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Billet de blog 24 mars 2014

Enjeux sociaux des revendications linguistiques

James Costa
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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Je reproduis ci-dessous mon introduction au numéro de septembre dernier de la revue Langage & Société, qui portait sur les enjeux des mouvements sociaux portant des revendications linguistiques. L'objet du dossier était de montrer à quel point les langues servent la plupart du temps à articuler des problématiques sociales et sociétales bien loin des questions de langue. Ces mouvements sont généralement passés à la trappe "passéiste" ou "repli identitaire" ou tout simplement "identité" en France, ce qui fait que la parole publique française est très mal équipée pour aborder les questions de langue dans le monde, et les enjeux qui y sont liés. On l'a vu récemment avec le cas de l'Ukraine (et ça sera la même chose avec la Transnistrie): la presse française traite la question des minorités linguistiques russophones, tatares, ukrainiennes  de manière spéctaculairement mauvaise. Il n'est donc pas inutile de se poser ces questions sérieusement, et de se doter d'outils pour y réfléchir. 

Le numéro est disponible ici ou en ligne ici.

En partant de l’hypothèse que les revendications de maintien, de promotion ou de sauvetage des langues minoritaires nous parlent d’autre chose que de langues (Heller, 2004 ; Costa, 2010), nous posons la question suivante : quelles préoccupations véhiculent les mouvements qui formulent ces revendications ? Que nous disent-elles sur le monde actuel, et sur la place et le rôle du langage aujourd’hui ? Pourquoi recourir à la langue pour formuler des demandes liées à des questions d’inégalités sociales, de disputes territoriales ou d’angoisses par rapport à une mondialisation sans visage ?

Paradoxalement en effet, cet ensemble de processus que l’on appelle « globalisation » ou « mondialisation » a pour effet à la fois d’encourager une stigmatisation accrue de certains groupes minoritaires (Appadurai, 2006), tout en produisant simultanément une (sur)valorisation de la « diversité » dans d’autres contextes (voir Michaels, 2006). Dans le climat actuel de valorisation de la diversité, les langues sont extrêmement commodes : plus consensuelles que les notions d’ethnie ou de race, les catégories linguistiques peuvent plus facilement faire l’objet de promotions militantes, médiatiques, politiques. Elles peuvent en outre être naturalisées pour être mises sur le même plan que des espèces biologiques en voie de disparition. La diversité apparaît ainsi comme toujours plus fragile, et permet un discours expert autour de sa préservation.Harrison (2007:7) écrit par exemple que si 5 % des espèces de poissons sont menacées sur la planète, le chiffre monte à 8 % pour les plantes, 11 % pour les oiseaux, 18 % pour les mammifères mais plus de 40 % pour les langues. Les langues, aisément mobilisables dans un discours sur la diversité, peuvent ainsi faire l’objet d’une célébration inclusive et consensuelle, toutes les langues étant considérées comme égales.

Ce type de discours permet également, vu de loin, de classer ensemble une large palette de processus sans trop prêter attention aux dynamiques internes aux groupes concernés, ni aux conflits qui les traversent. Quelques exemples très divers mais qui tous se réfèrent à l’idée d’une diversité menacée : en Tasmanie (Australie), des descendants des populations aborigènes décimées par l’Empire britannique inventent/ (re)créent/imaginent une langue tasmanienne (appeléepalawa kani) à partir de quelques sources écrites et de rares enregistrements, restes épars des supposées treize différentes langues autochtones parlées sur l’île avant l’arrivée des Britanniques. Aux États-Unis, depuis 1993, avec l’aide active de linguistes, le wampanoag est de nouveau promu, montré et parlé – après avoir été entendu pour la dernière fois en 1833 (Walsh, 2005:307). Plus au sud, au Mexique, la protection de la diversité linguistique indigène présentée comme en danger est désormais une responsabilité de l’État. Une agence nationale y produit un discours sur cette question, définit ce qui compte ou non comme langue, et détermine en conséquence des politiques linguistiques et éducatives. En Europe, à côté de militants, de partis politiques, de gouvernements régionaux qui promeuvent l’occitan, le gaélique, le basque, etc., des linguistes amateurs et enthousiastes cherchent à parler de nouveau le cornique, le dévonien ou le cambrien (dans diverses parties de l’Angleterre) en reconstituant ces langues à partir de fragments de textes médiévaux. Partout, l’idée de sauver (Grenoble et Whaley, 2006), réveiller, ressusciter, revitaliser des langues « en danger » (selon la terminologie utilisée par l’Unesco) semble s’imposer comme une évidence. Certes, les exemples que nous donnons semblent se référer à des situations bien disparates. Pourtant, les discours qui sous-tendent l’action de ces mouvements sont les mêmes de l’Australie au Mexique et au Devon. Partout, il est nécessaire de garantir des droits linguistiques, de protéger la diversité culturelle, et de respecter les identités de groupes qui parlent ces langues. Questionner ce qui apparaît aujourd’hui comme une évidence, tel est notre objectif.

1. Arguments et hypothèses

À l’origine de ce dossier, on trouve les questions suivantes : les processus décrits ci-dessus, et bien d’autres qui utilisent tous le terme de « revitalisation linguistique », ont-ils quelque chose en commun ? Par qui sont-ils portés, et au nom de qui ? Pourquoi sont-ils susceptibles de s’intégrer dans un discours de « sauvetage » de la diversité linguistique ? Et surtout, pourquoi les mouvements qui véhiculent ces revendications émergent-ils en nombre considérable depuis les années 1990 et 2000 ? Que nous apprennent-ils sur le rôle des langues et du langage à notre époque ?

Certes, ce type de processus est loin d’être récent. On peut les faire naître avec le Romantisme européen, et on parle de « mort » des langues depuis au moins le XIXe siècle. Redonner vie aux langues ne serait donc qu’un mouvement inverse, un retournement de la catastrophe. Plus nouvelle cependant est l’assimilation des langues aux espèces en voie de disparition, celle-ci permettant un discours de l’urgence : ainsi pour Hagège (2000), il meurt une langue tous les quinze jours. Dans ces conditions, la mort des langues n’est plus perçue comme une construction sociale, c’est une donnée objective dont le grand public tout comme les locuteurs de ces langues n’ont pas encore pris conscience. En conséquence il s’agirait de réveiller les consciences, et d’appeler à l’action.

Face à cela, on observe des prises de positions réduisant les mouvements de défense des langues minoritaires à des sentimentalismes passéistes (De Swaan, 2004) ou dangereux, car remettant en cause les États-nations (Ladefoged, 1992). En somme, le débat universitaire (en linguistique, sociolinguistique, anthropologie) sur les problématiques langues minoritaires demeure clivé entre partisans et adversaires, et renvoie finalement souvent à une question : faut-il ou non intervenir, et comment ? Paradoxalement donc, les études sur les mouvements sociaux font peu de cas des revendications linguistiques (Urla, 2012), et d’un autre côté la question de leur sens social intéresse peu en sociolinguistique. Pourtant, leur nombre, leur multiplication ne peuvent qu’attirer notre attention : pourquoi certaines personnes s’emparent-elles d’une langue à un moment donné pour la transformer en un objet de mobilisation ? Et pourquoi les langues font-elles, aujourd’hui, l’objet d’une mobilisation sans précédent au niveau international ? En ce sens, plus que sur les langues minoritaires, ce dossier s’interroge sur la place et le rôle des langues et du langage à l’époque actuelle, et s’inscrit dans la continuité de la réflexion proposée dans Langage & Société (dossier du numéro 136, juin 2011) par Cécile Canut et Alexandre Duchêne et traitant de l’« Appropriation politique et économique des langues ».

Ce dossier de Langage & Société s’appuie sur deux hypothèses principales :

  • les processus qui, à travers le monde, permettent l’expression de revendications linguistiques ne sont pas passéistes. Au contraire, ces revendications cherchent à problématiser une situation sociale en termes de minorités/majorités linguistiques, et de (re)négocier les termes du conflit qui en résulte. Elles sont donc le résultat de dynamiques bien actuelles, qu’il s’agit de comprendre ;

  • le recours aux langues sert à exprimer autre chose – le recours à la langue comme catégorie mobilisatrice renvoie à des processus sociaux plus larges, dans lesquels les langues ne sont qu’un élément, plus visible, et surtout plus montrable, acceptable, légitime ou légitimable.

L’idée que les questions linguistiques soient instrumentalisées pour traduire d’autres enjeux n’est certes pas nouvelle. Martel (2010, 2012) signale par exemple que les débats autour de l’occitan, de son orthographe, de son nom, de ses limites ont servi au XIXe siècle notamment à articuler des positionnements politiques (gauche/droite, royalistes/ républicains, leadership provençal/languedocien, etc.)[1]. La situation actuelle nous semble cependant beaucoup plus complexe, pour au moins cinq raisons :

  • les énonciateurs de ces discours se sont multipliés : l’écrivain ou le philologue n’en ont plus le monopole, ils ont été rejoints par des organisations internationales, des médias, des États, des militants, etc. ;

  • les lieux de production des discours sur la revitalisation linguistique se sont diversifiés : on les trouve aujourd’hui non seulement en Europe, mais aussi (et surtout) dans les Amériques (voir Reyhner et Lockard, 2009) ou en Océanie (Rau et Florey, 2007), et peu à peu en Asie et en Afrique ;

  • les cadres dans lesquels ces mouvements s’inscrivent ont évolué (ou plutôt, se sont multipliés) : langue/identité, langue/territoire, langue/ patrimoine immatériel, langue/biodiversité, langue/autochtonie sont quelques-uns des tropes utilisés pour construire et mettre en scène un discours sur les langues minoritaires et la (re)conquête d’espaces d’usage ;

  • souvent, en Europe comme en Amérique du Nord en particulier, nombreuses sont les langues concernées que l’on peut dorénavant appeler « langues post-vernaculaires », suivant l’expression forgée par Jeffrey Shandler (2006:22) pour le yiddish. Ce sont des langues qui se distinguent par leur hiérarchie sémiotique : leur niveau de sens secondaire (symbolique) prend le pas sur leur niveau premier. En d’autres termes, le fait même que quelque chose soit dit dans ces langues est au moins aussi important, sinon plus, que ce qui est dit ;

  • les dogmes traditionnels des États-nations sur la désirabilité de l’homogénéité ont laissé la place, en apparence du moins, à une multitude de discours sur la diversité. À l’idée de dangerosité des langues minoritaires se superpose celle d’endangerment (le fait d’être en danger).

Pour résumer, les mouvements de revitalisation linguistiques se sont multipliés, et diversifiés. Pour les aborder et tenter d’en comprendre le sens, individuel dans un premier temps, collectif à terme, nous l’espérons, les textes de ce dossier participent d’une sociolinguistique ethnographique critique. Une sociolinguistique qui, donc, « met au centre de ses préoccupations non pas la langue comme système, ni même la société comme système ou comme structure, mais la langue comme partie inhérente des pratiques sociales » (Boutet et Heller, 2007:312). Cette approche interroge en outre les pratiques langagières et les catégorisations des langues dans le cadre d’une construction de rapports de sens et de pouvoir :

[l]e sens est compris comme imbriqué dans des relations sociales qui sont à la fois des relations de catégorisation (la construction des frontières sociales, de la différence et de la similarité) et des processus d’exploitation de ces catégories dans la stratification (la distribution inégale de ressources et de pouvoir de production, de distribution et de l’attribution de valeur à ces ressources). (Boutet et Heller, 2007:312)

2. Plan du dossier

Les articles présentés ici sont écrits par des chercheurs travaillant ensemble depuis plusieurs années, et présentent à notre sens un point de vue original sur la question des mouvements sociaux fondés sur des revendications linguistiques. Le premier texte, par James Costa, examine cent vingt ans de revendications linguistiques en Provence, en identifiant trois phases distinctes : la naissance du mouvement au XIXe siècle, les années 1960-1970, et la période actuelle, qui débute dans les années 1990. Tout au long d’une période très longue, en s’appuyant sur des études historiques et sur un travail ethnographique et textuel auprès d’associations militantes en Provence depuis 2007, il montre que le provençal (ou l’occitan) a servi d’arène pour exprimer des tensions politiques et sociales, et plus récemment, des angoisses quant à la nature de la « mondialisation ». Costa propose également d’utiliser le terme de « renaissantismes linguistiques » pour prendre ses distances avec les implications de l’expression « revitalisation linguistique », lié dans un même paradigme au thème des « langues en danger » (voir également Costa, à paraître).

Le second article, par Sara Brennan, s’intéresse au cas emblématique de l’irlandais en République d’Irlande, et vise à comprendre quels enjeux sociétaux recouvre la promotion de la langue minoritaire (mais nationale) aujourd’hui. En se basant sur les travaux récents de Duchêne et Heller (2011), Brennan se concentre sur le discours actuels problématisant les questions linguistiques en termes de profit économique, qui en apparence du moins tend à se substituer à un discours de fierté nationale. Elle met ainsi en évidence les tensions qui résultent de la confrontation entre ces deux types de discours, et interroge leur signification dans une époque de crise profonde de l’économie irlandaise en lien avec la construction discursive de l’indépendance nationale du pays.

Le troisième article, de Bénédicte Pivot, est basé sur un terrain ethnographique au Nicaragua. L’auteure revient sur plus de vingt années de travail autour d’un plan de revitalisation de la langue rama sur l’île de Rama Cay. Elle analyse les transformations actuelles de la société rama qui sont mises en évidence par un changement de focalisation des financements dédiés localement aux pratiques culturelles. La langue n’est plus, depuis peu, le principal centre d’attention mais un élément parmi d’autres (contes, artisanat traditionnel ou réinventé en vue de développer le tourisme), ce qui ouvre la voie à des reconfigurations en termes de répartition du pouvoir matériel et symbolique au sein du groupe, et à une redéfinition du groupe lui-même.

Enfin, Jane Freeland, sociolinguiste spécialiste du Nicaragua et des problématiques de droits linguistiques (voir Freeland, 2004), propose une discussion (en anglais) de l’ensemble des articles du dossier à partir de ses propres travaux. Elle tire ainsi les différents fils qui émergent au cours des articles précédents, pour suggérer quelques pistes d’étude de ces mouvements dits de revitalisation linguistique.


Bibliographie

Appadurai, A. (2006), Fear of Small Numbers: An Essay on the Geography of Anger, Durham, Duke University Press.
Boutet, J. & Heller, M. (2007), « Enjeux sociaux de la sociolinguistique : pour une sociolinguistique critique », Langage et Société, 121-122, p. 305-318.
Cameron, D. (2007), « Language endangerment and verbal hygiene: History, morality and politics », dans A. Duchêne & M. Heller (éds), Discourses of Endangerment, London, Continuum (p. 268-285).
Costa, J. (2010), Revitalisation linguistique : Discours, mythes et idéologies. Approche critique de mouvements de revitalisation en Provence et en Écosse, Thèse de doctorat sous la direction de M. Matthey, Université de Grenoble.
— (2013), « Language Endangerment and Revitalisation as Elements of Regimes of Truth: Shifting Terminology to Shift Perspective », Journal of Multilingual and Multicultural Development.
De Swaan, A. (2004), « Endangered Languages, sociolinguistics, and Linguistic Sentimentalism », European Review, 12, p. 567-580.
Duchêne, A., & Heller, M. (éds) (2011), Language in Late Capitalism: Pride and Profit, London and New York, Routledge.
Freeland, J. (2004), « Linguistic Rights and Language Survival in a Creole Space: Dilemmas for Nicaragua’s Caribbean Coast Creoles », dans J. Freeland & D. Patrick (éds), Language Rights and Language Survival, Manchester, St. Jerome Publishing (p. 103-138).Grenoble, L. & Whaley, L. (2006), Saving Languages: An Introduction to Language Revitalization, Cambridge, Cambridge University Press.
Hagège, C. (2000), Halte à la mort des langues, Paris, Odile Jacob.
Harrison, K. D. (2007), When Languages Die: The Extinction of the World’s Languages and the Erosion of Human Knowledge, Oxford and New York, Oxford University Press.
Heller, M., (2004), « Analysis and Stance Regarding Language and Social Justice », dans J. Freeland & D. Patrick (eds.), Language Rights and Language Survival, Manchester, St Jerome (p. 283-286).
Ladefoged, P. (1992), « Another View of Endangered Languages. Language, 68, p. 809-811.
Martel, P. (2010), Les Félibres et leur temps : Renaissance d’oc et opinion (1850-1914), Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux.
— (2012), « Une norme pour la langue d’oc ? Les débuts d’une histoire sans fin »,Lengas, 72.
Michaels, W. B. (2006), The Trouble with Diversity: How We Learned to Love Identity and Ignore Inequality, New York, Holt McDougal.
Muehlmann, S. (2008) « ‘Spread your ass cheeks’: And other things that should not be said in indigenous languages », American Ethnologist, 35, p. 34-48.
Rau, D. V., & Florey, M. (éds) (2007), Documenting and Revitalizing Austronesian Languages, Honolulu, University of Hawai’i Press.

Reyhner, J., & Lockard, L. (éds) (2009), Indigenous Language Revitalization: Encouragement, Guidance and Lessons Learned, Flagstaff, Northern Arizona University.

Shandler, J. (2006), Adventures in Yiddishland: Postvernacular Language & Culture, Berkeley & Los Angeles, University of California Press.

Urla, J., (2012), Reclaiming Basque: Language, Nation and Cultural Activism, Reno & Las Vegas, Nevada University Press.
Walsh, M. (2005), « Will Indigenous Languages Survive? », Annual Review of Anthropology, 34, p. 293-315.

Notes

 [1]Voir aussi le numéro 72 (2012) de la revue Lengas, qui porte sur les débats idéologiques dans les mouvements de revitalisation de l’occitan, du corse, du valencien et du malecu.

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