Information ma non troppo : de l'art de désinformer.

Grève hier sur le service public de la radio. Aucun écho ce matin sur France Culture.

De toute la journée d'hier, aucune émission n'a été diffusée sur aucune des stations de Radio-France.

Le plan d'économie, qui ressemble plus à un plan de démantèlement qu'à un plan d'économie, présentée par la directrice a fait une telle unanimité contre lui que même France Info, qui d'habitude reste la seule qui continue à émettre en période de grève, s'est retrouvée muette. Et ce matin, pas un mot sur ce mouvement de grève dans les journaux de France Culture. Rien ne s'est donc passé hier. Par contre, publicité le même matin pour une émission "anti fakenews" qui dans ce contexte prend une tonalité que l'on pourra trouver au choix comique ou grinçante.  On a aussi eu droit ce matin à une superbe interview exclusivement à charge contre Russia Today, occultant totalement le fait que cette chaîne est dans certains cas (certes pas tous, loin s'en faut, mais peu importe) la seule à donner des infos objectives et complètes.

Les mêmes journalistes qui nous font la leçon quotidiennement sur la confiance que nous devrions leur accorder plutôt qu'aux infos trouvées sur des médias "non fiables" n'hésitent donc pas à caviarder sans vergogne une information qui les concerne au premier chef mais qui déplaît évidemment fortement à la direction. Fakenews ou non-news, y a-t-il vraiment une différence ?

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