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Billet de blog 12 janv. 2022

L'école est à nous !

Nous avons le nombre. Nous avons le moment propice. Il s'agit maintenant d'exploiter toute la potentialité de la situation pour enfin poser un regard lucide sur notre métier et sur ce en quoi il est en train d'être réduit.

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"Ce n'est pas une grève qui résout les problèmes, on ne fait pas une grève contre un virus. Je sais qu'il y a beaucoup de fatigue, beaucoup de nervosité, donc moi j'en appelle à la fois au sang-froid, à l'unité de la nation autour de son école, à ne pas confondre les sujets, on est en campagne présidentielle, certains opposants essaient d'en faire un thème."

Jean-Michel Blanquer

Une fois n'est pas coutume, je suis dans l'obligation d'exprimer mon accord avec cette déclaration de Jean-Michel Blanquer. Enfin, allais-je dire. Comme quoi, le fait qu'il batte les records de longévité au poste de ministre de l'éducation aura au moins permis cet accord, même s'il y a de fortes chances que celui-ci soit basé sur un malentendu. Il dit, en effet, ce que j'écris depuis longtemps, mais l'objectif qu'il vise est à l'opposé du mien. Son intention de locuteur n'est pas exactement mon intention d'écriture. Le ministre me donne donc une occasion d'illustrer le caractère inadéquat de la conception de lecture qui est propagée auprès du grand public depuis quelques années et de montrer par un exemple concret le caractère beaucoup plus complexe de la lecture que ce qu'on veut bien nous faire croire. 

Beaucoup de fatigue, beaucoup de nervosité

Commençons donc par le plus simple. M Blanquer constate qu'il y a de la fatigue et de la nervosité. Je ne peux qu'abonder dans son sens puisque les injonctions incohérentes quotidiennes épuisent tous les acteurs de l'école : élèves, personnels, parents. Mais nous ne devrions pas nous limiter au seul milieu scolaire puisque la fatigue et la nervosité sont généralisées. Mais au-delà de ce constat, que je partage avec le ministre, il s'agirait d'en questionner les causes. Cette fatigue et cette nervosité ne sont-elles pas causées par des sentiments de peur et même d'injustice provoqués eux-mêmes par la politique sanitaire du gouvernement? 

Depuis le début de la crise sanitaire la logique néolibérale se fracasse contre un réel qu'elle tente en retour à travestir pour l'instrumentaliser. Nous avons ainsi vu la situation catastrophique de l'hôpital public révélée au grand jour. Mais la fatigue et la nervosité des soignants ne datent pas de 2020. 

Pour masquer la dégradation continue des services publics qui n'a aucunement été retirée des agendas néolibéraux le gouvernement recourt actuellement à la stratégie du bouc émissaire. D'un côté ils adoptent un ton martial et insultant à l'encontre des non-vaccinés sous prétexte qu'ils mettent en danger l'hôpital et la société tout entière par leur irresponsabilité. Les violons sont ressortis à propos des soignants. Le dévouement des enseignants est salué en permanence dans les allocutions et autres vœux ministériels. Puis il y a le reste. On ne peut dire en restant dans le cadre d'un débat sérieux que la lutte contre la pandémie est priorisée, notamment dans les établissements scolaires. Dans les écoles le protocole est allégé semaine après semaine depuis la fin novembre. 

Depuis le 3 janvier les classes ne ferment plus quel que soit le nombre de cas. Les élèves cas contacts intrafamiliaux sont dorénavant acceptés à l'école. Oui, la durée d'isolement est passée de 17 à 0 (zéro) jours.

Les derniers allègements datent de ce lundi 10 janvier. Le premier ministre annonce ainsi que les enfants cas contacts ne le seront qu'à partir de 16h30. Comme ça les éventuels contaminants pourront contaminer et les parents finir leur journée de boulot. Le MEDEF aurait-il donc pris en charge la rédaction des protocoles sanitaires? 

Il n'y a même plus besoin d'aucun test en pharmacie mais uniquement des autotests. Car faire la queue est pénible et les pharmaciens sont débordés. Drôle de critères sanitaires. Qui n'ont rien à voir avec une quelconque désorganisation. Rappelons juste que les autotests n'ont jamais été acceptés ni pour aller au restaurant, ni au cinéma, ni même au musée ou à la médiathèque. Mais faire la queue par ce froid, en voilà une priorité! Surtout que faire la queue pendant trois heures fait rater une demi journée de travail. Remplir son nom et prénom et dater une attestation 3 fois dans la même semaine? C'est trop. On n'en fera plus qu'une. Utiliser si fréquemment un stylo augmente les risques de tendinite et ce gouvernement a le sens du détail. 

Les enseignants réclament des masques décents ou des purificateurs d'air? Le gouvernement répond soit par l'argument de leur inutilité (tiens, ça rappelle des souvenirs) soit par des promesses floues qui n'engagent à rien mais permettent de pérorer sur les plateaux. 

Si nous mettons en perspective ces deux discours, celui qui présente la pandémie comme étant si grave qu'elle permet au président d'aller jusqu'à évoquer une déchéance de citoyenneté pour les non-vaccinés, et de l'autre côté le discours justifiant les allègements du protocole sanitaire dans les écoles par des queues devant les pharmacies alors qu'il fait froid, on peut effectivement ressentir de la fatigue et devenir nerveux. Je reste dans l'euphémisme de M Blanquer même si la situation m'incite à employer d'autres mots dont certains flirtent avec la grossièreté ou s'y vautrent allègrement. 

Il y a donc d'un côté cet acharnement guerrier où on n'hésite pas à décréter le péril si grave et imminent pour pouvoir designer à la vindicte populaire un groupe de personnes et de l'autre ce laxisme incompréhensible ou plutôt sans cohérence avec ce discours sur les vaccins. La confusion engendrée n'aide pas vraiment ceux qui essaient de convaincre des proches à se faire vacciner. 

"On ne fait pas une grève contre un virus" 

C'est la phrase qui a suscité le plus de commentaires. Là aussi, je ne peux qu'être d'accord. À l'école, comme à l'hôpital, le saccage continue. La non-gestion sanitaire décrite plus haut n'est que l'étincelle qui permet l'embrasement de la forêt que cachait l'arbre de la crise sanitaire. Ce refus d'investir, de recruter ou d'augmenter les salaires ne date pas d'hier. 

Mais il y a plus grave que les questions des moyens. C'est la destruction même du métier enseignant qui est en cours. Destruction que le ministre se plait à appeler transformation. L'insistance ministérielle sur les fondamentaux est révélatrice. Tout comme M Zemmour par exemple, M Blanquer rêve d'une école où les savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, respecter autrui) seraient priorisés. Et pour cela il prône une pédagogie "efficace". Il s'agit en fait d'une pédagogie mécaniste où la lecture est confondue avec le déchiffrage et la fluence. Or, déchiffrer, même très rapidement, les mots d'un texte ne peut en aucun cas être assimilé à la lecture. Le preuve ici-même où les phrases prononcées par le ministre n'ont absolument rien à voir avec les mêmes prononcées par moi-même. 

Lorsque nous lisons ses discours, nous saisissons tout leur sens non pas à cause de notre capacité à déchiffrer mais grâce à tout un tas d'autres connaissances et compétences complexes imbriquées les unes aux autres. Lorsque lui parle de "l'unité de la nation autour de l'école" je n'y vois aucun attachement au service public de l'éducation mais une simple dénonciation des grévistes comme étant des irresponsables eux-aussi. Car tel est le véritable sens de sa phrase. Cette même expression évoque sous ma plume plutôt un appel à tous les acteurs de l'école publique à un sursaut face aux destructions en cours. 

Ainsi, la lecture, pour être une acquisition permettant de former des "citoyens éclairés" (pour reprendre encore une de ses formules à laquelle j'adhère) ne peut en aucun cas se résumer à des compétences grapho-phonétiques. Or,  l'objectif du ministre est de désosser et de réduire la lecture à une compétence mécanique de déchiffrage. Le ministère pousse cette obsession jusqu'à publier une méthode de lecture, une première en France. D'autres se frottent les mains également. Le secteur du numérique propose d'ores et déjà des logiciels qui sont censés prendre le relais des enseignants en proposant un parcours adapté à chaque élève avec des exercices personnalisés. L'enseignant ne serait plus qu'un relais entre l'élève et l'intelligence artificielle. Le ministre ne s'en cache pas en vantant l'EdTech comme un acteur clé de l'école du 21ème siècle. 

Le MEDEF n'est pas en reste. Le Ministère de l'Education nationale en signant un partenariat avec l'organisation patronale donne le ton dès le préambule : "Le ministère exerce sa mission de formation professionnelle continue dans l’objectif d’accompagner la croissance et les mutations des entreprises". La description du premier axe de coopération commence ainsi : "Valoriser auprès des élèves l’entreprise". En lisant cela on se dit que la définition du terme catéchisme gagnerait à être actualisée. Bref, la société est sous l'emprise du capital et tout doit être adapté à ses besoins.

Tout ceci obéit clairement aux principes néolibéraux qui prônent une gouvernance des experts, la subordination de l'Etat au profit des besoins du marché et des entreprises et où la population devient une masse semi-ignare à diriger de façon plus ou moins autoritaire. 

Le rôle de l'école est donc ici central. En guise de citoyens éclairés il s'agit plutôt de former des individus soumis au catéchisme méritocratique ne possédant plus les moyens de remettre en cause quoi que ce soit. L'école doit "se moderniser" signifie qu'elle doit vivre avec son temps : devenir flexible et résiliente. Comme tout le monde. La vision utilitariste l'emporte et on adaptera sans cesse les contenus aux besoins du marché de l'emploi. 

Les inégalités entre établissements sont déjà criantes après le passage du bac Blanquer et de Parcoursup? Attendez, vous n'avez encore rien vu. Arrive prochainement l'autonomie des établissements et la réforme des Réseaux d'éducation prioritaire. Tout est dans les cartons pour le quinquennat qui arrive, et pas uniquement chez le candidat Macron. 

Donc lorsque M Blanquer parle de certains opposants qui essaient de faire de la situation dans les écoles un thème de campagne, on sent bien un air de reproche. Certainement voudrait-il qu'on passe sous silence et surtout qu'on n'explicite pas tous les implicites du projet de M Macron pour l'école. Or, c'est à nous enseignants de prendre la parole. Nous bénéficions pour le moment d'un statut protecteur. La liberté pédagogique dont nous jouissons consacre notre statut d'experts en matière de pédagogie et de didactique. Nous avons des programmes à respecter mais nous sommes pleinement maîtres dans le choix du chemin que nous empruntons et des outils que nous utilisons (ou pas). 

Cela ne risque pas de survivre au quinquennat qui vient si nous ne faisons rien. La hiérarchisation a déjà commencé dans le premier degré avec la loi Rilhac. Celle-ci octroie au directeur d'école une autorité fonctionnelle qui sera précisée par des décrets ministériels (et on connait ses intentions). Le projet présidentiel vise pourtant beaucoup plus haut avec l'expérimentation marseillaise qui a clairement vocation à être généralisée. Cela signifierait tout simplement la fin du statut protecteur. Resteront à leurs postes uniquement ceux qui sauront plaire au jury composé d'inspecteurs et directeurs. Obtiendront leur revalorisation les méritants qui ont suivi à la lettre les préconisations ministérielles (la méthode de lecture Légo sortie des cerveaux de la rue de Grenelle a donc de beaux jours devant elle). Il va sans dire que dans ces conditions la prophétie sarkozyste de la grève qu'on ne remarque pas deviendra enfin réalité. 

Nous devrons nous plier à l'exécution de tâches qui n'auront plus aucun sens pour nous ni aucun bénéfice pour nos élèves. Là aussi, nous en avons un aperçu avec les évaluations nationales dans les classes de CP et CE1. Ainsi nous ferons passer à nos élèves la semaine prochaine, comme nous l'avons fait en septembre, des exercices dont nous savons pertinemment l'inutilité. Des exercices que nous n'avons même pas la possibilité de modifier pour les rendre exploitables. Et c'est sur la base de ces évaluations-là que le ministre construit l'avenir de notre métier. 

Beaucoup de mes collègues qui sont en grève n'adhèrent pas à cette vision des choses. Ils trouvent que dans la loi Rilhac il y a du positif. Que la liberté pédagogique n'est pas menacée. Que l'expérimentation marseillaise ne sera pas généralisée. Cette stratégie de l'autruche mise sur un miracle pour que tout cela n'advienne pas. Tant que ce n'est pas là, ce n'est pas la peine d'en parler. Même si tout cela est clairement assumé et explicité dans les préconisations du Grenelle de l'éducation beaucoup ne veulent y croire. Opposer une simple croyance à un tel rouleau compresseur serait risible si ce n'était tragique. 

A ces collègues incrédules j'oppose les mots du ministre : "On ne fait pas une grève contre un virus". Ni contre un protocole insuffisant alors que c'est tout simplement la disparition du métier qui se profile. Il reste trois mois jusqu'à l'élection présidentielle. On compte garder tous ces non-dits sous le tapis et feindre la surprise en septembre prochain? Si nous ne mettons pas un certain nombre de questions sur la table personne ne le fera à notre place. Surtout pas notre ministre qui préfère jouer la diversion anti-wokiste. A partir de ce jeudi 13 janvier nous avons une certaine puissance de notre côté. Il s'agit de l'exploiter lucidement. Une telle grève historique pour réclamer uniquement des masques et un protocole? Ce serait comme si des grenouilles qu'on s'apprête à faire bouillir réclamaient l'ajout d'un glaçon dans leur casserole plutôt qu'une échelle pour en sortir. 

Tout cela nécessite l'instauration d'un rapport de force. Cette étincelle sanitaire nous en fournit un tout à fait impromptu. Nous devons absolument entretenir cette flamme car pour paraphraser encore M Blanquer "Ce n'est pas une journée de grève qui résout les problèmes". 

Cette journée de grève est historique par son ampleur justement parce que nous sommes à bout. Déconsidérés. Méprisés. En priorisant sans cesse les besoins des entreprises sur notre santé physique et mentale, en ne tenant absolument pas compte de nos demandes depuis deux ans concernant les différents protocoles, en manipulant les faits et en distordant le réel pour fabriquer une réalité autre au service de sa communication, en menant ses réformes destructrices y compris et surtout pendant la pandémie, en réprimant des collègues qui osent relever la tête un peu plus haut que d'autres, en piétinant tout dialogue social, en mentant même sur des sujets aussi objectifs que le nombre de contaminations, en allégeant un protocole trois jours seulement avant cette grève massive qui réclame son durcissement ainsi  qu'à travers de nombreux autres actes et paroles le gouvernement nous crache au visage. 

Si nous avons un tant soit peu d'amour propre nous devons relever la tête. Essuyer nos visages. Nous faire beaux pour aller marcher fièrement ce jeudi 13 janvier. Nous retrouver sur le tarmac et sentir ce qu'on n'a pas ressenti depuis longtemps : la puissance de notre nombre. Nous demander comment avons-nous pu nous laisser réduire à ça. A des paillassons sur lesquels s'essuient les pieds les Blanquer, Rilhac, Vidal ou encore les Macron et Castex. 

Ces gens qui n'ont rien à nous apprendre mais qui veulent tout nous prendre. Nous déposséder de notre métier à grands coups de management. Nous transformer en choses qui subissent et appliquent sans réfléchir. Nous faire accepter des choses qu'on sait au mieux inutiles pour nos élèves mais qui sont souvent nocives. Choses qui ne sont utiles qu'à ceux qui veulent que rien ne change dans notre société. A ceux qui mènent une lutte de classes éhontée assignant nos élèves à résidence sociale. Qui détruisent l'école publique. Notre santé, nos salaires et notre amour propre ne sont que des dommages collatéraux de ce saccage. 

Ce jeudi 13 janvier nous serions donc bien avisés de réclamer bien plus que masques et protocole. C'est peut être la dernière fois où nous pourrons nous permettre d'user de notre nombre. Nous risquons d'être bientôt enchaînés par ce management déshumanisant. Nous devrions donc bien réfléchir aux conditions de notre retour en classe. Car si faire la queue devant la pharmacie est pénible, perdre le sens de son métier l'est bien davantage. Et ce n'est pas qu'une question d'école mais de l'avenir de notre société tout entière. 

Le vendredi 14 janvier et les jours qui suivent sont cruciaux. Les semaines et les mois qui suivent sont cruciaux. Nous devons prendre la parole et exiger d'être entendus. Forcer tous les charmeurs faussement bienveillants à enfin sortir du bois. Lire leurs paroles de façon lucide et agir en conséquence. Organiser une reconquête de notre métier est la seule solution qui nous reste. Et ceci est tout sauf une lutte corporatiste. En la portant dans l'espace public elle pourrait faire tâche d'huile, agréger des soutiens et donner des idées à d'autres sur la reconquête de la souveraineté sur le travail et sur nos vies. 

Alors chers collègues, camarades, dans les salles de profs ou de maîtres, dans les tisaneries et sous les préaux, débattons, discutons, analysons le réel, sortons de notre torpeur car sinon nous risquons de finir tels des grenouilles ébouillantées. Nous sommes tous concernés. Militants et non militants, syndiqués et non syndiqués, débutants et expérimentés, emparons-nous de ce qui fait le cœur de notre métier avant qu'il ne soit trop tard. 

Car il ne s'agit pas d'un avenir lointain. C'est pour bientôt. C'est déjà là. 

Soyons lucides, déterminés et fiers!

L'école est à nous, reprenons-la!

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