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Billet de blog 22 juin 2022

Quels sont les rapports de classes à l’issue des élections 2022 ?

On a une image plus juste du rapport des forces politiques du pays en observant le résultat des premiers tours des élections selon les inscrits plutôt que celui des votes exprimés. Bien qu’il y manque 3 millions d’immigrés étrangers de plus de 18 ans. L’équivalent de 6% des 49 millions d’inscrits. Immigrés qui n’ont pas le droit de vote et font pourtant partie des forces vives du pays.

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Les élections présidentielles d’Avril ont indiqué 4 groupes à peu près égaux : l’abstention et les camps, Macron, Le Pen, Mélenchon en cumulant aux 3 candidats arrivés en tête les votes des candidats proches.

Aux Elections législatives du 1er tour l’abstention est de 52%, (54% au 2ème tour). Comparés à 2017 Les résultats sont :  majorité présidentielle Ensemble 12% (- 1,5%), Nupes 12% (-0,14%), Rassemblement National 8,7 % (+2,4%), Les Républicains 5% (-2,5%), Reconquête +2%.

Les abstentionnistes constituent le groupe le plus important, plus de la moitié des inscrits. Bien que pointé, ce fait est souvent ensuite laissé de côté dans les analyses. Il est pourtant essentiel.

Parmi les votes exprimés, la majorité présidentielle Ensemble est en perte par rapport à 2017, Les Républicains également. Le Rassemblement National progresse malgré une scission, Reconquête. Les 4% perdus par la droite Ensemble et Républicains basculent à l’extrême droite. La gauche est stable. Le résultat final comme on sait est l’absence de majorité avec 246 élus Ensemble, 142 élus Nupes (chiffres du quotidien Le Monde), 89 élus RN, 61 élus Républicains et une crise institutionnelle.

Droite et extrême droite cumulées, ceux qui défendent le système capitaliste, pèsent plus du double de la gauche, aussi bien en voix qu’en élus. C’est dire que malgré l’heureuse initiative de Jean Luc Mélenchon de faire des législatives un 3ème tour, ce qui a un peu masqué le rapport de force réel, ce dernier est tel, qu’en l’absence de mobilisations sociales importantes, ces élections ne pouvaient déboucher sur des avancées décisives.

Une Assemblée peu populaire : Très peu de députés sont issus des classes populaires qui seront, comme dans les législatures précédentes, très peu représentées à l’assemblée. Dans celle de 2017 les professions en ordre d’importance décroissant étaient : cadres, professeurs, chefs d’entreprise, avocats, hauts fonctionnaires, médecins, etc… Dans celle de 2022 les 6293 candidats étaient également essentiellement issus des classes moyennes. Parmi les 577 élus on nous annonce 75 cadres de la fonction publique, 66 du privé, 58 professions libérales, 49 chefs d’entreprise etc. Même si grâce à la Nupes et à RN il y a cette fois quelques élus ouvriers ou employés, cela n’a rien à voir avec la sociologie du pays. Les classes moyennes (celles qui gagnent entre 2500 et 9000 € par mois) peuplent à 90% l’Assemblée Nationale. Elles ne sont pourtant que 29% de la population active.

Les défenseurs du système, les élus d’Ensemble, des Républicains, du Rassemblement National, souvent cadres, chefs d’entreprise, commerçants, petits patrons, membres de professions libérales (moins de 10% de la population active) ou cadres (20%) défendront les intérêts de la petite bourgeoisie dont ils sont les représentants directs. Mais au nom « des intérêts supérieurs de la patrie », ceux des multinationales françaises, ils défendront surtout les intérêts des 1% (ceux dont les revenus mensuels sont supérieurs à 9000€ mensuels) qui en sont propriétaires. De nombreuses rivalités traversent les 1%. Elles s’exprimeront à travers ces différents partis de droite même si ceux-ci sont animés principalement par la petite bourgeoisie.

Les classes populaires, ouvriers, employés, 70% de la population active, (en gros ceux qui gagnent moins de 2500 € par mois) sont divisées. Les classes populaires feront à peine 5% de l’Assemblée Nationale. La plus grande partie s’est abstenue et le reste des votes s’est dispersé entre le Rassemblement National, La Nupes et même Ensemble.

A quelques exceptions près comme celle de Rachel Kéké, la leader de la lutte des femmes de chambre, (tellement exceptionnelle que son exemple est toujours cité !) la Nupes présentait elle aussi surtout des candidats de la petite bourgeoisie. Plutôt la fraction intellectuelle, professeurs, cadres du secteur social et de la culture etc., qui constitue également l’essentiel de ses militants.

La photographie des élections montre qu’en voix comme en élus, le rapport des forces politiques est défavorable à la gauche dans un ratio au mieux de 1 à 2. La joie ou la déception de candidatures réussies ou ratées à quelques voix près ne peuvent masquer cette réalité. Cette image électorale ne donne pas une image entièrement fausse du rapport des classes sociales en France aujourd’hui. La France, 6ème puissance du monde, 3ème exportateur d’armes, est dirigée par les 1% et les oligarques dont Macron est l’expression et le président. L’accroissement du pouvoir et des richesses des milliardaires ces dernières années en est la confirmation. « Les 5 premières fortunes de France possèdent à elles seules autant que les 40% les plus pauvres en France" indique le rapport Oxfam de janvier 2022. Les surprofits qu’engrange le capitalisme impérialiste français a nécessité et permis un développement relativement important des classes moyennes (29%) et a même permis de faire « ruisseler » quelques miettes vers les classes populaires (les 70%) : Les produits à bas couts venus des pays du Sud, les métiers les plus difficiles et mal payés réservés aux immigrés, la limitation du chômage qu’a permis la politique du « quoi qu’il en coute » lors des confinements liés au Covid, la protection sociale, l’accès aux vaccins et aux soins etc.  Font que les classes populaires en France, subissent et tolèrent encore le système. Parce que ce système capitaliste n’est pas encore en crise généralisée, elles ne sont pas elles-mêmes en révolte généralisée, même si des mouvements sporadiques éclatent comme celui des gilets jaunes, celui des infirmières, des sans-papiers, des retraites etc. Les classes populaires n’ont pas encore de représentation politique propre, donc aux élections elles s’abstiennent ou se dispersent sur les différentes offres politiques existantes. Le fait que des députés de différentes formations politiques soient élus dans des circonscriptions à la sociologie comparable reflète aussi cette dispersion inconséquente du vote populaire.

Le Programme de la Nupes

La Nupes a fait grand cas d’avoir vu son programme adoubé par Geoffroy Roux De Bézieux, le patron du Medef. Le programme de la Nupes peut être crédible aux yeux du grand patronat, il l’est pour et à l’intérieur d’un système capitaliste qui lui est de moins en moins crédible. Avec un Jean Luc Mélenchon premier ministre, le programme de la Nupes prétendait améliorer significativement les choses dans le système tel qu’il va … sans crises. Dans le passé toutes les tentatives de ce type se sont soldées par des échecs : en 1983 c’est le tournant de la rigueur lors du 3ème gouvernement Mauroy, en 2012 la reddition de François Hollande face à son « véritable adversaire… qui ne sera pas élu et pourtant il gouverne… la finance », en 2015 Syriza en Grèce accepte les diktats de la troïka après le référendum qui les rejetait... D’ailleurs le risque s’approchant, De Bézieux trouvait finalement le programme de La Nupes de moins en moins crédible ! En 2022, comme en 1981 la taxation des hauts revenus et des patrimoines, sans appropriation collective de cette richesse privatisée par quelques oligarques, aurait déclenché une fuite des capitaux. L’arrivée de la gauche au pouvoir aurait probablement entrainé une forme ou une autre de blocus comme la Russie soviétique l’a connue, comme la Grèce plus récemment l’a connue, comme Cuba, le Venezuela, l’Iran, la Corée du Nord etc. la connaisse encore. Prévoir un programme « toutes choses étant égales par ailleurs » n’a pas de sens, car un système capitaliste sans crise ça n’existe pas. La seule chose sure en système capitaliste ce sont les crises.

La Nupes ne représente donc les classes populaires, ni dans sa composition sociale, ni dans son programme. Ce programme était de type syndical : qui peut être réellement convaincu que la réponse à la crise d’ampleur du capitalisme soit la retraite à 60 ans ? thème prédominant des tracts Nupes. Ce n’est pas un hasard si parallèlement à son programme « partagé » et « crédible », la Nupes ne disait pratiquement rien des crises actuelles du capitalisme : la faiblesse de la mobilisation sociale ? sous le tapis. La guerre en Ukraine ? une phrase dans le programme. Le Covid ? vu uniquement sous l’angle de la dette. La dette ? effacée par la BCE. Les vagues migratoires ? On en dit le moins possible et on se réjouit que Marine Le Pen l’ai provisoirement mise en 5ème position de ses priorités, au lieu d’en profiter pour être à l’offensive : les immigrés avec nous ! et pas seulement pour réclamer un droit de vote réduit « aux élections locales » ! La dénonciation de l’impérialisme français ? Son rôle de 3ème exportateur d’armes ? Le programme de la Nupes se contente de « Subordonner l’exportation des armements aux principes du droit international » ! Les émeutes de la faim dans les pays du Sud ? rien. La nécessité de faire converger les revenus et conditions de vie des pays du Sud et du Nord ? Rien. La préparation par les pays occidentaux d’une guerre contre la Chine ? Rien. Le programme « crédible » ne prépare en rien, à l’exception peut-être de la crise écologique, aux crises et conflits à venir. Ni même d'ailleurs à ceux en cours. N’affrontant pas le fond des problèmes cela contribue à laisser le RN s’installer.

Est-ce l’illusion de la petite bourgeoisie qui croit pouvoir gérer le système mieux que son propre « fondateur propriétaire », les 1% ? Ou est-ce du machiavélisme à la petite semaine, un trotskysme qui prétendrait faire de « l’entrisme » dans le système, pour le « dynamiter de l’intérieur » et amener ainsi les gens à faire la révolution « à l’insu de leur plein gré » ? Les deux stratégies sont caractéristiques des prétentions et des illusions de la petite bourgeoisie et sont vouées à l’échec.  

Que va-t-il se passer maintenant ? Au niveau de la crise politique gouvernementale et parlementaire avec un président Macron sans majorité ? rien d’important. Sur les plans, économique, social, écologique, les contradictions du système capitaliste vont continuer à s’aggraver. L’instabilité politique en est une manifestation mais ces contradictions se voient surtout dans l’augmentation de l’inflation, des dettes, des conflits meurtriers comme celui d’Ukraine, des menaces de guerre. Cela engendrera les révoltes des prolétaires comme celles de la faim dans les pays du Sud ou celles du type des gilets jaunes en Occident. Ces contradictions exacerberont la répression menée par les 1% pour maintenir leurs privilèges. Ces révoltes seront couteuses pour les travailleurs. Elles échoueront pour l’essentiel car elles n’ont pas encore de débouchés politiques. L’autre grande contradiction qui s’aggrave c’est celle entre les oligarques internationaux eux-mêmes. Ils continueront de tenter de rallier les travailleurs à leur camp et à leurs guerres à travers les appels nationalistes ou religieux. On en voit les prémices dans l’accroissement des budgets militaires partout dans le monde : +20% en France. Macron parle d’ores et déjà « d’économie de guerre ». Aggravation de la lutte de classe entre les 1% d’un côté, de l’autre le peuple c’est à dire les classes populaires et les classes moyennes, aggravation aussi des rivalités au sein des 1% à l’échelle internationale, ce sont les deux affrontements qui vont sous tendre tous les événements politiques à venir.

L’abstention, le contre-pouvoir

Cependant il y a dans les résultats des élections eux-mêmes des raisons d’espérer. Selon toutes les études L’abstention concerne principalement les jeunes, les ouvriers et les employés. Comme l’écrivent Frédéric Gilli et Laurent Sablic dans un article intéressant « En schématisant, l’avenir des jeunes est décidé par leurs grands-parents, celui des catégories populaires par les plus aisés [1]».

L’abstention reflète la connaissance diffuse par les classes populaires que l’offre politique proposée, qui semble pourtant étoffée lors des premiers tours électoraux, ne présente pas de réelles alternatives. Connaissance provenant de la succession de gouvernements de droite et de gauche aux différences politiques imperceptibles. Connaissance appuyée par le constat que dans les différents pays similaires, la situation sociale, économique, politique, culturelle est pour l’essentiel la même, que les politiques menées aient été de gauche ou de droite. C’est donc dire que c’est le rôle de ces pays occidentaux dans l’organisation capitaliste de la production mondiale qui détermine essentiellement la situation, et non de soi-disant politiques différentes.

Ainsi l’abstention est le signe, avec beaucoup d’autres comme l’appel des étudiants d’AgroParis à déserter l’agro-industrie récemment par exemple, de la désaffection croissante des jeunes et des classes populaires à l’égard du système. Les mesures avancées pour lutter contre l’abstention : L’inscription automatique, la pédagogie, le vote en ligne, le vote obligatoire, la simplification vers une démocratie plus directe et plus active etc. ne surmonteront pas ce fait majeur. Les abstentionnistes sont peut-être plus conscients que bien des militants politiques. Ils ne se font pas d’illusion. Ils perçoivent, même si c’est de façon confuse, que dans les circonstances actuelles une révolution n'a pas de sens et que le reste c’est du pinaillage. Les abstentionnistes rejoignent ainsi les immigrés étrangers, abstentionnistes forcés.

Les votes exprimés :

Au-delà de l’abstention le résultat des votes exprimés comporte aussi son lot de bonnes nouvelles :

Le recul des partis de « gouvernement » pro système d’abord, Ensemble, Républicains, PS qui est la prolongation de la désaffection que reflète l’abstention à l’égard du système. Ensuite avec les limites vues plus haut, la Nupes a fait ce qu’elle pouvait. Même si La Nupes n’indique pas le chemin, même si elle éclate avec la constitution de groupes parlementaires séparés, elle a eu quelques qualités : celle de mobiliser -un peu- les jeunes ; celle de répondre au souhait d’unité, aussi bien des classes moyennes que des classes populaires, unité qui est la condition du succès contre le pouvoir des 1% ; elle a su exprimer les souhaits d’une fraction importante des classes moyennes. Or ces classes moyennes font partie de l’alliance nécessaire pour renverser le pouvoir des 1%. Accessoirement elle aura décalé la ligne sociale-démocrate un peu sur la gauche, un peu vers la prise en compte des besoins des travailleurs. On ne peut en vouloir à la Nupes de ne pas être l’organisation politique encore inexistante des classes populaires.

Dans la poussée du Rassemblement National on peut voir aussi deux aspects : d’un côté son approche du pouvoir peut en faire une option de dictature du capital plus policière et plus dure que la forme démocratique actuelle. En particulier si une fraction d’oligarques y voit la nécessité dans sa lutte à la fois contre les travailleurs et contre ses concurrents. D’un autre côté, pour convaincre une fraction du peuple, le RN est obligé d’édulcorer son programme. Par exemple de remplacer sa priorité de lutte contre l’immigration par la défense du pouvoir d’achat. Il contribue ainsi à découpler une fraction des classes populaires de l’adhésion au système. C’est pourquoi dans la compréhension grandissante par les classes populaires que l’ennemi est le pouvoir des 1% que représente aujourd’hui Macron, il y a pu y avoir des transferts de voix entre les « fâchés pas fachos » comme dit Mélenchon, et la Nupes.

Ces élections 2022 n’auront pas eu l’importance que certains espéraient. Cependant c’est une petite étape de la lutte des classes qui permet de prendre conscience d’où nous en sommes. Les auteurs cités plus haut écrivent « Les jeunes n’iront pas voter pour la seule raison qu’il existe un dispositif « un jeune, une solution » (même utile), ni les ouvriers dans la perspective d’un chèque alimentaire (même nécessaire) … une accumulation de mesures ne constitue pas une vision politique… Le rôle de la politique est même précisément de ne pas se cantonner au rapprochement des intérêts mais plutôt de créer les conditions d’un dépassement des intérêts divergents par le dialogue et la co-construction d’horizons de sens commun comme la solidarité, le bonheur, la Patrie, etc. » … ou plutôt aujourd’hui le communisme, seule perspective réaliste à la hauteur des crises du système capitaliste. Parce qu’elle seule permet à la fois de regarder en face la dure réalité : l’inégalité, l’injustice, le niveau de  mobilisation populaire, la pandémie, la dette, la guerre, l’immigration, les différentes crises du capitalisme… et de proposer une alternative. Parce que le communisme est l’horizon permettant de forger l’organisation politique propre des travailleurs, celle qui leur fait défaut aujourd’hui. Parce qu’il est la base idéologique de la convergence nécessaire entre travailleurs du Sud et du Nord. Horizon communiste nécessaire pour que se forge une union populaire qui ne soit pas éphémère.

[1] https://aoc.media/opinion/2022/06/21/les-abstentionnistes-introuvables-citoyens/ le 22 Juin 2022

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