Rappelez-vous le chœurdes pleureuses néo libérale : néorégressives. Au nom de l’équité, ilfallait supprimer les régimes spéciaux de retraites, s’attaquer aux privilégiésque sont comme chacun le sait, les cheminots, les fonctionnaires…
Il est étonnant que le chœur des économistes néorégressifset leurs portes voies dans les médias soient beaucoup moins prolixesconcernant, le scandale bien réel des régimes spéciaux des patrons du CAC 40 etautres multinationales.
Pourtant tout ce beau monde que représentent les dirigeantsdes grandes entreprises vont toucher des retraites allant d’un million d’eurospar an à 3,5 millions voir plus. Cela va coûter aux entreprises concernées de 20 à 60 millionsd’euros par dirigeant.
En quoi cela est il justifié, acceptable, cela pèse aussisur les coûts de production des entreprises, de même que les salaires de 2millions d’euros à 5 millions voire plus pèse sur les résultats desentreprises.
En fait cela fait partie d’un modèle de société qui ajoutele cynisme en dénonçant les conquêtes sociales des salariés, en exigeant leblocage des salaires, la baisse des retraites, de la protection sociale d’uncoté et en servant des salaires exorbitants à une poignée de dirigeants, auxquelss’ajoutes les boni du même ordre et les stock options. Tout cela à un coût pourl’entreprise, pour la société, qui paie, les salariés, et les contribuables parle manque à gagner fiscal.
Le ^pire est que le but de la contre réforme des retraites,comme de toutes les contre réformes est d’habituer les salariés à la précarité,le chômage, la baisse des revenus : à la pauvreté.
Le résultat est là nos pays n’ont jamais été aussiproductifs, mais il n’y a jamais eu autant de chômage sur une période longue.Depuis 30 ans le chômage oscille entre 7 et 10% voire plus. A cela s’ajoute lamontée de la pauvreté de 10à 20% dessalariés sont pauvres, parce qu’ils cherchent un emploi, qu’ils sont chômeursde longue durée ou en fin de droit.
Au nom de quelle efficacité économique, au nom de quelleéthique sociale peut-on justifier ce retour de la pauvreté de masse qui après avoirtouché les salariés, va demain toucher grâce aux contre réformes néoregressivesles retraités. une telle pauvreté à une contrepartie, les désordres et cela a pour conséquence les politiques sécuritaires.
Jean Bachèlerie