Du gâteau pour les sages

L'enveloppe contenant les millions prévus pour la revalorisation des personnels de l'Education Nationale serait insuffisante. On le dit, on le démontre, puis on le redit encore et encore. Avec cette stratégie on risque de ne pas gagner grand chose mais aussi, et surtout, de perdre beaucoup.

Les conclusions du Grenelle de l'éducation ont été rendues il y a quelques jours et les réactions suscitées ne sont pas vraiment encourageantes. Il y a plusieurs raisons à cela. Il y a, d'une part, le contenu des réactions et leur focalisation quasi exclusive sur un seul parmi de nombreux aspects abordés par le ministre et ses compères et, d'autre part, la stratégie assez rusée de la loupe sur le sujet de la revalorisation et du floutage-enrobage de l'arrière plan.

Commençons donc par le plus visible. Ce dont tout le monde parle : la (non) revalorisation des personnels. M Blanquer grossit exagérément ce point pour essayer (avec un certain succès, il faut l'avouer) de faire passer ses mesures, auprès des médias complaisants, comme "historiques" ou "sans précédent". Il suffit pourtant d'observer ses mesures en détail pour se rendre compte de la supercherie : les 700 millions d'euros promis ne sont en fait que 400 millions d'euros (1) et même ces 400 millions ne seront répartis qu'entre une minorité d'enseignants.

Une fois que nous avons dit cela, se pose alors la question de la suite. Que comptons-nous faire ? Répéter ad nauseam que les chiffres et adjectifs du ministre sont trompeurs et manipulateurs ? Le crier de plus en plus fort ? Je pense que cette stratégie est stérile et vouée à l'échec. Premièrement, parce que d'une part, il faut bien que nous nous rendions à l'évidence : une bonne part d'enseignants se laisse avoir par le discours ministériel mais aussi par l'ambiance générale de notre société où l'on n'arrête pas de nous expliquer qu'en ces temps de crise il faudra que chacun fasse des efforts. Donc, quand le ministre nous "lâche" 700 millions, nous serions tout de même assez ingrats en continuant de râler ou grogner. D'ailleurs, certains syndicats n'ont pas trainé pour pondre des communiqués dans lesquels ils saluent des avancées de la part du ministre.(2) Ceux-là se préparent donc à "négocier" une répartition équitable des 400 millions d'euros, tout en regrettant tièdement la maigreur de cette enveloppe.

D'autres, plus lucides, se gardent bien d'accorder un quelconque point au ministre et dénoncent la manipulation, même si, quelquefois de façon étonnamment  maladroite. Ainsi, Guislaine David, la secrétaire nationale du Snuipp, syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré, parle de la politique ministérielle en se situant dans le champ lexical de l'offrande et de la fête. Prononcer, sur une radio nationale la phrase "C'est vraiment une déception sur la taille du gâteau parce qu'on est loin du gros gâteau" ne peut que nous écorcher les oreilles si nous avons en tête la globalité du projet porté par ce Grenelle (3). En effet, celui-ci n'est porteur d'aucun gâteau sauf si on considère ce dernier comme un substitut au cheval dans la volonté du ministre de revisiter la mythologie grecque et les ruses troyennes. Et dans ce cas-là, il n'y aurait aucune raison de regretter sa petite taille. 

Nous devons donc nous pencher sur tout le reste. Tout ce que le ministre effleure dans ses discours, en prenant bien soin de ne pas aller très loin dans les détails mais aussi d'enrober le tout dans une langue néolibérale faussement bienveillante. Cette Lingua Capitalismi Neoliberalis (4) qui manipule le réel et le transforme en même temps que nos perceptions de celui-ci. En écoutant le ministre et les intervenants du Grenelle, nous avons l'impression que l'unanimité règne et que comptent plus que tout le reste la bienveillance, le bon sens, l'écoute ou encore l'objectivité scientifique. 

Le ministre a ainsi formulé douze engagements censés moderniser et transformer l'école pour enfin faire advenir "l'enseignant du 21ème siècle". Il semblerait que nous ayons quelques années de retard sur le reste de la planète. Le fait même qu'un tel intitulé, imaginé en 2019 et formulé au singulier, n'offusque même pas les enseignants plus que ça, montre déjà à sa manière le niveau d'atonie atteint. 

L'utilisation du singulier est révélatrice. L'objectif de M Blanquer n'est-il pas d'uniformiser les pratiques en promouvant et bientôt imposant les bonnes ? Au détriment bien entendu des mauvaises. Nous avons déjà plusieurs indices de ce glissement vers ce que devient une véritable obsession du ministre : les fondamentaux. A savoir : lire, écrire, compter et respecter autrui.  Puis surtout, une façon bien particulière d'aborder les fondamentaux, précise. Le ministère est allé même jusqu'à concevoir et éditer lui-même un manuel d'apprentissage de lecture qui respecte à la lettre les préconisations de son guide "orange". (5)

Les douze engagements de M Blanquer risquent d'être tenus. Certains parce qu'ils n'engagent à rien ou à pas grand chose et d'autres parce qu'ils constituent le cœur même de la politique néolibérale en matière de l'école. Les deux sont souvent liés.

Le fil rouge des engagements est le renforcement de l'encadrement. Donner la possibilité aux enseignants volontaires de faire connaître leurs "talents" et de les engager dans des missions de "service partagé  c’est à dire déchargés de temps d’enseignement pour un temps dédié aux missions d’aide à l’inspection des enseignants" (6). L'idée est bien de créer des cadres intermédiaires dans les établissements qui pourront "découvrir progressivement de nouvelles missions et responsabilités", en d'autres mots surveiller l'application des consignes ministérielles au plus près du terrain. Les enseignants ordinaires, puisqu'il y en aura désormais avec des talents reconnus comme extraordinaires, pourront, eux, "bénéficier d’un meilleur accompagnement personnalisé, en dehors des rendez-vous de carrière", en d'autres mots, être surveillés et remis sur les rails en cas d'une trop grande liberté pédagogique. Il est aussi précisé, au cas où certains n'auraient pas bien compris, qu'ils bénéficieront ainsi d'un "contact plus fréquent avec des chargés de mission d’inspection encore enseignants"

Soulignons au passage dans cette dernière phrase cette précision importante : "des chargés de mission d’inspection encore enseignants". Nous aurons ainsi la fausse impression d'être entre "pairs" et de plus ces nouveaux enseignants aux talents reconnus par l'administration ne coûteront pas aussi cher que les "vrais" inspecteurs. Tout le monde y gagne du moment qu'on se refuse de voir la réalité de cette situation. 

La cohérence de ce projet est donc là : dans cette surveillance permanente maquillée en bien être. Suivons ce fil rouge :

L'engagement 2 nous dit : donner à chacun la possibilité de faire connaître ses compétences et ses souhaits". Les compétences dont il est question sont celles d'encadrement. Il n'y est d'ailleurs question que de cela. Les missions "visent à constituer d’ici l’automne 2021 des viviers de personnels mobilisables à moyen terme sur des fonctions d’encadrement".

Cela nous mène à l'engagement 4, celui intitulé "Personnaliser l'accompagnement des professeurs". Là aussi, personnaliser veut dire être sous surveillance permanente d'un cadre. La langue néolibérale préfère dire "bénéficier d’un meilleur accompagnement personnalisé". On pourrait dire aussi apprendre les bonnes pratiques et être (fortement) incité à les appliquer dans sa pratique au quotidien pour montrer qu'on maîtrise ce langage. Pour cela on crée donc des cadres intermédiaires mi-professeurs mi-inspecteurs, un personnel hybride certainement attiré par des primes (au mieux) ou des open badges (revalorisation symbolique qui suffit très souvent). 

Ces nouveaux cadres sont présents aussi dans l'engagement 3 : "Permettre à chacun d'être l'acteur de son parcours professionnel". On y précise, entre autres mesures de mobilité, qu'il faut "favoriser et accompagner l'accès à des fonctions d'encadrement". Decidément, ils y tiennent!

On retrouve cette cohérence dans l'engagement 7 concernant l'école primaire intitulé : "Donner le pouvoir d'agir aux équipes éducatives de nos écoles grâce à une direction d'école consolidée".  En effet, dans les écoles primaires, au vu de leur petite taille, nul besoin de chercher des talents parmi les enseignants. Les directeurs feront très bien l'affaire. La contradiction de l'intitulé de cet engagement est assez facile à mettre en évidence en lisant les pistes envisagées. C'est bien le directeur d'école qui fera office de cadre intermédiaire et on préconise de "consolider [son] rôle en matière de pilotage pédagogique et l'appuyer de manière réglementaire". Travail d'équipe, mais avec un vrai pilote qui saura décider et dont le pouvoir d'agir sera bien supérieur à celui des équipes. Pour effectuer un véritable travail d'équipe, il suffira d'être en accord permanent avec le directeur. Rien de plus simple à comprendre. 

L'engagement 8, lui, concerne le second degré, et s'intitule, de manière tout aussi mystificatrice que les précédents : "Donner plus d'autonomie aux équipes de collèges et lycées pour développer leurs projets". Là aussi, pour libérer les énergies des équipes pédagogiques, on propose de "développer les fonctions mixtes professeur/inspecteur". On retrouve donc les talentueux ayant su faire connaître leurs compétences en matière de surveillance docilité  pédagogie. Heureusement qu'il y est précisé que "la définition et la mise en œuvre d’un projet d’établissement nécessitent une dynamique collective". Bref, un collectif où chacun doit savoir rester à sa place et où les moutons seront non seulement bien gardés mais peut être même réellement choyés à condition de se montrer bien dociles. Le problème étant qu'on sait tous comment se finit en général ce genre d'histoires. 

Tout ce fil basé sur l'encadrement et la hiérarchisation des enseignants entre les sachants et les ordinaires (ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien serait-on tentés de dire) s'inscrit clairement dans une vision néolibérale de la société où une élite éclairée est censée guider la masse. Le troupeau disent certains. Ici, l'élite se donne la science comme ultime justification et se présente de ce point de vue comme inattaquable car en dehors de toute idéologie. La caution scientifique est incarnée en la personne de Stanislas Dehaene, le spécialiste des neurosciences. Le problème ici ne sont pas les neurosciences, mais plutôt l'abandon et la mise à l'écart de tout un pan de sciences humaines et de chercheurs, pédagogues, didacticiens qui se retrouvent relégués à l'arrière-plan sans droit à la parole. Et puis aussi, et surtout, le fait que les conclusions de M Dehaene permettraient d'avoir une réelle volonté de démocratisation de l'école, puisqu'il est désormais prouvé que tous les enfants ont les capacités pour apprendre. Là se pose la contradiction de ces découvertes neuroscientifiques avec la politique méritocratique des différents gouvernements néolibéraux de ces dernières années. 

Alors que jusqu'ici notre métier était un métier d'expert, de concepteur, où les capacités d'observation, d'analyse, de remédiation, de réajustement faisaient partie intégrante de celui-là, nous nous retrouvons maintenant à devoir appliquer une méthode bien précise qui est censé résoudre toutes nos difficultés. M Dehaene clôt tous les débats en déclarant qu'"il y a une vraie science de la lecture" (7). Nous n'aurons plus qu'à l'appliquer sans nous poser des questions inutiles. Surtout sans nous demander si nos élèves doivent se satisfaire des fondamentaux cités plus haut. Ceux-là, une fois devenus adultes, ne se les poseront pas non plus. Une société où la hiérarchie sociale est naturalisée a tout intérêt à empêcher les masses de fouiner dans l'implicite, les non-dits et de créer une croyance en un ordre et une hiérarchie non questionnables. Le problème, encore une fois, ne sont pas les fondamentaux ni les neurosciences en eux-mêmes, mais leur instrumentalisation en vue de démantèlement de l'école et de la soumission des enseignants qu'il s'agit de détruire en tant que corps social et d'en faire une constellation d'individus luttant chacun pour la meilleure place qui soit.

Toute cette insistance sur la hiérarchisation des enseignants nous montre également qu'il n'est nul besoin de revaloriser tous les enseignants. Une enveloppe de 400 millions ne sert ici qu'à berner les naïfs ainsi que l'opinion publique à travers des analyses médiatiques ne remettant jamais en question la parole gouvernementale ni les dogmes néolibéraux. A l'avenir seront revalorisés uniquement ceux qui auront su montrer leurs compétences d'encadrement. Que cette revalorisation soit mesurable en euros ou en nombre d'open badges n'a que peu d'importance pour la majeure partie des enseignants qui n'auront rien, à part des yeux pour pleurer. Et encore...gare aux LBD dirais-je, si j'avais l'esprit taquin.

Une fois cette transformation accomplie, que pourrons-nous faire ? Et bien pas grand chose. Le risque sera grand. Revendiquer et rester bloqué au même échelon (ou rétrogradé comme le collègue de Melle) ou bien muté loin de chez soi (comme Hélène Careil) ? Peu oseront franchir le pas et jouer les martyrs. Car si on rajoute à tout ceci l'engagement 10, on aperçoit les outils dont se dotera la hiérarchie pour museler définitivement les éventuels récalcitrants. Cet engagement nous dit vouloir "passer à une gestion des ressources humaines plus individualisée" et "valoriser les compétences". Le 1er juin devant l'Assemblée Nationale, M Blanquer a déclaré: "La personnalisation c'est être mieux pris en compte dans les mutations, c'est avoir la désanonymisation du sort de chacun". Les mutations et les avancements étant pour le moment encore basés sur des règles communes et en principe transparentes (en principe seulement car les commissions paritaires ont été supprimées depuis peu) que peut signifier ce "être mieux pris en compte" Cela ne signifie-t-il pas tout simplement la fin de règles, de barèmes objectifs et connus de tous, de procédures équitables ? 

Cela ne signifie-t-il pas la création de nouveaux moyens de pression sur les enseignants qui seront sans commune mesure avec ceux qui existent aujourd'hui ? Il ne s'agit ici d'aucune libération des énergies, d'aucun projet collectif, d'aucun renforcement des équipes, d'aucune bienveillance ni d'aucune autre foutaise de ce genre. Il s'agit purement et simplement d'une mise au pas. 

Ce n'est pas comme si les précédents manquaient à ceux qui jouent les naïfs ou les autruches. On pourrait peut être s'intéresser au sort de l'hôpital public ou de France Télécom pour avoir une idée de ce qui peut arriver dans la réalité et ainsi cesser de croire que ça n'arrive qu'aux autres. Car au-delà des objectifs d'hiérarchisation, de rabougrissement des contenus et des objectifs réduits aux fondamentaux, il y a également une logique de profit parallèle à toute cette affaire. Le secteur du numérique attend impatiemment que la porte s'ouvre en grand pour s'y engouffrer tout comme le secteur du soutien scolaire privé dont les appétits ne sont pas moins grands. 

Je voudrais être donc bien clair : dénoncer la non-revalorisation est absolument nécessaire mais que les réactions à ces annonces se limitent à dénoncer une revalorisation insuffisante est pour le moins...insuffisant. Que le Sgen-CFDT saute de joie à l'idée de pouvoir passer le mois de juin à discuter partage de miettes n'est pas bien grave. On en a l'habitude. Ce dont nous avons besoin est d'un front de refus lucide. Nous n'attendons aucun gâteau ni cadeau de la part du gouvernement mais la reconnaissance de notre métier pour ce qu'il est et ce qu'il devrait être. 

Espérer se diriger vers une société plus égalitaire en créant de nouvelles inégalités au sein même du système éducatif, entre élèves (Parcoursup, réforme du baccalauréat...) et entre enseignants n'est possible que dans la langue néolibérale. Que M Blanquer déclare que ces réformes généreront "de l'épanouissement au travail" et que ce qui en résultera est "l'amélioration du service public" (8) n'est aucunement surprenant. Par contre, ce qui est problématique est qu'on continue de croire qu'il changera d'avis lorsqu'on lui démontrera qu'il "se trompe". Lorsqu'il parle des élèves comme de futurs "citoyens éclairés" il pense à des futurs adultes qui accepteront leur sort. 

Nous pouvons donc continuer de crier, hurler même, que les promesses de revalorisation ne sont pas tenues. Les médias continueront, eux, de citer les millions et milliards investis pas le ministre et nous pourrons ainsi continuer à dénoncer les médias et leur traitement biaisé à leur tour. 

Nous pourrions aussi recentrer le débat sur ce reste. Sur ce fil rouge qui constitue le cœur de l'affaire et qui ne concerne pas uniquement les enseignants mais tous les élèves et donc la société dans son intégralité. Pour avoir une chance de se faire entendre il faut créer un rapport de forces. Beaucoup de syndicats communiquent sur ce thème mais cette voix est malheureusement noyée dans le torrent de réactions basées sur les salaires. Et ce sont ces dernières qui sont reprises en gros titres par la presse. Un citoyen lambda n'entend que cela et n'en a au mieux rien à faire ou au pire en est agacé. Espérer mobiliser le reste de la société autour de la question de nos salaires est illusoire. Par contre, inscrire cette lutte dans un cadre plus global de lutte contre les logiques néolibérales instaurant une société composée de l'élite et du troupeau exige un certain nombre d'efforts, certes, mais absolument nécessaires.

Le paradoxe dont il s'agit de sortir est celui-ci : pour mobiliser les enseignants, le plus simple serait de continuer de se baser sur la question salariale. Mais comme j'ai essayé de le montrer, cette stratégie est stérile. Par contre, inscrire cette question salariale dans un cadre plus global où la question de redéfinition de notre métier tient la place la plus importante peut susciter une adhésion plus large. Or, cela est plus complexe, plus coûteux en énergie mais reste indispensable.

Notre situation actuelle nous permet encore de revendiquer, de militer et d'exprimer un refus clair. Attendrons-nous qu'il soit trop tard pour dire que c'est injuste mais qu'on n'y peut rien ? Ce serait une drôle de vision du militantisme. Et surtout bien regrettable.

1 - voir par exemple les explications très claires et sourcées sur le blog de Lucien Marboeuf :

https://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2021/05/30/pourquoi-les-profs-sont-ils-mecontents-quon-leur-promette-700-millions-deuros.html

2 - Le Sgen-CFDT,par exemple, qui "acte positivement la reprise du chantier de la revalorisation".

3 - https://www.francetvinfo.fr/economie/syndicats/salaire-des-enseignants-deception-sur-la-taille-du-gateau-pour-le-snuipp-fsu-apres-le-deblocage-de-700-millions-d-euros_4638815.html

4 - https://www.seuil.com/ouvrage/personne-ne-sort-les-fusils-sandra-lucbert/9782021456554h

5 - http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/12/02122020Article637424894439377539.aspx

6 - Citations tirées des propositions détaillées ici :

https://www.education.gouv.fr/grenelle-de-l-education-12-engagements-pour-renforcer-le-service-public-de-l-education-323387

7 - Au cours de la table ronde concluant le Grenelle, à visionner ici :

https://www.youtube.com/watch?v=Eu-KxzdibE4

8 - A l'Assemblée nationale, le 1er juin 2021

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