Les médias, la gauche, la solidarité , pour construire une presse alternative

La liberté de la presse est menacée par la mondialisation néo et ordo libérale. cette contre révolution veut tout détruire, pour ne laisser que des individus face aux grands groupes mondiaux et aux gouvernements à leur service. La presse libre et la diversité d'opinions sont menacées. Aujourd'hui c'est Le Média qui traverse des difficultés, le devoir de solidarité s'impose.

Les médias, la gauche, la solidarité , construire une alternative

 Les lecteurs de Médiapart sont des lecteurs passionnés, intelligents et souvent militants.

C’est à eux que nous nous adressons.

Nous avons participé au lancement de Médiapart et sommes abonnés depuis le début, participons activement à la vie de Mediapart.

La presse critique, les médias critiques et constructifs, les médias qui souhaitent une alternative au capitalisme intégral ou global, sont rares.

Pourtant la bataille pour une presse diversifiée, permettant aux lecteurs de réfléchir et décider, est une rude bataille et une bataille de tous les instants pour faire vivre la démocratie. La plupart des médias sont dominés et appartiennent directement ou indirectement à des grands groupes. La diversité d’opinions, la liberté d’informer est menacée par la mondialisation néo-ordoliberale, c'est-à-dire par les oligopoles mondiaux en particulier financiers et les gouvernements et administration qui mettent en place ce capitalisme global, comme totalitaire.

La mondialisation néo et ordo libéral détruit tout sur son passage. C’est une contrerévolution, qui met en place des contre réformes. Dans notre pays elle est au pouvoir à visage découvert avec Emanuel Macron, son parti et ses alliés de centre gauche et de droite.  De fait la mondialisation néolibérale est au pouvoir depuis 2007 avec une accélération sous le quinquennat Hollande/PS.

Macron et LaRem et leurs amis sont décidés à faire de la France un pays néo et ordolibéral, pour cela ils cassent toutes les structures qui font obstacle ou gênent la marchéisation de toutes les activités, le droit du travail, la sécurité sociale, l’état social mis en place à la libération, cet état social inachevé, s’était construit au gré des luttes menées par le monde du travail, ses syndicats et les partis de gauche.

Voilà le Macronisme tel qu’il est. Il n’a que trois mots à la bouche : marché, concurrence, responsabiliser.

Un média Le Média traverse des difficultés, les difficultés habituelles que rencontre tout nouveau média.

L’intérêt de tout homme de gauche, ou de tout républicain, de tout démocrate , de tout patriote est d’aider le Média à passer ce cap.

Ne pas aider Le Média, c’est affaiblir la gauche, c’est se ranger aux côtés du Président des riches, et de ses alliés , les banques et entreprises du CAC 40, et leurs représentants au sein des partis allant des socialistes en passant par les radicaux, le Modem jusqu’ au front National, contre ceux qui défendent les rien qui font tout.

Entre 1940 et 1944, les françaises et les français, mais aussi des combattants pour la liberté exilés ou réfugiés dans notre pays ont combattu pour rétablir : la République et la démocratie et construire un état social et réaliser une vague de réformes sans égal. Toutes les tendances politiques ont été représentés dans la résistance, c’est ce qui fit sa force. Il fallut un homme, le général de Gaulle pour rassembler avec Jean Moulin, les principales forces de la résistance. Ce travail d’unification des forces contre l’Allemagne nazie et ses alliés l’Italie de Mussolini en particulier ; ce fut difficile, Jean Moulin le paya de sa vie, comme des dizaines de milliers de résistants .

A l’époque il y avait une presse au service de l’état français alliée de l’Allemagne, comme aujourd’hui, 90 % des médias disqualifiaient la résistance, ses dirigeants et son chef. Ils étaient trop ceci, pas assez cela, De Gaulle avait brisé les tabous, il acceptait des combattants venus de tous les horizons politiques   et s’appuya sur les Communistes, ce qui à l’époque était impensable pour beaucoup d’hommes politiques de gauche et de droite. Faut-il rappeler que 81 députés ont voté contre les pleins pouvoirs à Pétain ! Alors même que le parlement était celui élu sous l’étiquette front populaire.

 

Cela ne vous rappelle- t-il pas ces critiques d’aujourd’hui,  qui n’ont qu’un mot à la bouche progressiste, sans en préciser le contenu, ou plutôt en considérant que la lutte des classes est dépassée, le social ne correspondrait plus à l’air du temps. Non ce serait le sociétal qui changera la société.

Le sociétal et les  »progressistes » ont appelé à voter Macron, ont fait barrage dès avant le premier tour au seul candidat de gauche, n’hésitant pas à diviser la gauche pour favoriser Macron.

Que disent les progressistes devant la politique de droite des affaires mené par Macron. Ils font mine de s’indigner et la vie continue.

Tout le monde peut se tromper, persister dans l’erreur n’est pas défendable.

Alors mettons nos états d’âmes, nos a priori, nos préjugés de côté et aidons ceux qui combattent sans compromis, sans relâche, la société de marché, la mondialisation néo/ordoliberale, cette société où l’homme, l’humain disparaît devant la cupidité sans limites d’une poignée de dirigeants d’entreprises, de leurs actionnaires aidés par des dirigeants politiques cyniques et avides de pouvoir et d’argent.

Jean Bachèlerie

Un socio du Média.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.