lettre ouverte à la rédaction de Mediapart

Abonné de longue date, nous constatons un recul du pluralisme, de la diversité d’opinions L’écriture inclusive, le féminisme radical, la confusion patriotisme /nationalisme, voire antisémitisme/antisionisme, la confusion arabe/islamiste, cosmopolitisme et universalisme la confusion : mondialisation néolibérale avec les valeurs universelles : droits de l’homme.

LETTRE OUVERTE Á MÉDIAPART

D'après la Charte de Mediapart :

« Le Club – et plus généralement tous les espaces de contribution de Mediapart (commentaires des articles du Journal, tchats...) – est un lieu d’information, de débats, d'échanges et de discussions, respectueux de la liberté d’expression, du pluralisme et de la réputation ou des droits d’autrui. »

 le respect du pluralisme semble  compris par la Modération comme équivalant à une approbation inconditionnelle de la ligne éditoriale, de ses partis pris et des contributeurs associés. Cette évolution est nettement perceptible depuis quelques mois. Les motifs de dépublication sont de plus en plus arbitraires, partiaux et souvent absurdes.

L'exemple le plus caricatural entre tous est celui où Joël Martin s'est vu censuré pour avoir parlé de « couper les nouilles au sécateur ». Pour la Modération, il s'agissait d'un appel à la violence…

Mediapart a fait le choix d'une modération interne, sans doute pour éviter un traitement robotique, mais nous constatons que une trop grande  dépendance de la Modération de la rédaction et cela remet en question  le pluralisme garanti par la Charte. Des commentaires et des billets sont, par exemple, dépubliés pour « racisme » simplement parce qu'ils se démarquent de l'approche « dé-coloniale » ou en contestent les conclusions.

Certains abonnés se voient parfois dépubliés pour avoir fait état de faits publics :

https://web.archive.org/web/20210502174830/https://blogs.mediapart.fr/cambyse/blog/020521/humour-et-bannissement

De plus, alors même que la Modération a communiqué explicitement sur les problèmes de la violence verbale, elle ne les sanctionne pas de manière égale.

https://www.mediapart.fr/journal/france/040521/le-suspect-la-dgsi-et-la-bombe-qui-n-pas-explose/commentaires#comment-10625500

À titre d'exemple, il est considéré comme normal d'être traité de raciste, d'islamophobe, de fasciste, de suppôt du RN ou d'admirateur de Zemmour, alors même que ces propos ne sont pas étayés et malgré le fait qu'un bon nombre de personnes qui les subissent professent depuis toujours des opinions opposées . En réponse à ces diffamations, et toujours à titre d'exemple, le vocable « islamo-gauchiste » est systématiquement dépublié alors que rien, ni dans la Charte ni dans la loi, ne le justifie. Il s'agit donc d'une censure politique et d'une distorsion de traitement directement liées au statut des Modérateurs en tant que préposés soumis aux parti-pris de la rédaction. C'est une violation de la Charte.

De plus, la Charte contient des notions particulièrement vagues, comme le hors-sujet et la bonne tenue du débat, permettant à la Modération de censurer ce que bon lui semble. Le pluralisme ne se découpe pas en rondelle! L'opinion de chacun doit être respectée et acceptée, sans cela il n'y a pas de débat.  Le débat nourrit et renforce la démocratie.

au nom de quoi  interdire la  critique de l'écriture inclusive alors même que celle-ci est largement controversée, y compris dans la communauté des linguistes qui la jugent politiquement illusoire et socialement discriminante envers les handicapés, les dyslexiques et les enfants des catégories sociales défavorisées, les linguistes la juge contraire aux fondements de la langue française (Alain Borer Speak White! tracts Gallimard). est ce une liberté de laisser notre langue être dénaturée, envahi par le Globish, le Franglais, ....

Nous constatons aussi, bien souvent, que nos alertes restent lettre morte dans des cas où la Charte trouverait un motif de censure : dénigrement, harcèlement, calomnies, diffamation.

Nous demandons une application de la Charte qui soit uniforme, impartiale et transparente, respectueuse de la libre expression et du pluralisme.

Le seul moyen honnête d'assurer cette demande nous semble être la création d'un espace de débat sur l'application de la Modération, et pas, comme nous le voyons régulièrement, une chronique d'autosatisfaction qui distribue les bons points. Dans cet espace, il serait autorisé de republier un commentaire censuré, en l'anonymisant, pour permettre à chacun de juger du bien-fondé de la censure l'ayant frappé.

"Mediapart seul Media qui n'a   de compte à rendre qu'à ses lecteurs", doit traiter également, les opinions diverses, la diversité d'opinions est une richesse. la censure est un signe de faiblesse, elle ouvre la voie au sectarisme, ce qui constitue une violation du pluralisme. Nous demandons à Mediapart de laisser  les opinions divergentes s'exprimer à la Une,les lecteurs sont adultes et sont à même de juger par eux mêmes, ils n'ont pas besoin d'un filtre qui appauvrit voire empêche tout débat. Un journal qui appartient à ses lecteurs ne doit pas avoir de tabous.

Médiapart appartient à ses lecteurs, donc à tous ses lecteurs, la diversité d'opinion est une richesse. Que Mediapart continue à ne rendre de compte qu'à ses lecteurs, cela suppose la critique, y compris de la ligne éditoriale ! Nous demandons le respect du pluralisme que la Charte garantit et que l'on est en droit d'attendre en s'abonnant et en soutenant Mediapart. Le « politiquement correct » n'est pas de nature à faire avancer les débats nécessaires à la cause commune d'une République des Égaux.



Premières signatures : ALIOSHA, JEAN BACHÉLERIE, SBORE, ANNEJULIE, SERGE MARQUIS, PORFIRIO, CORNICHONJOUFFLU, MELGRILAB@YAHOO.FR, MINGA, ALICIA DEYS, MITHRA-NOMADEBLUES_,…

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