Deux crimes différents mais tous deux révélateurs de ce que recouvre réellement les religions. On se souvient des 330 000 crimes reconnus par l’église catholique en France. On se doute que ces crimes avérés ne sont que le côté émergé de l’iceberg. On se doute aussi que lorsque le voile se lèvera, comme il commence à le faire, sur les autres pays catholiques, Pologne, Italie, Mexique etc… l’ampleur des crimes, des millions et des millions, soulèvera le cœur, comme il le fera lorsque sera révélé la réalité que cache encore les autres religions, islam, judaïsme, églises évangéliques, hindouisme, bouddhisme… Pour l’instant elles sont encore en mesure de maintenir une chape de plomb sur leurs activités étant moins en déliquescence que l’église catholique. Oui les « gentils » bouddhistes aussi comme le montrent déjà les crimes commis contre les rohingyas musulmans en Birmanie.
Les crimes des religions sont de tous ordres, de type privés, sexuels, tels que ceux aujourd’hui révélés dans les églises occidentales, mais aussi politiques, comme ceux de l’hindouiste Modi contre les musulmans en Inde, crime d’apartheid comme le judaïsme le promeut en Palestine, crimes militaires comme l’agression contre l’Ukraine soutenue par l’église orthodoxe russe… crimes de guerre, crimes contre l’humanité, les religions sont de tous les mauvais coups. On ne s’en tient ici qu’à quelques-uns des crimes actuels, sans parcourir l’histoire qui est malheureusement truffée de tragédies religieuses.
Mais la société fait encore preuve d’une grande complaisance à l’égard des crimes des « mafias » religieuses comme les appelle Salman Rushdie. Ainsi en France toute organisation ayant couvert autant de crimes que l’église catholique aurait été interdite… mais c’est une religion ! En ce qui concerne l’agression contre Salman Rushdie, les commentaires couvrent souvent du mystérieux terme de Fatwa, un vulgaire appel au crime et semblent ainsi un peu la justifier.
En prétendant distinguer les « erreurs » personnelles ou les déviations intégristes des religions elles-mêmes on exonère ces dernières de leurs crimes. En ce qui concerne l’église catholique par exemple le caractère systématique, massif, de la couverture de la pédophilie, par toutes sortes de hiérarchies et dans tous les pays, ne laisse aucun doute sur le fait que l’origine commune à toutes ces affaires c’est la religion elle-même. Nier la porosité entre les intégrismes et les religions c’est nier la réalité. Le djihad est bien inscrit dans le Coran. Toutes les religions « du livre » s’appuient sur des livres reflétant les sociétés archaïques de servage et de féodalisme. Ils sont remplis d’appels au meurtre. Toutes les tentatives pour les édulcorer et pour tenter d’adapter leur contenu à la réalité d’aujourd’hui trouvent fatalement des « puristes » pour revenir au mot à mot du livre.
Encore ne pointe-t-on ici que les crimes « directs » des religions. Outre que toutes oppressent les femmes, elles ont toutes aussi au moins deux autres points en commun : Dans tous les pays, quel que soit la religion dominante, elle défend les intérêts des élites, elle conforte le même système inégalitaire en place, le système capitaliste, et par ailleurs, partout aussi les religions divisent les travailleurs. Or sur le plan des luttes politiques aussi une certaine complaisance est de mise. En ce qui concerne l’église catholique on surévalue le côté positif qu’ont pu jouer des catholiques avec « l’église de la libération » en Amérique latine, les prêtres ouvriers en France, ou dans Solidarnosc en Pologne. Tout ceci ne peut rattraper son rôle principalement négatif. De même sous prétexte que des travailleurs arabes sont souvent musulmans et sont victimes de racisme on est complaisant avec l’Islam. Mais les travailleurs arabes n’ont pas moins besoin que d’autres de s’éloigner de la bêtise religieuse, ils n’ont pas moins besoin que d’autres de rationalité pour être efficaces dans leur lutte.
Comment convaincre des travailleurs attirés par le Rassemblement National de faire l’unité avec des travailleurs arabes si on est complaisant avec l’Islam ? Comment convaincre des travailleurs arabes de faire l’unité si on est critique uniquement à l’égard de l’Islam ?
Il s’agit bien sûr de lutte idéologique vis-à-vis des religions. Il ne s’agit pas de développer à l’égard des croyants la même haine qu’ils ont entre eux ou à l’égard des non croyants. Les athées n’ont jamais perpétré contre des croyants les crimes que ceux-ci ont commis. Chacun peut bien croire à ce qu’il veut bien sûr, mais personne ne peut prétendre être au-dessus de toute critique (où de toute caricature) quand il « la ramène » dans la sphère publique. La dénonciation ferme des religions, sectes, et autres théories complotistes est une des conditions de l’unité des travailleurs. Merci Salman Rushdie et bon rétablissement.