résister ou disparaître?

La CGT doit s'inspirer des gilets jaunes, de la stratégie du faible contre le fort, et porter les coups là où l'adversaire ne l'attend pas. La CGT comme la Gauche combative doit mobiliser à travers des luttes, s'inspirant de l'histoire de la résistance, des guérillas.

 

 

Résister ou disparaître ?

Lutter en multipliant les moyens et lieux de luttes ou continuer à manifester rituellement ?

La CGT souffre comme la gauche, comme le PC, elle soufre pour ne pas avoir compris  la mondialisation, pour avoir sous-estimé l'adversaire, le capitalisme néolibéralisé.

Capitalisme sans complexe, qui comme un rouleau compresseur écrase tout sur son passage, provoquant des rebellions, des réactions, des résistances.

La CGT souffre de son passé, du lien qu'elle avait avec le PC, qui lui servait de guide vers l'objectif d'une société sans classe.

Le PC a perdu la bataille, jusque dans ses bastions, le communisme a perdu les pays où il était au pouvoir.

La CGT comme le PC souffre de n'avoir pas assez réfléchit aux causes de cet échec et comme la social-démocratie de ne pas savoir résister au néolibéralisme.

La sociale démocratie a masqué cet échec en prétendant influencer le néolibéralisme par son entrisme, le meilleur exemple est le parlement Européen, mais aussi le conseil européen où les gouvernements sociaux-démocrates majoritaires un temps, ont préféré collaborer avec les néolibéraux que les affronter.

Cette politique a échoué, la sociale démocratie se délite partout, pour n'avoir pas compris le néolibéralisme, pour avoir préféré les places dans le système , à la défense de ses principes et à la mobilisation de ses militants et électeurs pour résister et préparer l'alternative, lz sociale démocratie a préféré l'alternance et les places qu'elle offre, le partage du pouvoir à ses électeurs, à ses racines, à ses valeurs.

La CGT comme le PC a choisi la critique verbale, se gardant bien de mobiliser le monde des salariés pour affronter le système, la peur de perdre l'a perdu. Celui qui refuse une bataille est toujours perdant.

Aujourd'hui la question est la même comment résister au néolibéralisme, comme le combattre avec d'autres méthodes, «une guérilla «dans les entreprises dans des lieux symboliques, comme le font les gilets jaunes ou Attac contre les GAFA, les banques, voilà la direction à suivre, réfléchir avec les associations de réflexion comme ATTAC, Copernic , d'un autre côté, permettrait de se reconstruire intellectuellement.

Cela demande du courage, celui d'affronter la réalité, de reconnaître les faiblesses et de repartir à la bataille.

Cela signifie aussi s'émanciper du rôle institutionnel qu'elle joue, ne pas avoir peur de perdre quelques sources de financements, permettrait de gagner en crédibilité. De toute façon le rouleau compresseur néolibéral écrasera la CGT, alors qu'a -t-elle à perdre à résister, se battre tout en innovant et réfléchissant.

Qu'a-t-elle à perdre à soutenir et à s'inspirer des gilets jaunes? A se battre sans hésiter en utilisant des méthodes de « guérilla » sociale et économique. Attaquer là où l’adversaire est vulnérable, déplacer les luttes rapidement, harceler l’adversaire. L’histoire montre que la lutte du faible au fort réussit, lorsque la volonté est sans faille et le but clair.

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