Jacques Van Rillaer
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Billet de blog 24 sept. 2022

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L’évolution des patients de Freud bien identifiés

Il est très intéressant de connaître le parcours des personnes réelles qui sont derrière les cas publiés par Freud. En effet, le célèbre Viennois affirmait avoir élaboré sa théorie à partir de l’écoute de patients et de l’interprétation de leurs paroles. D’autre part, la lecture commentée de ces cas constitue depuis toujours un élément essentiel dans la formation classique des analystes freudiens.

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

On connaît aujourd’hui le nom de plus de 160 « clients » de Freud. Parmi eux, la plupart sont des candidats à la profession de psychanalyste, venus pour une analyse didactique. La majorité des « patients » ne sont connus que par leur mention dans des correspondances. Ceux qui sont bien identifiés sont au nombre d’une trentaine, parmi lesquels seuls une dizaine ont fait l’objet d’une publication de cas par Freud. Il s’agit de quatre patientes présentées dans le livre Études sur l’hystérie (1895) et des cas réunis dans l’ouvrage Cinq psychanalyses : Dora, le Petit Hans, l’Homme aux rats, le président Schreber et l’Homme aux loups. Notons que l’analyse de Schreber se base uniquement sur son autobiographie. Ernest Jones, le biographe attitré de Freud, écrit que « cette observation est d’autant plus remarquable que Freud n’eut jamais l’occasion de rencontrer le malade » [1]. Où l’on voit qu’une psychanalyse ne requiert pas le contact avec l’analysé.

Ces publications sont très importantes pour deux raisons : Freud prétend avoir élaboré sa théorie à partir de l’écoute de patients. Ces textes montrent comment il observe, sélectionne des informations et raisonne. D’autre part, la lecture commentée de ces cas constitue un élément essentiel dans la formation classique des analystes freudiens.

Jones écrit à propos de Dora, le premier cas de la série : « Cette observation de Freud a, bien longtemps, servi de modèle aux étudiants en psychanalyse et bien que nos connaissances se soient depuis étendues, la lecture en demeure toujours aussi intéressante » [2]. Plus près de nous, le psychanalyste Patrick Mahony constate : « La quantité sans cesse croissante de connaissances sur le cas Dora en fait la plus étudiée, et de loin, des histoires de cas de Freud. Le cas Dora a été qualifié de “modèle pour ceux qui étudient la psychanalyse” (Jones) et d’“analyse classique de la structure et de la genèse d’une hystérie” (Erikson). […] On a salué en lui le document clinique de Freud le plus débattu en sociologie, en anthropologie, en histoire et en critique littéraire, ainsi qu’en psychanalyse et en psychiatrie » [3].

Concernant la psychanalyse des enfants, le traitement du Petit Hans est souvent considéré comme « le » modèle à étudier et à imiter. Mélanie Klein, souvent considérée comme « la » spécialiste de la psychanalyse des enfants, écrit : « Cette analyse posait la première pierre d'un édifice, celui de la future analyse des enfants, [...] elle prouvait l'existence et l'évolution du complexe d'Œdipe chez les enfants, [...] elle est le fondement de toutes les autres analyses » [4]. Aujourd'hui encore, quasi aucun analyste ne remet en question la valeur de ce « fondement ».

Les cas des Études sur l’hystérie — coécrit avec Joseph Breuer — sont moins étudiés car la technique était principalement l’hypnose et non l’interprétation d’associations libres, typique de l’analyse freudienne. Freud dira à ce sujet : « J’abandonnai l’hypnose et essayai de la remplacer par une autre méthode parce que je voulais surmonter la limitation du traitement aux états hystériformes. De plus, mon expérience croissant, deux graves réserves étaient nées en moi à l’encontre de l’emploi de l’hypnose, même au service de la catharsis. La première était que même les plus beaux résultats étaient brusquement comme effacés si le rapport personnel au patient s’était brouillé » [5].

L’importance des enquêtes sur les personnes réelles

Vu l’importance des cas publiés par Freud, il est très important de connaître le parcours des personnes réelles. C’est d’autant plus important que l’on sait à présent que Freud a menti sur le cas d’Anna O., qu’il a plusieurs fois présenté comme paradigmatique de ses conceptions. Cette patiente, de son vrai nom Bertha Pappenheim, avait consulté Joseph Breuer en 1880 pour une toux opiniâtre que celui-ci qualifia d’« hystérique ». Peu après le début du traitement par hypnose, d'autres symptômes sont apparus, de plus en plus théâtraux. Breuer a traité Anna O. durant un an et demi. Il écrit dans sa publication parue 13 ans plus tard (!) : « Elle fut libérée de tous les innombrables troubles qu’elle avait présentés auparavant. Elle quitta Vienne pour un voyage, mais elle eut toutefois besoin encore d’un assez long temps avant d’avoir trouvé tout son équilibre psychique » [6].

Freud a plusieurs fois présenté la psychanalyse en commençant par cette storytelling. Ainsi, il écrit en 1925 dans son Autoprésentation : « Breuer réussit, au prix d’un long et pénible travail, à libérer sa malade de tous ses symptômes » [17] (je souligne). En fait, il savait parfaitement que la thérapie avait été un échec. Il avait écrit à sa fiancée le 5 août 1883 : « Breuer parle constamment de Bertha, dit qu’il souhaiterait qu’elle soit morte afin que la pauvre femme soit délivrée de ses souffrances. Il dit qu’elle ne se remettra jamais, qu’elle est complètement détruite ». Anna O. avait été placée par Breuer dans une institution psychiatrique suisse, où elle demeura cinq années. Ce n’est qu’en 1972 que le célèbre historien de la psychothérapie, Henri Ellenberger, publia le dossier médical d’Anna O. qu’il avait retrouvé dans cette institution [8].

Avant cette falsification, Freud en avait commis une autre, encore plus lamentable. En 1884, il a publié un article où il affirmait avoir délivré des patients de la morphinomanie grâce à la prise de cocaïne. En réalité, il avait essayé le traitement sur un seul patient : son ami Ernst Fleischl von Marxow, un chercheur qui apaisait de fortes douleurs dues à l’amputation d’un pouce infecté lors d’une autopsie. En réalité, Fleischl est resté morphinomane et est devenu gravement cocaïnomane. Son était s’est aggravé. Il a subi des hallucinations. Quelques années plus tard, il était une épave humaine. Han Israëls, en lisant les lettres non publiées de Freud à sa fiancée, a découvert que Freud s’est conduit comme un vulgaire charlatan : il a présenté un traitement désastreux comme un succès éclatant [9].

Dans Études sur l’hystérie, Freud écrivait : « Cela ne cesse de me faire à moi-même une impression singulière de voir que les histoires de malades que j’écris se lisent comme des nouvelles (Novellen) et sont pour ainsi dire privées de l’empreinte de sérieux de la scientificité » [10]. Les enquêtes réalisées sur ses histoires de malades ont fini par montrer qu’il n’a cessé d’être un conteur plutôt qu’un chercheur scientifique. Quasi toutes ses présentations sont peu fiables, quand elles ne sont pas carrément mensongères. Ce sont des produits d’étalage destinés à illustrer ses élaborations théoriques.

Plus d’une vingtaine de chercheurs ont publié des recherches sur des patients de Freud. Citons, à titre d’exemple, Paul Roazen, professeur de science politique et sociale à l’université York (Toronto), reconnu comme un historien impartial de la psychanalyse. Il a publié dix interviews d’anciens clients de Freud : huit aspirants psychanalystes et deux patients. Parmi ces derniers, Albert Hirst, qui ne pouvait éjaculer au cours d’un rapport sexuel. La guérison ne surviendra que dix ans après la cure. Hirst attribuera ce succès « au simple fait de parler à Freud » et « non au contenu des interprétations » [11]. Mark Brunswick a raconté à Roazen qu’il ne fut « guéri d’aucun de ses symptômes » et que Freud en fut « très contrarié » [12].

Les patients de Freud. Destins de Mikkel Borch-Jacobsen [13].

En 2011, le professeur Borch-Jacobsen (université de Washington) a publié l’essentiel de ce qu’on avait découvert de fiable sur le parcours de patients bien identifiés. Ses recherches personnelles ont permis d’ajouter des informations sur ces personnes et leur milieu de vie. Ces recherches n’étaient guère faciles, mais pas insurmontables, notamment parce que quasi tous ces patients étaient du même petit milieu : la très haute société juive viennoise.

À l’époque de la première édition, la plus grande partie des Archives Sigmund Freud, déposées à la Bibliothèque du Congrès américain (Washington), était inaccessible, au grand mécontentement des chercheurs sur Freud et le freudisme Ces archives sont surtout des notes, des correspondances et des témoignages.

Une déclassification relativement importante de documents a eu lieu depuis 2013. (Elle devrait se poursuivre, pour l’essentiel, jusqu’en 2057, mais des documents devraient rester secrets jusqu’en 2113 !, ce qui fait supposer qu’il y a bien des choses à cacher). Borch-Jacobsen en a profité pour publier une version revue, comportant 158 pages de plus. Il a apporté des corrections à plusieurs histoires de cas et a fait des ajouts substantiels concernant Dora, l’Homme aux loups, Bruno Veneziani, Horace Frink et Carl Liebman. Il a présenté sept nouveaux patients sur lesquels nous donnons quelques rapides précisions.

Dessin par Gustav Klimt d’Ea von Allesch, maîtresse du baron von Dirsztay

La femme de Freud a été identifiée comme le premier cas de guérison par l’hypnose publié par Freud. Elle n’arrivait pas à allaiter ses enfants. Pour le deuxième enfant, Freud l’a mise en état d’hypnose et lui a suggéré, à plusieurs reprises, qu’elle était capable d’allaiter. La suggestion a fonctionné. Franziska von Wertheimerstein, que Freud a évoquée dans une note de bas de page comme un cas de « grand succès par l’hypnose », a été en fait un échec thérapeutique. Wilhelm von Griendl est le patient évoqué par Freud dans le récit de son oubli du nom Signorelli. Il était un psychiatre qui s’est suicidé alors qu’il était en traitement chez Freud. Alois Jetteles, un patient déprimé, s’est tiré une balle dans la tête. Kurt Rie, lui aussi déprimé, s’est également tiré une balle dans la tête. Monroe Meyer, un psychiatre américain venu chez Freud pour une analyse didactique, souffrait de dépressions récurrentes. Il s’est suicidé à l’âge de 47 ans. Scofield Thayer, un riche américain, hypocondriaque depuis l’enfance, est devenu progressivement paranoïaque et a fini dans un hôpital psychiatrique avec le diagnostic « schizophrène ».

Freud n’a jamais publié un cas mentionnant le suicide. Il n’en était pas moins préoccupé de cette fin de thérapie. Quand Jung lui annonça le suicide de son assistant, il répondit le 2 avril 1911 : « Je suis frappé de ce qu’en fait nous consommons beaucoup de personnes ». Abram Kardiner, venu chez Freud pour une didactique, raconte dans le journal de son analyse : « Monroe Meyer et moi discutions un jour avec Freud du suicide de deux analystes à Vienne. Ses yeux pétillaient de malice pour nous dire : “Eh bien, le jour n'est pas loin où l'on considérera la psychanalyse comme une cause légitime de décès” » [14]. Le suicide sera le sort de Meyer comme d’autres psychanalystes — Federn, Gross, Stekel, Tausk, Silberer, Sokolnicka — ainsi que de patients présentés dans la première édition du livre de Borg-Jacobsen : Pauline Silberstein, qui s’est défénestrée, Margit Kremzir, qui s’est pendue, Viktor von Dirsztay, qui s’est suicidé par le gaz. On peut excuser Freud en alléguant que des dépressions graves nécessitent des médicaments inexistants à l’époque, mais il importe de noter que la psychanalyse est généralement contre-indiquée pour les dépressions, notamment parce qu’elle intensifie les ruminations démoralisantes et n’incite guère à la reprise d’activités valorisantes [15].

La correspondance de Freud avec Jung révèle que celui-ci n’obtenait guère de meilleurs résultats à l’époque où il utilisait la méthode de Freud. Jung lui écrivait le 4 décembre 1906 comment il avait défendu la psychanalyse : « J’ai considéré comme plus prudent de ne pas m’appuyer trop sur le succès thérapeutique, sinon on aura vite rassemblé un matériel apte à y montrer que le résultat thérapeutique est très mauvais, ce qui ferait du mal à la théorie également ». Freud, après une dizaine d’années de pratique de sa méthode d’analyse, écrivait à Oscar Pfister, le 18 janvier 1909 : « Un peu par plaisanterie, mais aussi à vrai dire sérieusement, nous avons coutume de reprocher à notre psychanalyse d'exiger, pour être appliquée, un état normal et de se heurter à une barrière dans les anomalies établies dans le psychisme, ce qui revient à dire que la psychanalyse trouve ses meilleures conditions d'application là où on n'en a pas besoin, chez les gens normaux » [16].

Les « guérisons »

Des 38 patients présentés, seuls 3 ont été libérés de leur trouble, c’est-à-dire 8%. Il s’agit d’abord de la femme de Freud, dont nous avons parlé. Ensuite, de l’Homme aux rats, qui souffrait d’obsessions. Il allait mieux après quatre mois et demi d’analyse, a pu travailler et se marier. Toutefois, un an après la fin du traitement, Freud écrivait à Jung qu’il avait rencontré son ex-patient et que « l’endroit où il est encore accroché (père et transfert) s’est distinctement montré dans la conversation » (17-10-1909). On n’en sait pas plus. Enfin, le Petit Hans, de son vrai nom Herbert Graf, présentait une phobie des chevaux après avoir été effrayé par la chute très bruyante d’un cheval. Sous la direction de Freud, le père a tenté de convaincre Herbert que sa peur était causée par le complexe d’Œdipe. Après quelques mois, la phobie a disparu, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait que les phobies d’animaux apparaissaient et disparaissaient facilement vers 4 ou 5 ans [17]. Freud lui-même écrira dix-sept ans plus tard : « Les phobies des tout petits enfants devant la solitude, l’obscurité et les étrangers, qui peuvent presque être appelées normales, passent le plus souvent quelques années plus tard, elles “s’en vont avec la croissance”, comme on le dit de nombreux autres troubles de l’enfance. Les si fréquentes phobies d’animaux ont le même destin » [18].  

Chez Herbert, la disparition peut s’expliquer par le fait qu’il voyait tous les jours des chevaux devant chez lui et que plus rien d’effrayant ne se soit produit. Devenu adulte, Herbert ne se souviendra ni de sa phobie — preuve qu’elle n’avait pas été intense — ni de la thérapie. Interrogé par Kurt Eissler sur l’impression que lui avait fait la lecture de son cas, il répondit qu’il trouvait « choquants » cette publication et le « vol de son identité » [19].

Un ouvrage qui n’a pas d’équivalent

Le livre de Borch-Jacobsen n’a pas d’équivalent en français ni en anglais (l’édition révisée est parue sous le titre Freud’s patients. A book of lives). Le recensement des patients n’est pas exhaustif, mais il est sans doute représentatif de la façon dont Freud travaillait : à côté de l’analyse psychologique, il utilisait la suggestion, les conseils, les interdictions, les commandements, l’incitation à se confronter à l’objet de ses peurs (il a par exemple conseillé à Meyer de visiter des cimetières pour surmonter sa peur de la mort). Les cures duraient des années, sauf en cas de rupture, de suicide ou de manque d’argent. Les séances étaient de six à douze (!) par semaine. Les témoignages de patients et de membres de leur famille montrent que Freud considérait tout refus de ses explications comme des « résistances ». Beaucoup de patients souffraient de dépressions récidivantes ou d’un trouble bipolaire. Les améliorations passagères étaient attribuées à la thérapie. La plupart du temps les rechutes ne se faisaient pas attendre. Par exemple le baron Victor von Dirsztay a été traité par Freud de 1909 à 1911, de 1913 à 1915 et de 1917 à 1920, après quoi Freud l’a référé à Theodor Reik. Il finira par se suicider.

Freud avait des honoraires extrêmement élevés malgré la médiocrité de ses résultats. Après la Première Guerre Mondiale, il s’est pratiquement limité à pratiquer des didactiques d’Américains et d’Anglais, une profession facile et très rémunératrice.

L’ouvrage comporte une remarquable iconographie et une bibliographie de quinze pages. Il ravira ceux qui désirent mieux connaître la pratique effective de Freud, ses patients, leurs relations et leur milieu culturel.

Références

[1] Jones, E. (1955) Sigmund Freud: Life and Work. Vol. 2. Basic Books. Trad., La vie et l'œuvre de Sigmund Freud. PUF, 1961, Op. Cit., p. 285.

[2] Jones, E., Op. Cit., p. 274.

[3] Mahony, P. (2001) Dora s’en va. Violence dans la psychanalyse. Les Empêcheurs de penser en rond, pp. 19, 25. — Pour en savoir plus sur le cas Dora, voir : https://blogs.mediapart.fr/jacques-van-rillaer/blog/010618/dora-l-hysterique-exemplaire-selon-freud-et-les-freudiens

[4] Klein, M. (1948) Essais de psychanalyse. Trad., Payot, 1976, 178s.

[5] Auto Freud, S. (1925) Autoprésentation. Trad., PUF, XVII p. 74s.

[6] Breuer, J. & Freud, S. (1895) Études sur l’hystérie. Trad., PUF, 2009, II 59.

[7] Freud, S., Op. cit., p. 68.

[8] Ellenberger, H. (1972) The story of “Anna O.”: A critical review with new data, Journal of the History of the Behavioral Sciences, 8 : 267-279 — L’histoire d’“Anna O.” Étude critique avec documents nouveaux, L’Évolution psychiatrique, 37 : 693-717.

[9] Israëls, H. (2005) Freud cocaïnothérapeute. In: Le livre noir de la psychanalyse. Les Arènes, p. 67-71.

[10] Freud, S. (1895) Études sur l’hystérie. Trad. , PUF, 2009, II 182.

[11] Roazen, P. (2005) Dernières séances freudiennes. Trad., Seuil, p. 60.

[12] Ibidem, p. 114.

[13] Borch-Jacobsen, M., Les patients de Freud. Destins. Éditions Sciences Humaines, 2011, 224 p. Nouvelle édition revue et augmentée, 2022, 382 p.

[14] Kardiner, A. (1978) Mon analyse avec Freud. Trad ., Belfond p. 105.

[15] Sur l’importance de la reprise progressive d’activités en cas de dépression, voir Science et pseudo-sciences, 2018, n° 322 - https://www.afis.org/Un-remede-a-des-etats-depressifs-agir-pas-a-pas

[16] Freud, S. (1966) Correspondence 1873-1939. Trad., Gallimard, p. 299.

[17] Gray, J. (1987) The psychology of fear and stress. 2nd ed., New York : Cambridge University Press, p. 11.

[18] Freud, S. (1926) Inhibition, symptôme et angoisse. Trad., PUF, XVII 262.

[19] Pour un exposé critique du cas du Petit Hans : J. Van Rillaer, Les désillusions de la psychanalyse, 2021, p. 298-306.

———————

Deux sites pour des publications de J. Van Rillaer sur la psychologie, la psychopathologie, les psychothérapies, les psychanalyses, etc.

1) Site de l'Association Française pour l'Information Scientifique : www.afis.org

2) Site de l'université de Louvain-la-Neuve:

https://moodle.uclouvain.be/course/view.php?id=2492

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