage, les Arabes refusèrent et entrèrent en guerre, les armées arabes furent défaites, ce fut la « Naqba » la catastrophe, pierre angulaire du refus arabe qui perdure aujourd’hui, avec parfois des espoirs, des avancées et des reculs :

  • Depuis 75 ans, les Etats-Unis ont mis de multiples fois leur veto en faveur d’Israël 42 fois. Le Conseil de Sécurité est ainsi paralysé. L’Assemblée générale de l’ONU s’est saisie à de multiples reprises de la situation de la Palestine.

L’Assemblée Générale de l’ONU est très en faveur des positions de la Palestine.

Succès : 29 novembre 2012 AG ONU accepte la Palestine comme Etat non-membre.

138 voix pour, dont la France

9 contre, dont les Etats-Unis, le Canada et Israël

41 abstentions, dont la RFA et la Grande-Bretagne.

La Réalité : le poids démographique du Monde est en faveur de la Palestine. A titre d’exemple on trouvera ci-dessous le relevé des résolutions de l’Assemblée Générale sur la Palestine pour les années 2021 et 2023.

Résolutions ONU 2021

Résolutions Assemblée Générale

  • 76/10. Règlement pacifique de la question de Palestine. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/12. Jérusalem. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/77. Aide aux réfugiés de Palestine. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/78. Opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/79. Biens appartenant à des réfugiés de Palestine et produit de ces biens. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/80. Travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/82. Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/126. Assistance au peuple palestinien. (Adoptée sans vote le 10 décembre 2021)
  • 76/150. Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 16 décembre 2021)
  • 76/225. Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles. (Adoptée le 17 décembre 2021)

 Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 46/03. La situation des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. (Adoptée le 23 mars 2021)
  • 46/25. Droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • 46/26. Colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • S-30/1 (Session extraordinaire). Veiller au respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël. (Adoptée le 27 mai 2021)

Résolutions ONU 2022

Résolutions Assemblée Générale

  • 77/22. Committee on the Exercise of the Inalienable Right of the Palestinian People. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/23. Division for Palestinian Rights of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/24. Special information programme on the question of Palestine of the Department of Global Communications of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/25. Peaceful settlement of the question of Palestine. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/30. Assistance to the Palestinian people. (Adoptée sans vote le 6 décembre 2022)
  • 77/122. Operations of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/123. Assistance to Palestine refugees. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/124. Palestine refugee’s properties and their revenues. (Adoptée le 12 décembre 2023)
  • 77/126. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/247. Israeli Practices Affecting the Human Rights of the Palestinian People and Other Arabs of the Occupied Territories. (Adoptée le 30 décembre 2022)
  • 77/187. Permanent sovereignty of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and of the Arab population in the occupied Syrian Golan over their natural resource. (Adoptée le 17 décembre 2022)
  • 77/208. The right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 15 décembre 2022)

Résolutions Conseil Economique et Social

  • 2022/22. Economic and social répercussions of the Israeli occupation on the living conditions of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the Arab population in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 22 juillet 2022)
  • 2022/23. Situation of and assistance to Palestinian women. (Adoptée le 22 juillet 2022)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 49/4. Human rights situation in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the obligation to ensure accountability and justice for all violations of international law in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem. (Adoptée le 31 mars 2022)
  • 49/28. Right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 1er avril 2022)
  • 49/29. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 1er avril 2022)

Vous allez me dire et alors ? la situation ne change pas !

Cela traduit grandement la faillite du système ONU : Israël a plus d’influence sur les Etats-Unis que l’inverse dit un jour Hubert Védrine. Mais est-ce que la situation est figée, définitive ? Pas certain, la raison en est simple :

Il se passe quelque chose dans l’Etat d’Israël. Quelque chose de grave selon moi.

Le Gouvernement de Netanyahou serait-il toujours en odeur de sainteté à Washington ?

  • 19 février 2023 : article de Peter Beinart paru dans le New-York Times

« You can’t save the democracy in a jewish state »

La démocratie israélienne est en danger, article de Ari Shavit du 25 Avril 2022 paru dans le journal Haaretz

« Israël takes its last breath ».

La réforme judiciaire de Netanyahou : le Parlement peut s’opposer à une décision de la Cour Suprême, provoque des manifestations.

Son Gouvernement très à droite est fort critiqué.

Israël provoque de fortes interrogations aux Etats-Unis.

Comment la situation peut évoluer ?

Il faut dépasser le cadre bilatéral

Les enjeux internationaux Palestine-Israël

A plusieurs reprises, en Commission des Affaires étrangères, j’ai interrogé l’Ambassadeur d’Israël en France, je l’ai interpelé en lui disant que pour qu’Israël soit en paix, Israël doit être perçue comme un Etat du Proche-Orient, non une tête de pont occidentale, la tête de pont des Etats-Unis soutenue par la puissante communauté juive des Etats-Unis l’American Israël Public Affairs Committe (AIPAC).

Je reconnais que ce n’est pas simple, plus facile à dire que faire.

Mais est-ce impossible : les Accords d’Abraham sont-ils pérennes ? Nul ne le sait, les Accords au Proche et Moyen-Orient sont souvent sans lendemain.

Les forces les plus anti Israël au Proche et Moyen-Orient sont

  • Le Hamas, le Hezbollah
  • L’Iran

Ces Etats, ces mouvements, prônent le retour des immigrés et la fin du Sionisme.

Ce qui n’est pas acceptable pour Israël.

Mais je sais qu’en Iran des forces prônent une entente avec Israël, prônent mezza voce je vous l’accorde.

Renversement des Alliances ? Ou victoire du principe de réalité, entre puissances nucléaires ? L’Iran est au seuil nucléaire qu’il peut franchir avec la volte-face de la Russie d’abord hostile, puis de connivence pour faire pièce aux Américains. C’est là un jeu trouble qu’Israël n’acceptera pas. Mais alors quelles solutions ?

  • La France, l’UE a proposé la solution avec 2 Etats, un Etat Israël, un Etat arabe pendant longtemps, la colonisation en Cisjordanie rend l’Etat Arabe impossible, l’évacuation des colonies suscitera une opposition forte des ultras Juifs.
  • Un Etat unique ?

Sans discrimination ? Avec une population arabe forte, contrebalancée par les Juifs orthodoxes de plus en plus nombreux.

Risque de tensions et affrontements intenses, et guerre civile.

  • Trump a proposé la partition le 28 janvier 2020 qui fut acceptée en Israël, refusée par les Palestiniens.

Ce projet de partition apparaît légèrement loufoque.

A l’évidence on est dans une impasse, c’est pour l’instant un conflit armé de basse intensité permanent, avec des attentats, des victimes innocentes, suivi de représailles qui provoquent de nouveaux attentats.

La situation demeure imprévisible, dans une Région de plus en plus nucléaire.

L’Atome va-t-il continuer à rendre sage selon la formule bien connue du Général Pierre-Marie Gallois. C’est toute la question.

Jacques Myard

Maire de Maisons-Laffitte

Membre Honoraire du Parlement

4 mai 2023

Palestine, la dangereuse impasse

La question palestinienne au Proche-Orient est une crise tango à 2 : Israël et Palestine.

J’ai choisi de qualifier la question palestinienne de « dangereuse impasse », car j’estime que le sort des Palestiniens est aujourd’hui dans une impasse qui s’est construite depuis plus de 75 ans ;

Impasse en dépit de multiples tentatives des Européens, et surtout de la France, voire des Américains.

Je considère que la question palestinienne n’est plus le seul enjeu du Proche-Orient, mais est devenue aussi un enjeu de la politique intérieure française.

Pour être plus direct et précis, la France a importé la crise israélo-palestinienne qui pèse désormais sur les enjeux de politique intérieure, c’est un sujet sensible.

Aussi je souhaite être le plus objectif possible et je tiens à souligner avec force deux principes dans cette crise :

  • Israël doit vivre en sécurité, les Israéliens vivent toujours dans la mémoire de Massada, ville juive assiégée et détruite par les Romains.
  • Les Palestiniens doivent aussi avoir leur place dans cette région porteuse de passions rivales.

Lorsqu’on met en perspective l’histoire de cette région, on ne vit pas dans un monde de raison, mais dans un monde de la foi, le monde des Dieux.

Tout est là, comme le dit Pierre Conesa dans son ouvrage « on ne discute pas avec Dieu. »

On ne discute pas avec Dieu, car chaque Dieu a sa vérité et la logique est simple, si mon Dieu est la vérité, sa vérité doit être imposée à l’autre, par la force au besoin.

Dans ce débat Jérusalem, où Al Qods est la ville convoitée par tous, c’est la ville « paratonnerre » qui attire sur elle toutes les foudres des 3 religions monothéistes :

  • Jérusalem, où s’érigeait le temple de Yahvé, la terre promise des Juifs
  • Jérusalem, lieux saints des Chrétiens que les Croisés veulent délivrer des infidèles
  • Mohamed a visité en rêve Al Qods où est érigée la mosquée le Dôme du Rocher, construite sur le mont du Temple au VIIème siècle, c’est le troisième lieu saint de l’Islam.

Ces rivalités religieuses durent depuis des siècles.

Au 20ème siècle il y eut une accélération de l’Histoire :

  • 2 Novembre 1917 : Déclaration Balfour, les Anglais promettent de créer un « foyer national juif » en Palestine.
  • La Shoah, holocauste des Juifs.

Après la guerre, l’opinion publique internationale est mobilisée pour créer un Etat juif en Palestine.

L’Assemblée Générale des Nations-Unies adopte le 29 novembre 1947 la Résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en 2 Etats, un Etat juif et un Etat palestinien, avec une union économique des 2 Etats et un statut international des lieux saints.

Ce plan échoua à l’époque, sans doute trop en avance sur les passions d’alors.

Les Juifs acceptèrent le partage, les Arabes refusèrent et entrèrent en guerre, les armées arabes furent défaites, ce fut la « Naqba » la catastrophe, pierre angulaire du refus arabe qui perdure aujourd’hui, avec parfois des espoirs, des avancées et des reculs :

  • Depuis 75 ans, les Etats-Unis ont mis de multiples fois leur veto en faveur d’Israël 42 fois. Le Conseil de Sécurité est ainsi paralysé. L’Assemblée générale de l’ONU s’est saisie à de multiples reprises de la situation de la Palestine.

L’Assemblée Générale de l’ONU est très en faveur des positions de la Palestine.

Succès : 29 novembre 2012 AG ONU accepte la Palestine comme Etat non-membre.

138 voix pour, dont la France

9 contre, dont les Etats-Unis, le Canada et Israël

41 abstentions, dont la RFA et la Grande-Bretagne.

La Réalité : le poids démographique du Monde est en faveur de la Palestine. A titre d’exemple on trouvera ci-dessous le relevé des résolutions de l’Assemblée Générale sur la Palestine pour les années 2021 et 2023.

Résolutions ONU 2021

Résolutions Assemblée Générale

  • 76/10. Règlement pacifique de la question de Palestine. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/12. Jérusalem. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/77. Aide aux réfugiés de Palestine. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/78. Opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/79. Biens appartenant à des réfugiés de Palestine et produit de ces biens. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/80. Travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/82. Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/126. Assistance au peuple palestinien. (Adoptée sans vote le 10 décembre 2021)
  • 76/150. Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 16 décembre 2021)
  • 76/225. Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles. (Adoptée le 17 décembre 2021)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 46/03. La situation des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. (Adoptée le 23 mars 2021)
  • 46/25. Droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • 46/26. Colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • S-30/1 (Session extraordinaire). Veiller au respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël. (Adoptée le 27 mai 2021)

Résolutions ONU 2022

Résolutions Assemblée Générale

  • 77/22. Committee on the Exercise of the Inalienable Right of the Palestinian People. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/23. Division for Palestinian Rights of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/24. Special information programme on the question of Palestine of the Department of Global Communications of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/25. Peaceful settlement of the question of Palestine. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/30. Assistance to the Palestinian people. (Adoptée sans vote le 6 décembre 2022)
  • 77/122. Operations of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/123. Assistance to Palestine refugees. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/124. Palestine refugee’s properties and their revenues. (Adoptée le 12 décembre 2023)
  • 77/126. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/247. Israeli Practices Affecting the Human Rights of the Palestinian People and Other Arabs of the Occupied Territories. (Adoptée le 30 décembre 2022)
  • 77/187. Permanent sovereignty of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and of the Arab population in the occupied Syrian Golan over their natural resource. (Adoptée le 17 décembre 2022)
  • 77/208. The right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 15 décembre 2022)

Résolutions Conseil Economique et Social

  • 2022/22. Economic and social répercussions of the Israeli occupation on the living conditions of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the Arab population in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 22 juillet 2022)
  • 2022/23. Situation of and assistance to Palestinian women. (Adoptée le 22 juillet 2022)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 49/4. Human rights situation in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the obligation to ensure accountability and justice for all violations of international law in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem. (Adoptée le 31 mars 2022)
  • 49/28. Right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 1er avril 2022)
  • 49/29. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 1er avril 2022)

Vous allez me dire et alors ? la situation ne change pas !

Cela traduit grandement la faillite du système ONU : Israël a plus d’influence sur les Etats-Unis que l’inverse dit un jour Hubert Védrine. Mais est-ce que la situation est figée, définitive ? Pas certain, la raison en est simple :

Il se passe quelque chose dans l’Etat d’Israël. Quelque chose de grave selon moi.

Le Gouvernement de Netanyahou serait-il toujours en odeur de sainteté à Washington ?

  • 19 février 2023 : article de Peter Beinart paru dans le New-York Times

« You can’t save the democracy in a jewish state »

La démocratie israélienne est en danger, article de Ari Shavit du 25 Avril 2022 paru dans le journal Haaretz

« Israël takes its last breath ».

La réforme judiciaire de Netanyahou : le Parlement peut s’opposer à une décision de la Cour Suprême, provoque des manifestations.

Son Gouvernement très à droite est fort critiqué.

Israël provoque de fortes interrogations aux Etats-Unis.

Comment la situation peut évoluer ?

Il faut dépasser le cadre bilatéral

Les enjeux internationaux Palestine-Israël

A plusieurs reprises, en Commission des Affaires étrangères, j’ai interrogé l’Ambassadeur d’Israël en France, je l’ai interpelé en lui disant que pour qu’Israël soit en paix, Israël doit être perçue comme un Etat du Proche-Orient, non une tête de pont occidentale, la tête de pont des Etats-Unis soutenue par la puissante communauté juive des Etats-Unis l’American Israël Public Affairs Committe (AIPAC).

Je reconnais que ce n’est pas simple, plus facile à dire que faire.

Mais est-ce impossible : les Accords d’Abraham sont-ils pérennes ? Nul ne le sait, les Accords au Proche et Moyen-Orient sont souvent sans lendemain.

Les forces les plus anti Israël au Proche et Moyen-Orient sont

  • Le Hamas, le Hezbollah
  • L’Iran

Ces Etats, ces mouvements, prônent le retour des immigrés et la fin du Sionisme.

Ce qui n’est pas acceptable pour Israël.

Mais je sais qu’en Iran des forces prônent une entente avec Israël, prônent mezza voce je vous l’accorde.

Renversement des Alliances ? Ou victoire du principe de réalité, entre puissances nucléaires ? L’Iran est au seuil nucléaire qu’il peut franchir avec la volte-face de la Russie d’abord hostile, puis de connivence pour faire pièce aux Américains. C’est là un jeu trouble qu’Israël n’acceptera pas. Mais alors quelles solutions ?

  • La France, l’UE a proposé la solution avec 2 Etats, un Etat Israël, un Etat arabe pendant longtemps, la colonisation en Cisjordanie rend l’Etat Arabe impossible, l’évacuation des colonies suscitera une opposition forte des ultras Juifs.
  • Un Etat unique ?

Sans discrimination ? Avec une population arabe forte, contrebalancée par les Juifs orthodoxes de plus en plus nombreux.

Risque de tensions et affrontements intenses, et guerre civile.

  • Trump a proposé la partition le 28 janvier 2020 qui fut acceptée en Israël, refusée par les Palestiniens.

Ce projet de partition apparaît légèrement loufoque.

A l’évidence on est dans une impasse, c’est pour l’instant un conflit armé de basse intensité permanent, avec des attentats, des victimes innocentes, suivi de représailles qui provoquent de nouveaux attentats.

La situation demeure imprévisible, dans une Région de plus en plus nucléaire.

L’Atome va-t-il continuer à rendre sage selon la formule bien connue du Général Pierre-Marie Gallois. C’est toute la question.

Jacques Myard

Maire de Maisons-Laffitte

Membre Honoraire du Parlement

4 mai 2023

Palestine, la dangereuse impasse

La question palestinienne au Proche-Orient est une crise tango à 2 : Israël et Palestine.

J’ai choisi de qualifier la question palestinienne de « dangereuse impasse », car j’estime que le sort des Palestiniens est aujourd’hui dans une impasse qui s’est construite depuis plus de 75 ans ;

Impasse en dépit de multiples tentatives des Européens, et surtout de la France, voire des Américains.

Je considère que la question palestinienne n’est plus le seul enjeu du Proche-Orient, mais est devenue aussi un enjeu de la politique intérieure française.

Pour être plus direct et précis, la France a importé la crise israélo-palestinienne qui pèse désormais sur les enjeux de politique intérieure, c’est un sujet sensible.

Aussi je souhaite être le plus objectif possible et je tiens à souligner avec force deux principes dans cette crise :

  • Israël doit vivre en sécurité, les Israéliens vivent toujours dans la mémoire de Massada, ville juive assiégée et détruite par les Romains.
  • Les Palestiniens doivent aussi avoir leur place dans cette région porteuse de passions rivales.

Lorsqu’on met en perspective l’histoire de cette région, on ne vit pas dans un monde de raison, mais dans un monde de la foi, le monde des Dieux.

Tout est là, comme le dit Pierre Conesa dans son ouvrage « on ne discute pas avec Dieu. »

On ne discute pas avec Dieu, car chaque Dieu a sa vérité et la logique est simple, si mon Dieu est la vérité, sa vérité doit être imposée à l’autre, par la force au besoin.

Dans ce débat Jérusalem, où Al Qods est la ville convoitée par tous, c’est la ville « paratonnerre » qui attire sur elle toutes les foudres des 3 religions monothéistes :

  • Jérusalem, où s’érigeait le temple de Yahvé, la terre promise des Juifs
  • Jérusalem, lieux saints des Chrétiens que les Croisés veulent délivrer des infidèles
  • Mohamed a visité en rêve Al Qods où est érigée la mosquée le Dôme du Rocher, construite sur le mont du Temple au VIIème siècle, c’est le troisième lieu saint de l’Islam.

Ces rivalités religieuses durent depuis des siècles.

Au 20ème siècle il y eut une accélération de l’Histoire :

  • 2 Novembre 1917 : Déclaration Balfour, les Anglais promettent de créer un « foyer national juif » en Palestine.
  • La Shoah, holocauste des Juifs.

Après la guerre, l’opinion publique internationale est mobilisée pour créer un Etat juif en Palestine.

L’Assemblée Générale des Nations-Unies adopte le 29 novembre 1947 la Résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en 2 Etats, un Etat juif et un Etat palestinien, avec une union économique des 2 Etats et un statut international des lieux saints.

Ce plan échoua à l’époque, sans doute trop en avance sur les passions d’alors.

Les Juifs acceptèrent le partage, les Arabes refusèrent et entrèrent en guerre, les armées arabes furent défaites, ce fut la « Naqba » la catastrophe, pierre angulaire du refus arabe qui perdure aujourd’hui, avec parfois des espoirs, des avancées et des reculs :

  • Depuis 75 ans, les Etats-Unis ont mis de multiples fois leur veto en faveur d’Israël 42 fois. Le Conseil de Sécurité est ainsi paralysé. L’Assemblée générale de l’ONU s’est saisie à de multiples reprises de la situation de la Palestine.

L’Assemblée Générale de l’ONU est très en faveur des positions de la Palestine.

Succès : 29 novembre 2012 AG ONU accepte la Palestine comme Etat non-membre.

138 voix pour, dont la France

9 contre, dont les Etats-Unis, le Canada et Israël

41 abstentions, dont la RFA et la Grande-Bretagne.

La Réalité : le poids démographique du Monde est en faveur de la Palestine. A titre d’exemple on trouvera ci-dessous le relevé des résolutions de l’Assemblée Générale sur la Palestine pour les années 2021 et 2023.

Résolutions ONU 2021

Résolutions Assemblée Générale

  • 76/10. Règlement pacifique de la question de Palestine. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/12. Jérusalem. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/77. Aide aux réfugiés de Palestine. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/78. Opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/79. Biens appartenant à des réfugiés de Palestine et produit de ces biens. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/80. Travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/82. Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/126. Assistance au peuple palestinien. (Adoptée sans vote le 10 décembre 2021)
  • 76/150. Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 16 décembre 2021)
  • 76/225. Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles. (Adoptée le 17 décembre 2021)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 46/03. La situation des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. (Adoptée le 23 mars 2021)
  • 46/25. Droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • 46/26. Colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • S-30/1 (Session extraordinaire). Veiller au respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël. (Adoptée le 27 mai 2021)

Résolutions ONU 2022

Résolutions Assemblée Générale

  • 77/22. Committee on the Exercise of the Inalienable Right of the Palestinian People. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/23. Division for Palestinian Rights of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/24. Special information programme on the question of Palestine of the Department of Global Communications of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/25. Peaceful settlement of the question of Palestine. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/30. Assistance to the Palestinian people. (Adoptée sans vote le 6 décembre 2022)
  • 77/122. Operations of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/123. Assistance to Palestine refugees. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/124. Palestine refugee’s properties and their revenues. (Adoptée le 12 décembre 2023)
  • 77/126. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/247. Israeli Practices Affecting the Human Rights of the Palestinian People and Other Arabs of the Occupied Territories. (Adoptée le 30 décembre 2022)
  • 77/187. Permanent sovereignty of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and of the Arab population in the occupied Syrian Golan over their natural resource. (Adoptée le 17 décembre 2022)
  • 77/208. The right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 15 décembre 2022)

Résolutions Conseil Economique et Social

  • 2022/22. Economic and social répercussions of the Israeli occupation on the living conditions of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the Arab population in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 22 juillet 2022)
  • 2022/23. Situation of and assistance to Palestinian women. (Adoptée le 22 juillet 2022)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 49/4. Human rights situation in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the obligation to ensure accountability and justice for all violations of international law in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem. (Adoptée le 31 mars 2022)
  • 49/28. Right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 1er avril 2022)
  • 49/29. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 1er avril 2022)

Vous allez me dire et alors ? la situation ne change pas !

Cela traduit grandement la faillite du système ONU : Israël a plus d’influence sur les Etats-Unis que l’inverse dit un jour Hubert Védrine. Mais est-ce que la situation est figée, définitive ? Pas certain, la raison en est simple :

Il se passe quelque chose dans l’Etat d’Israël. Quelque chose de grave selon moi.

Le Gouvernement de Netanyahou serait-il toujours en odeur de sainteté à Washington ?

  • 19 février 2023 : article de Peter Beinart paru dans le New-York Times

« You can’t save the democracy in a jewish state »

La démocratie israélienne est en danger, article de Ari Shavit du 25 Avril 2022 paru dans le journal Haaretz

« Israël takes its last breath ».

La réforme judiciaire de Netanyahou : le Parlement peut s’opposer à une décision de la Cour Suprême, provoque des manifestations.

Son Gouvernement très à droite est fort critiqué.

Israël provoque de fortes interrogations aux Etats-Unis.

Comment la situation peut évoluer ?

Il faut dépasser le cadre bilatéral

Les enjeux internationaux Palestine-Israël

A plusieurs reprises, en Commission des Affaires étrangères, j’ai interrogé l’Ambassadeur d’Israël en France, je l’ai interpelé en lui disant que pour qu’Israël soit en paix, Israël doit être perçue comme un Etat du Proche-Orient, non une tête de pont occidentale, la tête de pont des Etats-Unis soutenue par la puissante communauté juive des Etats-Unis l’American Israël Public Affairs Committe (AIPAC).

Je reconnais que ce n’est pas simple, plus facile à dire que faire.

Mais est-ce impossible : les Accords d’Abraham sont-ils pérennes ? Nul ne le sait, les Accords au Proche et Moyen-Orient sont souvent sans lendemain.

Les forces les plus anti Israël au Proche et Moyen-Orient sont

  • Le Hamas, le Hezbollah
  • L’Iran

Ces Etats, ces mouvements, prônent le retour des immigrés et la fin du Sionisme.

Ce qui n’est pas acceptable pour Israël.

Mais je sais qu’en Iran des forces prônent une entente avec Israël, prônent mezza voce je vous l’accorde.

Renversement des Alliances ? Ou victoire du principe de réalité, entre puissances nucléaires ? L’Iran est au seuil nucléaire qu’il peut franchir avec la volte-face de la Russie d’abord hostile, puis de connivence pour faire pièce aux Américains. C’est là un jeu trouble qu’Israël n’acceptera pas. Mais alors quelles solutions ?

  • La France, l’UE a proposé la solution avec 2 Etats, un Etat Israël, un Etat arabe pendant longtemps, la colonisation en Cisjordanie rend l’Etat Arabe impossible, l’évacuation des colonies suscitera une opposition forte des ultras Juifs.
  • Un Etat unique ?

Sans discrimination ? Avec une population arabe forte, contrebalancée par les Juifs orthodoxes de plus en plus nombreux.

Risque de tensions et affrontements intenses, et guerre civile.

  • Trump a proposé la partition le 28 janvier 2020 qui fut acceptée en Israël, refusée par les Palestiniens.

Ce projet de partition apparaît légèrement loufoque.

A l’évidence on est dans une impasse, c’est pour l’instant un conflit armé de basse intensité permanent, avec des attentats, des victimes innocentes, suivi de représailles qui provoquent de nouveaux attentats.

La situation demeure imprévisible, dans une Région de plus en plus nucléaire.

L’Atome va-t-il continuer à rendre sage selon la formule bien connue du Général Pierre-Marie Gallois. C’est toute la question.

Jacques Myard

Maire de Maisons-Laffitte

Membre Honoraire du Parlement

4 mai 2023

Palestine, la dangereuse impasse

La question palestinienne au Proche-Orient est une crise tango à 2 : Israël et Palestine.

J’ai choisi de qualifier la question palestinienne de « dangereuse impasse », car j’estime que le sort des Palestiniens est aujourd’hui dans une impasse qui s’est construite depuis plus de 75 ans ;

Impasse en dépit de multiples tentatives des Européens, et surtout de la France, voire des Américains.

Je considère que la question palestinienne n’est plus le seul enjeu du Proche-Orient, mais est devenue aussi un enjeu de la politique intérieure française.

Pour être plus direct et précis, la France a importé la crise israélo-palestinienne qui pèse désormais sur les enjeux de politique intérieure, c’est un sujet sensible.

Aussi je souhaite être le plus objectif possible et je tiens à souligner avec force deux principes dans cette crise :

  • Israël doit vivre en sécurité, les Israéliens vivent toujours dans la mémoire de Massada, ville juive assiégée et détruite par les Romains.
  • Les Palestiniens doivent aussi avoir leur place dans cette région porteuse de passions rivales.

Lorsqu’on met en perspective l’histoire de cette région, on ne vit pas dans un monde de raison, mais dans un monde de la foi, le monde des Dieux.

Tout est là, comme le dit Pierre Conesa dans son ouvrage « on ne discute pas avec Dieu. »

On ne discute pas avec Dieu, car chaque Dieu a sa vérité et la logique est simple, si mon Dieu est la vérité, sa vérité doit être imposée à l’autre, par la force au besoin.

Dans ce débat Jérusalem, où Al Qods est la ville convoitée par tous, c’est la ville « paratonnerre » qui attire sur elle toutes les foudres des 3 religions monothéistes :

  • Jérusalem, où s’érigeait le temple de Yahvé, la terre promise des Juifs
  • Jérusalem, lieux saints des Chrétiens que les Croisés veulent délivrer des infidèles
  • Mohamed a visité en rêve Al Qods où est érigée la mosquée le Dôme du Rocher, construite sur le mont du Temple au VIIème siècle, c’est le troisième lieu saint de l’Islam.

Ces rivalités religieuses durent depuis des siècles.

Au 20ème siècle il y eut une accélération de l’Histoire :

  • 2 Novembre 1917 : Déclaration Balfour, les Anglais promettent de créer un « foyer national juif » en Palestine.
  • La Shoah, holocauste des Juifs.

Après la guerre, l’opinion publique internationale est mobilisée pour créer un Etat juif en Palestine.

L’Assemblée Générale des Nations-Unies adopte le 29 novembre 1947 la Résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en 2 Etats, un Etat juif et un Etat palestinien, avec une union économique des 2 Etats et un statut international des lieux saints.

Ce plan échoua à l’époque, sans doute trop en avance sur les passions d’alors.

Les Juifs acceptèrent le partage, les Arabes refusèrent et entrèrent en guerre, les armées arabes furent défaites, ce fut la « Naqba » la catastrophe, pierre angulaire du refus arabe qui perdure aujourd’hui, avec parfois des espoirs, des avancées et des reculs :

  • Depuis 75 ans, les Etats-Unis ont mis de multiples fois leur veto en faveur d’Israël 42 fois. Le Conseil de Sécurité est ainsi paralysé. L’Assemblée générale de l’ONU s’est saisie à de multiples reprises de la situation de la Palestine.

L’Assemblée Générale de l’ONU est très en faveur des positions de la Palestine.

Succès : 29 novembre 2012 AG ONU accepte la Palestine comme Etat non-membre.

138 voix pour, dont la France

9 contre, dont les Etats-Unis, le Canada et Israël

41 abstentions, dont la RFA et la Grande-Bretagne.

La Réalité : le poids démographique du Monde est en faveur de la Palestine. A titre d’exemple on trouvera ci-dessous le relevé des résolutions de l’Assemblée Générale sur la Palestine pour les années 2021 et 2023.

Résolutions ONU 2021

Résolutions Assemblée Générale

  • 76/10. Règlement pacifique de la question de Palestine. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/12. Jérusalem. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/77. Aide aux réfugiés de Palestine. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/78. Opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/79. Biens appartenant à des réfugiés de Palestine et produit de ces biens. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/80. Travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/82. Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/126. Assistance au peuple palestinien. (Adoptée sans vote le 10 décembre 2021)
  • 76/150. Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 16 décembre 2021)
  • 76/225. Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles. (Adoptée le 17 décembre 2021)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 46/03. La situation des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. (Adoptée le 23 mars 2021)
  • 46/25. Droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • 46/26. Colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • S-30/1 (Session extraordinaire). Veiller au respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël. (Adoptée le 27 mai 2021)

Résolutions ONU 2022

Résolutions Assemblée Générale

  • 77/22. Committee on the Exercise of the Inalienable Right of the Palestinian People. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/23. Division for Palestinian Rights of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/24. Special information programme on the question of Palestine of the Department of Global Communications of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/25. Peaceful settlement of the question of Palestine. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/30. Assistance to the Palestinian people. (Adoptée sans vote le 6 décembre 2022)
  • 77/122. Operations of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/123. Assistance to Palestine refugees. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/124. Palestine refugee’s properties and their revenues. (Adoptée le 12 décembre 2023)
  • 77/126. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/247. Israeli Practices Affecting the Human Rights of the Palestinian People and Other Arabs of the Occupied Territories. (Adoptée le 30 décembre 2022)
  • 77/187. Permanent sovereignty of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and of the Arab population in the occupied Syrian Golan over their natural resource. (Adoptée le 17 décembre 2022)
  • 77/208. The right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 15 décembre 2022)

Résolutions Conseil Economique et Social

  • 2022/22. Economic and social répercussions of the Israeli occupation on the living conditions of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the Arab population in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 22 juillet 2022)
  • 2022/23. Situation of and assistance to Palestinian women. (Adoptée le 22 juillet 2022)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 49/4. Human rights situation in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the obligation to ensure accountability and justice for all violations of international law in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem. (Adoptée le 31 mars 2022)
  • 49/28. Right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 1er avril 2022)
  • 49/29. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 1er avril 2022)

Vous allez me dire et alors ? la situation ne change pas !

Cela traduit grandement la faillite du système ONU : Israël a plus d’influence sur les Etats-Unis que l’inverse dit un jour Hubert Védrine. Mais est-ce que la situation est figée, définitive ? Pas certain, la raison en est simple :

Il se passe quelque chose dans l’Etat d’Israël. Quelque chose de grave selon moi.

Le Gouvernement de Netanyahou serait-il toujours en odeur de sainteté à Washington ?

  • 19 février 2023 : article de Peter Beinart paru dans le New-York Times

« You can’t save the democracy in a jewish state »

La démocratie israélienne est en danger, article de Ari Shavit du 25 Avril 2022 paru dans le journal Haaretz

« Israël takes its last breath ».

La réforme judiciaire de Netanyahou : le Parlement peut s’opposer à une décision de la Cour Suprême, provoque des manifestations.

Son Gouvernement très à droite est fort critiqué.

Israël provoque de fortes interrogations aux Etats-Unis.

Comment la situation peut évoluer ?

Il faut dépasser le cadre bilatéral

Les enjeux internationaux Palestine-Israël

A plusieurs reprises, en Commission des Affaires étrangères, j’ai interrogé l’Ambassadeur d’Israël en France, je l’ai interpelé en lui disant que pour qu’Israël soit en paix, Israël doit être perçue comme un Etat du Proche-Orient, non une tête de pont occidentale, la tête de pont des Etats-Unis soutenue par la puissante communauté juive des Etats-Unis l’American Israël Public Affairs Committe (AIPAC).

Je reconnais que ce n’est pas simple, plus facile à dire que faire.

Mais est-ce impossible : les Accords d’Abraham sont-ils pérennes ? Nul ne le sait, les Accords au Proche et Moyen-Orient sont souvent sans lendemain.

Les forces les plus anti Israël au Proche et Moyen-Orient sont

  • Le Hamas, le Hezbollah
  • L’Iran

Ces Etats, ces mouvements, prônent le retour des immigrés et la fin du Sionisme.

Ce qui n’est pas acceptable pour Israël.

Mais je sais qu’en Iran des forces prônent une entente avec Israël, prônent mezza voce je vous l’accorde.

Renversement des Alliances ? Ou victoire du principe de réalité, entre puissances nucléaires ? L’Iran est au seuil nucléaire qu’il peut franchir avec la volte-face de la Russie d’abord hostile, puis de connivence pour faire pièce aux Américains. C’est là un jeu trouble qu’Israël n’acceptera pas. Mais alors quelles solutions ?

  • La France, l’UE a proposé la solution avec 2 Etats, un Etat Israël, un Etat arabe pendant longtemps, la colonisation en Cisjordanie rend l’Etat Arabe impossible, l’évacuation des colonies suscitera une opposition forte des ultras Juifs.
  • Un Etat unique ?

Sans discrimination ? Avec une population arabe forte, contrebalancée par les Juifs orthodoxes de plus en plus nombreux.

Risque de tensions et affrontements intenses, et guerre civile.

  • Trump a proposé la partition le 28 janvier 2020 qui fut acceptée en Israël, refusée par les Palestiniens.

Ce projet de partition apparaît légèrement loufoque.

A l’évidence on est dans une impasse, c’est pour l’instant un conflit armé de basse intensité permanent, avec des attentats, des victimes innocentes, suivi de représailles qui provoquent de nouveaux attentats.

La situation demeure imprévisible, dans une Région de plus en plus nucléaire.

L’Atome va-t-il continuer à rendre sage selon la formule bien connue du Général Pierre-Marie Gallois. C’est toute la question.

Jacques Myard

Maire de Maisons-Laffitte

Membre Honoraire du Parlement

4 mai 2023

Palestine, la dangereuse impasse

La question palestinienne au Proche-Orient est une crise tango à 2 : Israël et Palestine.

J’ai choisi de qualifier la question palestinienne de « dangereuse impasse », car j’estime que le sort des Palestiniens est aujourd’hui dans une impasse qui s’est construite depuis plus de 75 ans ;

Impasse en dépit de multiples tentatives des Européens, et surtout de la France, voire des Américains.

Je considère que la question palestinienne n’est plus le seul enjeu du Proche-Orient, mais est devenue aussi un enjeu de la politique intérieure française.

Pour être plus direct et précis, la France a importé la crise israélo-palestinienne qui pèse désormais sur les enjeux de politique intérieure, c’est un sujet sensible.

Aussi je souhaite être le plus objectif possible et je tiens à souligner avec force deux principes dans cette crise :

  • Israël doit vivre en sécurité, les Israéliens vivent toujours dans la mémoire de Massada, ville juive assiégée et détruite par les Romains.
  • Les Palestiniens doivent aussi avoir leur place dans cette région porteuse de passions rivales.

Lorsqu’on met en perspective l’histoire de cette région, on ne vit pas dans un monde de raison, mais dans un monde de la foi, le monde des Dieux.

Tout est là, comme le dit Pierre Conesa dans son ouvrage « on ne discute pas avec Dieu. »

On ne discute pas avec Dieu, car chaque Dieu a sa vérité et la logique est simple, si mon Dieu est la vérité, sa vérité doit être imposée à l’autre, par la force au besoin.

Dans ce débat Jérusalem, où Al Qods est la ville convoitée par tous, c’est la ville « paratonnerre » qui attire sur elle toutes les foudres des 3 religions monothéistes :

  • Jérusalem, où s’érigeait le temple de Yahvé, la terre promise des Juifs
  • Jérusalem, lieux saints des Chrétiens que les Croisés veulent délivrer des infidèles
  • Mohamed a visité en rêve Al Qods où est érigée la mosquée le Dôme du Rocher, construite sur le mont du Temple au VIIème siècle, c’est le troisième lieu saint de l’Islam.

Ces rivalités religieuses durent depuis des siècles.

Au 20ème siècle il y eut une accélération de l’Histoire :

  • 2 Novembre 1917 : Déclaration Balfour, les Anglais promettent de créer un « foyer national juif » en Palestine.
  • La Shoah, holocauste des Juifs.

Après la guerre, l’opinion publique internationale est mobilisée pour créer un Etat juif en Palestine.

L’Assemblée Générale des Nations-Unies adopte le 29 novembre 1947 la Résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en 2 Etats, un Etat juif et un Etat palestinien, avec une union économique des 2 Etats et un statut international des lieux saints.

Ce plan échoua à l’époque, sans doute trop en avance sur les passions d’alors.

Les Juifs acceptèrent le partage, les Arabes refusèrent et entrèrent en guerre, les armées arabes furent défaites, ce fut la « Naqba » la catastrophe, pierre angulaire du refus arabe qui perdure aujourd’hui, avec parfois des espoirs, des avancées et des reculs :

  • Depuis 75 ans, les Etats-Unis ont mis de multiples fois leur veto en faveur d’Israël 42 fois. Le Conseil de Sécurité est ainsi paralysé. L’Assemblée générale de l’ONU s’est saisie à de multiples reprises de la situation de la Palestine.

L’Assemblée Générale de l’ONU est très en faveur des positions de la Palestine.

Succès : 29 novembre 2012 AG ONU accepte la Palestine comme Etat non-membre.

138 voix pour, dont la France

9 contre, dont les Etats-Unis, le Canada et Israël

41 abstentions, dont la RFA et la Grande-Bretagne.

La Réalité : le poids démographique du Monde est en faveur de la Palestine. A titre d’exemple on trouvera ci-dessous le relevé des résolutions de l’Assemblée Générale sur la Palestine pour les années 2021 et 2023.

Résolutions ONU 2021

Résolutions Assemblée Générale

  • 76/10. Règlement pacifique de la question de Palestine. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/12. Jérusalem. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/77. Aide aux réfugiés de Palestine. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/78. Opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/79. Biens appartenant à des réfugiés de Palestine et produit de ces biens. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/80. Travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/82. Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/126. Assistance au peuple palestinien. (Adoptée sans vote le 10 décembre 2021)
  • 76/150. Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 16 décembre 2021)
  • 76/225. Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles. (Adoptée le 17 décembre 2021)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 46/03. La situation des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. (Adoptée le 23 mars 2021)
  • 46/25. Droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • 46/26. Colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • S-30/1 (Session extraordinaire). Veiller au respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël. (Adoptée le 27 mai 2021)

Résolutions ONU 2022

Résolutions Assemblée Générale

  • 77/22. Committee on the Exercise of the Inalienable Right of the Palestinian People. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/23. Division for Palestinian Rights of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/24. Special information programme on the question of Palestine of the Department of Global Communications of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/25. Peaceful settlement of the question of Palestine. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/30. Assistance to the Palestinian people. (Adoptée sans vote le 6 décembre 2022)
  • 77/122. Operations of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/123. Assistance to Palestine refugees. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/124. Palestine refugee’s properties and their revenues. (Adoptée le 12 décembre 2023)
  • 77/126. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/247. Israeli Practices Affecting the Human Rights of the Palestinian People and Other Arabs of the Occupied Territories. (Adoptée le 30 décembre 2022)
  • 77/187. Permanent sovereignty of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and of the Arab population in the occupied Syrian Golan over their natural resource. (Adoptée le 17 décembre 2022)
  • 77/208. The right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 15 décembre 2022)

Résolutions Conseil Economique et Social

  • 2022/22. Economic and social répercussions of the Israeli occupation on the living conditions of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the Arab population in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 22 juillet 2022)
  • 2022/23. Situation of and assistance to Palestinian women. (Adoptée le 22 juillet 2022)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 49/4. Human rights situation in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the obligation to ensure accountability and justice for all violations of international law in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem. (Adoptée le 31 mars 2022)
  • 49/28. Right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 1er avril 2022)
  • 49/29. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 1er avril 2022)

Vous allez me dire et alors ? la situation ne change pas !

Cela traduit grandement la faillite du système ONU : Israël a plus d’influence sur les Etats-Unis que l’inverse dit un jour Hubert Védrine. Mais est-ce que la situation est figée, définitive ? Pas certain, la raison en est simple :

Il se passe quelque chose dans l’Etat d’Israël. Quelque chose de grave selon moi.

Le Gouvernement de Netanyahou serait-il toujours en odeur de sainteté à Washington ?

  • 19 février 2023 : article de Peter Beinart paru dans le New-York Times

« You can’t save the democracy in a jewish state »

La démocratie israélienne est en danger, article de Ari Shavit du 25 Avril 2022 paru dans le journal Haaretz

« Israël takes its last breath ».

La réforme judiciaire de Netanyahou : le Parlement peut s’opposer à une décision de la Cour Suprême, provoque des manifestations.

Son Gouvernement très à droite est fort critiqué.

Israël provoque de fortes interrogations aux Etats-Unis.

Comment la situation peut évoluer ?

Il faut dépasser le cadre bilatéral

Les enjeux internationaux Palestine-Israël

A plusieurs reprises, en Commission des Affaires étrangères, j’ai interrogé l’Ambassadeur d’Israël en France, je l’ai interpelé en lui disant que pour qu’Israël soit en paix, Israël doit être perçue comme un Etat du Proche-Orient, non une tête de pont occidentale, la tête de pont des Etats-Unis soutenue par la puissante communauté juive des Etats-Unis l’American Israël Public Affairs Committe (AIPAC).

Je reconnais que ce n’est pas simple, plus facile à dire que faire.

Mais est-ce impossible : les Accords d’Abraham sont-ils pérennes ? Nul ne le sait, les Accords au Proche et Moyen-Orient sont souvent sans lendemain.

Les forces les plus anti Israël au Proche et Moyen-Orient sont

  • Le Hamas, le Hezbollah
  • L’Iran

Ces Etats, ces mouvements, prônent le retour des immigrés et la fin du Sionisme.

Ce qui n’est pas acceptable pour Israël.

Mais je sais qu’en Iran des forces prônent une entente avec Israël, prônent mezza voce je vous l’accorde.

Renversement des Alliances ? Ou victoire du principe de réalité, entre puissances nucléaires ? L’Iran est au seuil nucléaire qu’il peut franchir avec la volte-face de la Russie d’abord hostile, puis de connivence pour faire pièce aux Américains. C’est là un jeu trouble qu’Israël n’acceptera pas. Mais alors quelles solutions ?

  • La France, l’UE a proposé la solution avec 2 Etats, un Etat Israël, un Etat arabe pendant longtemps, la colonisation en Cisjordanie rend l’Etat Arabe impossible, l’évacuation des colonies suscitera une opposition forte des ultras Juifs.
  • Un Etat unique ?

Sans discrimination ? Avec une population arabe forte, contrebalancée par les Juifs orthodoxes de plus en plus nombreux.

Risque de tensions et affrontements intenses, et guerre civile.

  • Trump a proposé la partition le 28 janvier 2020 qui fut acceptée en Israël, refusée par les Palestiniens.

Ce projet de partition apparaît légèrement loufoque.

A l’évidence on est dans une impasse, c’est pour l’instant un conflit armé de basse intensité permanent, avec des attentats, des victimes innocentes, suivi de représailles qui provoquent de nouveaux attentats.

La situation demeure imprévisible, dans une Région de plus en plus nucléaire.

L’Atome va-t-il continuer à rendre sage selon la formule bien connue du Général Pierre-Marie Gallois. C’est toute la question.

Jacques Myard

Maire de Maisons-Laffitte

Membre Honoraire du Parlement

4 mai 2023

Palestine, la dangereuse impasse

La question palestinienne au Proche-Orient est une crise tango à 2 : Israël et Palestine.

J’ai choisi de qualifier la question palestinienne de « dangereuse impasse », car j’estime que le sort des Palestiniens est aujourd’hui dans une impasse qui s’est construite depuis plus de 75 ans ;

Impasse en dépit de multiples tentatives des Européens, et surtout de la France, voire des Américains.

Je considère que la question palestinienne n’est plus le seul enjeu du Proche-Orient, mais est devenue aussi un enjeu de la politique intérieure française.

Pour être plus direct et précis, la France a importé la crise israélo-palestinienne qui pèse désormais sur les enjeux de politique intérieure, c’est un sujet sensible.

Aussi je souhaite être le plus objectif possible et je tiens à souligner avec force deux principes dans cette crise :

  • Israël doit vivre en sécurité, les Israéliens vivent toujours dans la mémoire de Massada, ville juive assiégée et détruite par les Romains.
  • Les Palestiniens doivent aussi avoir leur place dans cette région porteuse de passions rivales.

Lorsqu’on met en perspective l’histoire de cette région, on ne vit pas dans un monde de raison, mais dans un monde de la foi, le monde des Dieux.

Tout est là, comme le dit Pierre Conesa dans son ouvrage « on ne discute pas avec Dieu. »

On ne discute pas avec Dieu, car chaque Dieu a sa vérité et la logique est simple, si mon Dieu est la vérité, sa vérité doit être imposée à l’autre, par la force au besoin.

Dans ce débat Jérusalem, où Al Qods est la ville convoitée par tous, c’est la ville « paratonnerre » qui attire sur elle toutes les foudres des 3 religions monothéistes :

  • Jérusalem, où s’érigeait le temple de Yahvé, la terre promise des Juifs
  • Jérusalem, lieux saints des Chrétiens que les Croisés veulent délivrer des infidèles
  • Mohamed a visité en rêve Al Qods où est érigée la mosquée le Dôme du Rocher, construite sur le mont du Temple au VIIème siècle, c’est le troisième lieu saint de l’Islam.

Ces rivalités religieuses durent depuis des siècles.

Au 20ème siècle il y eut une accélération de l’Histoire :

  • 2 Novembre 1917 : Déclaration Balfour, les Anglais promettent de créer un « foyer national juif » en Palestine.
  • La Shoah, holocauste des Juifs.

Après la guerre, l’opinion publique internationale est mobilisée pour créer un Etat juif en Palestine.

L’Assemblée Générale des Nations-Unies adopte le 29 novembre 1947 la Résolution 181 qui prévoit le partage de la Palestine en 2 Etats, un Etat juif et un Etat palestinien, avec une union économique des 2 Etats et un statut international des lieux saints.

Ce plan échoua à l’époque, sans doute trop en avance sur les passions d’alors.

Les Juifs acceptèrent le partage, les Arabes refusèrent et entrèrent en guerre, les armées arabes furent défaites, ce fut la « Naqba » la catastrophe, pierre angulaire du refus arabe qui perdure aujourd’hui, avec parfois des espoirs, des avancées et des reculs :

  • Depuis 75 ans, les Etats-Unis ont mis de multiples fois leur veto en faveur d’Israël 42 fois. Le Conseil de Sécurité est ainsi paralysé. L’Assemblée générale de l’ONU s’est saisie à de multiples reprises de la situation de la Palestine.

L’Assemblée Générale de l’ONU est très en faveur des positions de la Palestine.

Succès : 29 novembre 2012 AG ONU accepte la Palestine comme Etat non-membre.

138 voix pour, dont la France

9 contre, dont les Etats-Unis, le Canada et Israël

41 abstentions, dont la RFA et la Grande-Bretagne.

La Réalité : le poids démographique du Monde est en faveur de la Palestine. A titre d’exemple on trouvera ci-dessous le relevé des résolutions de l’Assemblée Générale sur la Palestine pour les années 2021 et 2023.

Résolutions ONU 2021

Résolutions Assemblée Générale

  • 76/10. Règlement pacifique de la question de Palestine. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/12. Jérusalem. (Adoptée le 1er décembre 2021)
  • 76/77. Aide aux réfugiés de Palestine. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/78. Opérations de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/79. Biens appartenant à des réfugiés de Palestine et produit de ces biens. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/80. Travaux du Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/82. Les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 9 décembre 2021)
  • 76/126. Assistance au peuple palestinien. (Adoptée sans vote le 10 décembre 2021)
  • 76/150. Le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 16 décembre 2021)
  • 76/225. Souveraineté permanente du peuple palestinien dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de la population arabe dans le Golan syrien occupé sur leurs ressources naturelles. (Adoptée le 17 décembre 2021)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 46/03. La situation des droits de l’homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. (Adoptée le 23 mars 2021)
  • 46/25. Droit du peuple palestinien à l’autodétermination. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • 46/26. Colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé. (Adoptée le 24 mars 2021)
  • S-30/1 (Session extraordinaire). Veiller au respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et en Israël. (Adoptée le 27 mai 2021)

Résolutions ONU 2022

Résolutions Assemblée Générale

  • 77/22. Committee on the Exercise of the Inalienable Right of the Palestinian People. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/23. Division for Palestinian Rights of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/24. Special information programme on the question of Palestine of the Department of Global Communications of the Secretariat. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/25. Peaceful settlement of the question of Palestine. (Adoptée le 30 novembre 2022)
  • 77/30. Assistance to the Palestinian people. (Adoptée sans vote le 6 décembre 2022)
  • 77/122. Operations of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/123. Assistance to Palestine refugees. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/124. Palestine refugee’s properties and their revenues. (Adoptée le 12 décembre 2023)
  • 77/126. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 12 décembre 2022)
  • 77/247. Israeli Practices Affecting the Human Rights of the Palestinian People and Other Arabs of the Occupied Territories. (Adoptée le 30 décembre 2022)
  • 77/187. Permanent sovereignty of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and of the Arab population in the occupied Syrian Golan over their natural resource. (Adoptée le 17 décembre 2022)
  • 77/208. The right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 15 décembre 2022)

Résolutions Conseil Economique et Social

  • 2022/22. Economic and social répercussions of the Israeli occupation on the living conditions of the Palestinian people in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the Arab population in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 22 juillet 2022)
  • 2022/23. Situation of and assistance to Palestinian women. (Adoptée le 22 juillet 2022)

Résolutions Conseil des droits de l’Homme

  • 49/4. Human rights situation in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and the obligation to ensure accountability and justice for all violations of international law in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem. (Adoptée le 31 mars 2022)
  • 49/28. Right of the Palestinian people to self-determination. (Adoptée le 1er avril 2022)
  • 49/29. Israeli settlements in the Occupied Palestinian Territory, including East Jerusalem, and in the occupied Syrian Golan. (Adoptée le 1er avril 2022)

Vous allez me dire et alors ? la situation ne change pas !

Cela traduit grandement la faillite du système ONU : Israël a plus d’influence sur les Etats-Unis que l’inverse dit un jour Hubert Védrine. Mais est-ce que la situation est figée, définitive ? Pas certain, la raison en est simple :

Il se passe quelque chose dans l’Etat d’Israël. Quelque chose de grave selon moi.

Le Gouvernement de Netanyahou serait-il toujours en odeur de sainteté à Washington ?

  • 19 février 2023 : article de Peter Beinart paru dans le New-York Times

« You can’t save the democracy in a jewish state »

La démocratie israélienne est en danger, article de Ari Shavit du 25 Avril 2022 paru dans le journal Haaretz

« Israël takes its last breath ».

La réforme judiciaire de Netanyahou : le Parlement peut s’opposer à une décision de la Cour Suprême, provoque des manifestations.

Son Gouvernement très à droite est fort critiqué.

Israël provoque de fortes interrogations aux Etats-Unis.

Comment la situation peut évoluer ?

Il faut dépasser le cadre bilatéral

Les enjeux internationaux Palestine-Israël

A plusieurs reprises, en Commission des Affaires étrangères, j’ai interrogé l’Ambassadeur d’Israël en France, je l’ai interpelé en lui disant que pour qu’Israël soit en paix, Israël doit être perçue comme un Etat du Proche-Orient, non une tête de pont occidentale, la tête de pont des Etats-Unis soutenue par la puissante communauté juive des Etats-Unis l’American Israël Public Affairs Committe (AIPAC).

Je reconnais que ce n’est pas simple, plus facile à dire que faire.

Mais est-ce impossible : les Accords d’Abraham sont-ils pérennes ? Nul ne le sait, les Accords au Proche et Moyen-Orient sont souvent sans lendemain.

Les forces les plus anti Israël au Proche et Moyen-Orient sont

  • Le Hamas, le Hezbollah
  • L’Iran

Ces Etats, ces mouvements, prônent le retour des immigrés et la fin du Sionisme.

Ce qui n’est pas acceptable pour Israël.

Mais je sais qu’en Iran des forces prônent une entente avec Israël, prônent mezza voce je vous l’accorde.

Renversement des Alliances ? Ou victoire du principe de réalité, entre puissances nucléaires ? L’Iran est au seuil nucléaire qu’il peut franchir avec la volte-face de la Russie d’abord hostile, puis de connivence pour faire pièce aux Américains. C’est là un jeu trouble qu’Israël n’acceptera pas. Mais alors quelles solutions ?

  • La France, l’UE a proposé la solution avec 2 Etats, un Etat Israël, un Etat arabe pendant longtemps, la colonisation en Cisjordanie rend l’Etat Arabe impossible, l’évacuation des colonies suscitera une opposition forte des ultras Juifs.
  • Un Etat unique ?

Sans discrimination ? Avec une population arabe forte, contrebalancée par les Juifs orthodoxes de plus en plus nombreux.

Risque de tensions et affrontements intenses, et guerre civile.

  • Trump a proposé la partition le 28 janvier 2020 qui fut acceptée en Israël, refusée par les Palestiniens.

Ce projet de partition apparaît légèrement loufoque.

A l’évidence on est dans une impasse, c’est pour l’instant un conflit armé de basse intensité permanent, avec des attentats, des victimes innocentes, suivi de représailles qui provoquent de nouveaux attentats.

La situation demeure imprévisible, dans une Région de plus en plus nucléaire.

L’Atome va-t-il continuer à rendre sage selon la formule bien connue du Général Pierre-Marie Gallois. C’est toute la question.

Jacques Myard

Maire de Maisons-Laffitte

Membre Honoraire du Parlement

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