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Billet de blog 28 novembre 2025

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Gérard MILLER, grande vedette du lacanisme, tombé de son piédestal

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https://www.franceinfo.fr/.../affaire-gerard-miller-on...

Dès le début du Mouvement freudien, des analystes se sont permis de transgresser des normes aussi bien dans les traitements que dans leurs mœurs quotidiennes. Paul Roazen, qui a passé sa vie à retrouver des patients et des analystes du temps de Freud, témoigne du sentiment, chez les premiers freudiens, de se considérer comme “des surhommes et des superfemmes”: “Ces gens s’étaient libérés, ils se sont affranchis des traditions morales occidentales et toutes les options leur étaient ouvertes. C’était un groupe de gens élus, qui étaient en train d’établir des normes entièrement nouvelles” [1]

Avec les lacaniens les abus ont été pires, Lacan lui-même ayant séduit des patientes et ayant servi d’exemple de transgressions de différents genres.

Pour des exemples, voir Jacques Bénesteau dans « Mensonges freudiens » (Mardaga) pp. 65-69 : Jung, Otto Gross, Ferenczi, Reich, Masud Khan, etc.

Ernest Jones, un des plus zélés freudiens, a abusé d’une petite fille qui était sa patiente, ce qui lui a valu un séjour en prison [2].

——————

[1] Cité in Borch-Jacobsen, M. (1994) Squelettes dans le placard freudien. Entretien avec Paul Roazen. Le Coq-héron, 2011/4, p. 114).

[2] Roazen, Meeting Freud's family. Mes rencontres avec la famille Freud. Seuil, 1996, p. 214.

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