Le droit d’un peuple à disposer d’un état

Le droit d'un peuple à se constituer en état indépendant est l'un des droits de l'homme. la décolonisation n'est pas terminée, un peuple lutte pour son indépendance: le peuple palestinien. Au nom de quoi l'Hyperpuissance qui se veut modèle de démocratie et défenseur des droits de l'homme, laisse-t-elle piétiner ce droit au Proche Orient?

Le droit d’un peuple à disposer d’un état :

Le conflit Israélo-Palestinien, est une guerre de libération du peuple palestinien. C’est une guerre de décolonisation.

Depuis la création de l’état d’Israël le 14 mai 1948, le peuple palestinien est un peuple sans territoire, expulsé de son territoire.

Ce conflit est la conséquence d’une stratégie politique de l’hyperpuissance et de l’ex-puissance coloniale le Royaume uni, dans cette région du monde.

Israël est avec l’Arabie saoudite l’allié inconditionnel de l’hyperpuissance au moyen orient.

Pendant longtemps l’état d’Israël fut menacé dans son existence par ses voisins : Syrie, Egypte, Liban et leurs alliés.

Depuis les accords d’Oslo (13.09.1993 complétés par les accords Jéricho-Gaza accord de Jéricho-Gaza du 4 mai 1994 et Accord de Taba 28 septembre 1995 ), ce n’est plus le cas, les Palestiniens ont reconnu l’existence d’Israël et en échange Israël a reconnu le droit des Palestiniens à fonder progressivement un état.

Cet accord sera remis en cause par l’assassinat d’Itzhak Rabin le 4 novembre 1995, prix Nobel de la paix avec Yasser Arafat.

Israël se retirera en 2005 de la bande de Gaza, mais pas de la Cisjordanie, où des colonies de peuplement ont été créées par l’état d’Israël.

Les gouvernements Israélien successifs ont intensifié le processus de colonisation des territoires au nom du sionisme (nationalisme) occupés depuis 1967, territoires occupés définis par l’ONU,( 1) et maintenant de Jérusalem est, encouragé par l’administration Trump qui en violation de la résolution des nations Unies définissant les territoires occupés, a reconnu Jérusalem comme capitale de l’état Hébreu.

Cette politique a conduit aux Intifada ( révolte contre l’oppresseur) (87-93),  le 29 septembre 2000, au lendemain de la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem. (2000-2005),

Sommes-nous en présence d’un troisième soulèvement, cela paraît vraisemblable, la répression et la violence exercée par les autorités israéliennes contre les Palestiniens, ne mettra pas fin à ce conflit.

Le droit des peuples a disposé d’eux-mêmes est un des droits de l’homme, c’est au nom de ce droit que les peuples colonisés ont obtenu leur indépendance.

Les Palestiniens ne font qu’exiger la reconnaissance de ce droit, et à fonder un état en Cisjordanie et la Gaza. L’administration américaine est la seule a disposer des moyens pour convaincre le gouvernement israélienne de se conformer aux résolutions de l’ONU aux accords d’Oslo.

 

Refuser ce droit au peuple palestinien revient à faire de ce conflit une guerre sans fin, inutile qui ne peut que favoriser la montée de l’Islamisme, avec les violences auxquelles nous avons assisté depuis 2001.

L’union Européenne se réfugie dans une rhétorique ambiguë mettant sur un même pied les violences de l’occupant avec celle de l’occupé, sans proposer aucune solution. L’Union Européenne n’existe pas au plan diplomatique. Jusqu’en 2007 les présidents de la république successifs faisaient entendre la voix de notre pays, une politique d’arbitre non aligné sur la politique de l’administration américaine. Depuis la réintégration du commandement de l’OTAN par Sarkozy, la voix de la France, elle est inaudible, car alignée sur la position de l’hyperpuissance.

 

1) Territoires occupés est une expression qui trouve son origine dans la résolution 242 de l’Organisation des Nations unies (ONU) du 22 novembre 1967, prévoyant le retrait d’Israël des « territoires occupés » en échange de la reconnaissance de tous les États de la région1.

Ces territoires sont ceux qui ont été conquis lors de la guerre des Six Jours : la bande de Gaza, la péninsule du Sinaï, la Cisjordanie (dont Jérusalem-Est, partie de la Cisjordanie) et le plateau du Golan. Wikipedia

 

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