Nice: cette fois ci, au delà de l'Etat, le peuple doit entrer en scène.

Vigilance, de tous et toutes. La sécurité , le renseignement ne suffisent pas à l'évidence. Le peuple, non pas en arme, mais en vigilance. Les voies du renseignement, de la compréhension, de la neutralisation et de la protection passent aujourd'hui par la parole partagée, l'observation partagée, l'analyse partagée. Tous les niveaux de la vie sociale sont concernés. Difficile mais incontournable.

Ces  cinglés viennent de quelque part, ils vivent au milieu de nous. Ils sont ici et là. Ils ont comme tout un chacun leurs réseaux de sociabilité. Famille, travail, café, loisirs, réseaux sociaux, sport, jeux vidéo. Leurs monstruosités mentales momentanées - ils ne sont pas nés déglingués - se baladent avec leurs corps et leurs "relations sociales". Des signes sont émis à l'évidence mais ils ne sont pas captés. Les centaines de personnes qui les côtoient et les croisent ne les voient pas. Les signes ne font pas sens.. Le lien social structurant, fait de reconnaissance, d´intelligence et .. d'échanges n´est plus un impératif. La vigilance, l'attention, la protection ne peuvent plus être évacués à 100% à l´Etat. Les citoyens doivent reinvestir la vigilance sociale et humaine. Des "Comités de vigilance sociale et publique" .. Pourquoi pas? Pas simple, bien sûr ! Risques de dérives, bien entendu! Mais à un moment donné, et nous y sommes, il faut oser faire appel au peuple. Et si c'etait autour de ces questions vitales de sécurité, au sens civique et sociale, que pouvait se structurer en partie la refondation de notre démocratie ? 

 

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