Jacques Van Rillaer
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Billet de blog 31 déc. 2021

“Le miracle du soleil”, argument de Bolloré & Bonnasies pour le Dieu des catholiques

Dans “Dieu, la science, les preuves”, Yves Bolloré & Olivier Bonnassies essaient de convaincre de l’existence du Dieu des catholiques par une série d’arguments, dont “le miracle du soleil” de Fatima (1917). Nous présentons une enquête approfondie sur ce “miracle”.

Jacques Van Rillaer
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Nous n’avons pas lu le best-seller des deux fervents catholiques. Nous avons pris connaissance de l’argument de Fatima par l’article d’Étienne Girard et Thomas Mahler dans L’Express du 23 décembre (n° 3677, p. 22-24) : “Dieu et la science : les liaisons dangereuses”.

Nous présentons notre traduction, du néerlandais, d’un article paru dans la revue de l’Association flamande des sceptiques (SKEPP), Wonder en is gheen Wonder (2017, 3: 21-25). L’auteur, Tim Trachet, est diplômé astronome de l’université de Bruxelles. Il produit des documentaires historiques à la télévision flamande. Il est le président d’honneur de SKEPP, l’association des sceptiques flamands.

Le 13 octobre 1917 des milliers de personnes se trouvaient près de la petite ville portugaise de Fátima pour assister à l’apparition de la Vierge Marie. À l’exception de trois enfants, personne ne la vit, mais beaucoup virent le soleil danser.

L’histoire des apparitions commence exactement cinq mois plus tôt. Le 13 mai, trois enfants faisaient paître un troupeau de moutons dans un champ : Lucia dos Santos, 10 ans, son cousin Francisco Marto, 9 ans, et sa sœur Jacinta Marto, 7 ans. Une brusque lumière attira les enfants vers un petit chêne. Sous l’arbre, les deux fillettes virent une femme magnifique, debout, dans une lumière éclatante.

La femme raconta aux enfants qu’ils devaient revenir à cet endroit tous les treize du mois. (Au début, Francisco ne put la voir ni l’entendre). Elle dit qu’elle révèlerait son nom à la sixième et dernière apparition. Elle annonça qu’ils iraient tous les trois au ciel, mais que Francisco devait, avant cela, encore réciter beaucoup de rosaires. Suite à cette annonce, Jacinta demanda à son frère d’immédiatement prier le rosaire. Après quoi lui aussi vit la femme. La femme recommanda aux enfants de prier pour que la guerre s’arrête (à ce moment, la Première Guerre mondiale faisait rage), puis disparut au ciel.

Les enfants ne doutèrent guère d’avoir vu Marie, mais décidèrent de garder le secret sur ce qui leur était arrivé. Malgré tout, la petite Jacinta confia assez vite le secret à ses parents. Dès lors la nouvelle se répandit rapidement.

Un mois plus tard, les trois enfants se retrouvèrent au même endroit, accompagnés cette fois d’une cinquantaine de villageois. Ils s’agenouillèrent devant le chêne et prièrent jusqu’à ce qu’ils virent la dame descendre du ciel. Les autres personnes présentes ne virent et n’entendirent rien. De même, durant les trois mois qui suivirent, l’apparition se limita aux enfants. Quelques personnes toutefois virent un petit nuage monter au-dessus de l’arbre et entendirent les feuilles bruisser au moment où l’apparition cessa.

Après la troisième apparition, le 13 juillet, les enfants dirent qu’ils avaient reçu de la dame une révélation exceptionnelle qu’ils ne pouvaient pas dévoiler. Cela produisit une forte publicité pour l’événement. Les autorités portugaises, méfiantes pour toute l’affaire, firent interroger les enfants et les retinrent un moment dans la commune d’Ourén. Dès lors, les enfants ne purent se rendre à l’apparition du 13 août. Mais l’intérêt ne fit que croître.

Le miracle du soleil

Le 13 octobre, jour de la dernière apparition annoncée, des dizaines de milliers de personnes étaient présentes. Des observateurs ont parlé de 70 000 personnes. Beaucoup croyaient qu’un grand miracle allait se produire. Mais, une fois de plus, seuls les trois enfants virent et entendirent la dame. Celle-ci se présenta comme Notre-Dame du Rosaire. Elle demanda que l’on construise une chapelle à cet endroit et que les gens se repentent. Après avoir prédit aux enfants la fin de la guerre, elle leva les mains au ciel. Du coup Lucia cria : « le soleil ».

Ce qui se produisit alors a été décrit de différentes façons. La pluie qui tombait s’arrêta. Les nuages se déchirèrent et le soleil apparut. Du moins, on vit un disque très brillant qui donna l’impression de commencer à descendre et qui, selon certains témoins, était entouré de rayons ou d’un anneau lumineux. Ensuite on eut l’impression que le soleil tomba en direction de la foule. Ce phénomène se serait produit plusieurs fois, de sorte que l’on dit que le soleil avait dansé.

Beaucoup de spectateurs virent le soleil changer de couleur, tournant de gris à rouge foncé. Après un certain temps, le soleil commença à sautiller. Il donna l’impression de descendre en un mouvement de zigzag et arriva si bas qu’il y eut un petit moment de panique. Mais peu après le soleil remonta en sautant ou en dansant, et devint tout à fait normal. Entretemps le tapis de nuages s’était entièrement ouvert et le temps se mit au beau.

Tout le monde ne put confirmer la même chose. Certains virent seulement le soleil glisser majestueusement d’ouest en est. D’autres avaient l’impression que des nuages blancs étaient descendus vers l’astre du jour. Il était aussi question de différences de couleurs.

Un autre miracle aurait été que beaucoup de personnes présentes, trempées par la pluie, s’étaient brusquement retrouvées au sec et que beaucoup de ceux qui s’étaient agenouillés sur le sol mouillé au moment du phénomène n’avaient pas de boue sur les vêtements.

Le « miracle du soleil » constituait pour les autorités de l’Église un argument très important pour considérer les événements de Fátima comme un miracle. Les apparitions furent reconnues comme authentiques et Fátima devint un des lieux de pèlerinage les plus connus du XXe siècle.

Explications

Y a-t-il une explication scientifique plausible pour le miracle du soleil ? On a avancé une hallucination collective, mais nous devons ici être prudents. Rien n’est moins prévisible que le comportement d’une grande foule excitée à l’idée que « quelque chose » va se passer. On ne peut pas se contenter d’expliquer simplement par la pure imagination puisque beaucoup de personnes sceptiques virent aussi les mouvements bizarres du soleil.

Que le soleil ait réellement bougé est évidemment impensable et en contradiction avec ce qu’enseigne l’astronomie. En outre, personne n’avait rien remarqué ailleurs dans le monde. On a suggéré que le disque lumineux était autre chose que le soleil. Depuis que le phénomène des ovnis s’est popularisé, le prodige du soleil est apparu dans une série de publications ufologiques, où l’on suggère qu’il s’agissait en fait d’un engin extraterrestre. Je laisse ici entre parenthèses la question du rapport entre la « belle dame » et les visites d’extraterrestres. Un ovni fait plus moderne et rationnel qu’une apparition mariale, mais ce n’est pas une bonne explication. Si le soleil n’est pas en cause, il faut expliquer pourquoi l’ovni était extraordinairement lumineux. On cite peu d’exemples où un ovni est confondu avec le soleil. Ce que beaucoup voient comme un ovni est souvent un phénomène naturel non exceptionnel. Dans ce cas, on pense surtout à un phénomène atmosphérique : une tornade ou la « foudre en boule ».

Les explications physiques les plus plausibles sont toutefois de l’ordre des phénomènes de parhélie, des effets d’optique relatifs au soleil, produits par la réfraction des rayons dans l’atmosphère. Tout le monde a eu l’occasion de voir un halo : un anneau lumineux autour du soleil ou de la lune. Les « faux soleils » sont un phénomène moins connu. Il s’agit de taches lumineuses dans le voisinage du soleil. Ces taches n’attirent pas toujours l’attention, mais il arrive qu’elles soient aussi brillantes que le soleil. Un faux soleil peut présenter différentes couleurs, allant même jusqu’au bleu. Les halos et les faux soleils se trouvent le plus souvent à une assez grande distance du soleil, mais certains cercles sont plus petits. Un autre phénomène est un anneau autour du soleil, ce qui peut se produire lorsque le soleil brille à travers un nuage. De tels phénomènes ne se déplacent pas rapidement dans le ciel et certainement pas en donnant l’impression de sauts de danse.

Regarder fixement le soleil

Une indication importante est que, selon les témoignages, les personnes présentes à Fátima ont regardé le soleil, disons même qu’elles ont fixé le soleil. Dans ce cas, des sensations frappantes peuvent se produire. Il va se soi qu’il est absolument déconseillé de faire l’expérience : fixer le soleil peut endommager gravement la rétine. Quelqu’un qui a réalisé sérieusement cette expérience est Joseph Plateau, célèbre physicien du XIXe siècle, professeur à l’université de Gand. Il a raconté que l’expérience l’avait rendu aveugle.

Plateau a découvert l’image rémanente, un phénomène physiologique que nous pouvons tous constater lorsque nous regardons un objet très lumineux et qu’ensuite nous fermons les yeux ou que nous regardons une surface blanche ou sombre. Dans ces cas, nous voyons encore la forme de l’objet, mais en une autre couleur, complémentaire. Celui qui a regardé le soleil fortuitement et qui a ensuite fermé les yeux a peut-être déjà perçu un disque bleuâtre. C’est un effet de l’adaptation des cellules des yeux sensibles à la lumière intense.

Lorsqu’on fixe le soleil, on bouge instinctivement les yeux pour éviter que l’image du soleil reste au même endroit de la rétine. Dès lors l’image du soleil se déplace sur la rétine, ce qui donne l’impression que le soleil « danse ». En outre, apparaissent alors plusieurs images rémanentes de différentes couleurs.

Auguste Meessen, professeur émérite de physique (notamment de physique quantique) à l’université de Louvain, a réalisé récemment ce genre d’expérience dangereuse. Il est surtout connu pour ses idées sur les ovnis, qu’il considère comme des engins extraterrestres, et il a formulé des hypothèses sur leurs déplacements. Avant cela, il a adopté d’autres points de vue naïfs en matière de pseudosciences. Il a fait également des publications sur le miracle de Fátima, mais là il pense que l’explication réside simplement dans le fait de regarder (trop) longtemps le soleil.

Meessen s’est risqué à l’expérience de fixer lui-même le soleil. « Le soleil devint gris parce que mes yeux réagirent immédiatement à la forte luminosité et réduisirent automatiquement leur sensibilité ». D’autre part, il vit un anneau éclatant autour du disque solaire. Ce phénomène a également été rapporté par des témoins de Fátima. Selon Meessen c’est un effet de la façon dont les cellules sensibles de la rétine transmettent de la lumière au cerveau. Nous ne discutons pas ici la valeur de cette explication, mais nous constatons que le fait de fixer le soleil provoque indubitablement des effets qui peuvent être interprétés comme « miraculeux ». Fátima n’est pas le premier cas de ces phénomènes

Quelques autres prodiges solaires

En 1901 plusieurs habitants — dont un curé — du village normand de Tilly-sur-Seulles virent tourner le soleil, entouré d’un grand nombre de ballons multicolores. À cet endroit, une voyante avait eu des apparitions et une guérison extraordinaire avait été rapportée.

Plus récemment en Belgique, une apparition mariale se produisit en 1933 à Onkerzele près de Grammont. Une femme vit une lumière d’une beauté indescriptible, en dessous de laquelle se trouvait une boule grise et bleue. (Ceci se produisit peu après les apparitions en Belgique de Beauraing et Banneux, qui furent reconnues par l’Église, contrairement à celle d’Onkerzele et beaucoup d’autres qui suivirent).

De 1990 à 1998, à Conyers, dans l’état américain de Géorgie, plusieurs groupes de personnes se réunirent à un endroit où la Vierge Marie serait apparue. Dans ces circonstances — comparables à celles de Fátima — beaucoup de gens virent le soleil tourner et changer de couleur. Sur place, un groupe de sceptiques, Georgia Skeptics, eut l’intelligence d’utiliser un télescope muni d’un filtre solaire protecteur, de sorte que des centaines de personnes présentes purent constater qu’il ne se passait absolument rien d’anormal.

Encore en 2008, dans la région de Kottayam, au sud de l’Inde, dans l’État du Kerala, où vit une grande population chrétienne, il était question de l’apparition de la Sainte Vierge dans le soleil. Des centaines de croyants et de curieux fixèrent le soleil et 48 d’entre eux durent être soignés dans un hôpital pour des troubles oculaires, certains même pour cécité (le soleil était très haut dans le ciel et les rayons UV étaient au maximum) [1].

La plupart des chercheurs critiques, comme le célèbre « détective sceptique » Joe Nickell, pensent qu’il n’y a pas une seule explication pour le prodige du soleil et qu’il s’agit le plus souvent d’une combinaison de facteurs : l’état d’esprit de la foule, un phénomène atmosphérique et la fixation du regard sur le soleil. Quoi qu’il en soit, tout ce que nous savons est basé sur des témoignages. Alors que des photographes étaient présents, on ne dispose pas de photos prouvant le phénomène.

Le contexte historique

Le cas de Fátima apparaît exceptionnel par d’autres aspects que le prodige du soleil. Les prières pour l’arrêt de la guerre et la prédiction de sa fin ne sont pas sans relation avec le contexte historique. Fatima apparut comme l’expression de l’espoir et du souhait de la paix [2].

À cette époque, le Portugal était un pays nettement désavantagé au plan économique. Malgré son vaste empire colonial, le sous-développement économique était grand et la population était peu alphabétisée dans des régions agricoles comme celle de Fátima. En 1910, la monarchie était tombée après une courte révolution. Le nouveau régime républicain — soutenu par les classes développées et qui ne pouvait se maintenir qu’en excluant les analphabètes (tout comme les femmes) du droit de vote — était très anticlérical et essayait de limiter l’important pouvoir de l’Église.

La Première Guerre mondiale a durci ces oppositions. Le pays, de par ses intérêts coloniaux et maritimes, avait toujours entretenu des relations étroites avec l’Angleterre tandis que les anticléricaux s’étaient tournés vers la France. Les sympathies du pouvoir pour les Alliés amenèrent l’Allemagne à déclarer la guerre au Portugal, ce qui n’allait pas peser bien lourd dans le conflit. Dans la plupart des pays en guerre, les catholiques firent preuve de beaucoup de patriotisme, appuyés en cela par le clergé. Mais au Portugal, alors sous-développé, les conservateurs et les catholiques refusaient de participer à la guerre, au vu des malheurs que cela entraîne. Les partis davantage progressistes adoptèrent le point de vue opposé. La même configuration se retrouva en Espagne, qui réussit à rester en dehors du conflit, mais où beaucoup de Catalans progressistes rejoignirent l’Armée française. La guerre fut considérée comme une conséquence de la décadence du monde moderne, ce qu’avait déclaré la pape du moment.

Les trois secrets de Fátima

Par la suite, Fátima devint célèbre pour les prédictions que la Vierge aurait annoncées aux enfants. Tout ce que nous savons de ces secrets vient de Lucia dos Santos, l’aînée des bergers. Les deux autres moururent peu après les événements : Francisco fut victime en 1919 de la grippe espagnole et Jacinta mourut un an plus tard d’une pneumonie. Tous deux furent déclarés saints par le pape François le 13 mai 2017, exactement cent ans après la première apparition. La Vierge aurait prédit leur mort précoce lors de ses apparitions, mais ceci fut communiqué uniquement à Lucia, qui ne l’acta pour la première fois qu’en 1927.

Lucia est décédée en 2005 à l’âge de 97 ans. À partir de 1925 elle vécut dans un couvent, d’abord dans la ville de Tuy en Espagne, ensuite, à partir de 1948, dans un couvent de carmélites à Coimbra, près de Fátima. Elle y vécu encore plusieurs expériences mystiques et retourna plusieurs fois à Fatima, parfois en compagnie du pape.

Les trois secrets auraient été révélés le 13 juillet 1917. À l’invitation de l’évêque de Leiria (qui avait autorité sur Fátima), Lucia mit par écrit les deux premiers secrets en 1941. Le premier n’est rien d’autre qu’une description de l’Enfer. Le deuxième est plus concret : « La guerre va cesser mais, si l’on n’arrête pas d’offenser Dieu, une autre, pire, commencera sous le pontificat de Pie XI. Quand vous verrez la nuit éclairée par une lumière inconnue, sachez que c’est le grand signe que Dieu donnera pour annoncer qu’il va punir le Monde par la guerre pour ses crimes ».

Lucia crut que la « lumière inconnue » a été une lumière polaire exceptionnelle apparue le 25 janvier 1938, visible dans une grande partie de l’Europe et jusqu’au Portugal. Certains décrivirent cette lumière comme un « rideau de feu ». Le pape d’alors s’appelait en effet Pie XI. La guerre annoncée était la Seconde Guerre mondiale. Celle-ci débuta formellement en septembre 1939, mais à ce moment-là le pape Pie XI était mort depuis un an [3]. Sans doute est-il frappant que l’on ait prédit en 1917 que la guerre allait bientôt se terminer (en fait quinze mois plus tard) et qu’il y aurait un pape appelé Pie XI. Mais tout cela fut mis sur papier en 1941 !

Quant au troisième secret, Lucia ne voulut pas le communiquer à l’évêque de Leiria. Elle estimait que le temps n’était pas encore venu. Lorsqu’en 1943 elle tomba gravement malade et qu’on craignit pour sa vie, à l’initiative de l’évêque elle mit le secret par écrit et plaça le document dans une enveloppe cachetée qui ne pouvait être ouverte qu’en 1960. L’évêque transmit l’enveloppe au Vatican en 1957.

Les spéculations concernant le troisième secret ne manquèrent pas. Certains pensaient que l’Église avait imposé le silence à Lucia. La pensée complotiste s’amplifia encore en 1960 lorsque le Vatican fit savoir que le secret resterait « fort probablement » un secret pour toujours. En 1981 un cinglé détourna un avion pour obliger le pape à révéler le secret.

Le secret fut finalement dévoilé par le cardinal Josef Ratzinger (futur pape Benoît XVI), alors préfet de la Congrégation romaine pour la Doctrine de la Foi. Celui-ci fit savoir que « seront déçus ceux qui s’attendaient à des révélations apocalyptiques sensationnelles sur la fin du monde ». Le secret est une courte vision effrayante d’un évêque habillé en blanc, le plus souvent considéré comme le pape, accompagné de prêtres et d’évêques. Ils gravissent une montagne où des soldats les tuent avec des flèches et des armes à feu. Certains y voient une prédiction de l’attentat sur le pape Jean-Paul II le 13 mai 1981 (à peine onze jours après la tentative ratée du détournement d’avion). En fait, cet attentat n’était pas le fait de soldats, le pape ne gravissait pas une montagne et il survécut à l’agression. Le même pape, pourtant un grand fan de Fátima, fit savoir, très prudemment, que le troisième secret ne peut s’interpréter que symboliquement et qu’il ne contient pas de prédiction concrète. Pouvons-nous ajouter que certains croient que ceci n’est pas le véritable secret de Fátima et que le « véritable » est encore gardé secret ?

[1] http://www.dnaindia.com/india/report-50-people-looking-for-solar-image-of-mary-lose-sight-1152984

[2] Un an avant les apparitions mariales, les trois bergers auraient déjà vu un « Ange de la Paix ».

[3] On peut considérer que la Seconde Guerre mondiale a déjà commencé le 7 juillet 1937 avec la guerre sino-japonaise, conflit qui allait faire partie de la Seconde Guerre mondiale.

Bibliographie

Meessens, Auguste (2003) Apparitions and Miracles of the Sun. International Forum in Porto “Science, Religion and Conscience”. Actas do Forum International, Centro Transdisciplinar de Estudos da Consciência, 2005.

En ligne : http://www.meessen.net/AMeessen/MirSun.pdf

Nickell, Joe (1993) Looking for a miracle: Weeping Icons, Relics, Stigma, Visions and Healing Cures. Buffalo, New York: Promotheus Books, 253 p.

Nickell, Joe (November/December 2009) The real secrets of Fatima. Skeptical Inquirer, 33.6.

En ligne : https://cdn.centerforinquiry.org/wp-content/uploads/sites/29/2009/11/22164423/p14.pdf

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