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Billet de blog 9 septembre 2013

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Assistanat: le coût pour les contribuables et les consommateurs

Les temps changent, les pourfendeurs de l’assistanat comme F. de Closets, ne s’indignent pas de la montée du « néoassistanat » : les subventions aux entreprises.

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Les temps changent, les pourfendeurs de l’assistanat comme F. de Closets, ne s’indignent pas de la montée du « néoassistanat » : les subventions aux entreprises.

Quelques chiffres suffisent pour souligner l’ampleur du phénomène, qui n’a rien à envier  aux aides dénoncées les néolibéraux aux salariés.

Les subventions aux entreprises, niches fiscales incluses se montent à environ   90  milliards.

Ce montant se décompose comme suit :

Ce tableau ne prétend pas l’exhaustivité, mais il donne un ordre de grandeur. Nous ne prenons pas en compte la prime pour l'emploi, qui est la prise encharge par l'état (les contribuables) d'une part de salaire du par l'entreprise.

Au moment où le gouvernement envisage une nouvelle baisse d’impôts sur les sociétés,  le montant des transferts de l’état vers les sociétés représente 1,7 fois le montant versé par les sociétés au titre de l’impôt (53,5 milliards), il représente  1,3 fois l’impôt sur le revenu perçu par l’état (72milliards).

Lorsque l’on sait que cette redistribution, ce transfert profite plus aux grandes entreprises qu’au PME, que les grandes entreprises paient très peu d’impôts 8 à 10 de leurs bénéfices. Nous vivons bien dans une société d’assisté, mais où les assistés ne sont pas les salariés et les familles nombreuses, mais les grandes entreprises qui n’en ont pas besoin.

Ce transfert ne fait qu’accroître les inégalités entre grandes entreprises et petites.

Le plus grave est que les aides aux entreprises ont augmenté de 25% avec l’arrivée de François Hollande au pouvoir.

Lorsque l’on sait que le Medef veut toujours plus comme l’écrivait F. de Closets lorsqu’il dénonçait l’assistanat, est François Hollande finira bien par accorder encore un cadeau aux entreprises, le transfert des cotisations d’allocations familiales des entreprises vers le contribuable, ce serait 30 milliards de plus.

Ce qui revient à dire  que ce gouvernement mène une politique de transfert, en faisant payer les salariés(72 milliards) et les consommateurs(141 milliards), en réduisant les impôts des entreprises à tout en augmentant le montant des subventions aux grandes entreprises.

A regarder de prés le montant des aides, le passage aux trente cinq heures 25 milliards d’Euros, est il justifié 14 ans après la mise en place des trente cinq heures ?

Les électeurs attendaient une grande réforme fiscale, ils l’ont mais ce n’est pas celle pour laquelle ils ont voté.

Comme le montre Thomas Piketty, la fiscalité française est devenue dégressive et favorise les hauts revenus, c’est la même chose pour les sociétés, les grandes sociétés encaissent les subventions, par exemple les  banques touchent une aide au titre de la recherche pour les  mathématiciens qu’elles utilisent dans les salles de marché.

La fiscalité française injuste pour les salariés, l’est aussi pour les petites entreprises. C’est une fiscalité en faveur des dominants (entreprises et particuliers).

C’est un peu comme si on subventionné les athlètes qui se dopent ! Mais là les dégâts sont beaucoup plus graves et sont pris en charge par le contribuable !

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