Acheter Français rêve ou réalité ?

Ces derniers temps nous entendons la classe politique française de gauche à droite nous seriner à longueur de médias ce petit refrain: "Citoyen, pour sortir de la crise, nous devons acheter français !"

Ces derniers temps nous entendons la classe politique française de gauche à droite nous seriner à longueur de médias ce petit refrain: "Citoyen, pour sortir de la crise, nous devons acheter français !"

Facile à dire avec un revenu confortable, alors qu'avec un revenu situé entre 400 et 1000€, la chose est beaucoup moins aisée. C'est beau le "patriotisme" économique, encore faut-il s'entendre sur le terme "acheter français", en effet, il suffit qu'un produit venant d'un autre pays que le notre soit modifié, par exemple, un jean's venu de l'autre bout de la planète auquel on aurait changé les boutons sur le territoire français devient automatiquement un produit "Made-in-France".

Stéphane, locavore averti, rencontré à la "Vache rit" sur le site de Notre-Dame-des-Landes nous en donne un exemple frappant, avec l'élaboration du cassoulet de Castelnaudary, qui n'a que de local que l'assemblage des produits divers venus du monde entier.

Les désastres du capitalisme N°1 © La-Télé-de-Gauche 77

Dans ce cas, acheter français devient une fable, une illusion, si nous voulons vraiment acheter français, il faut aller plus loin, car celà implique produire français, ré-industrialiser le pays, certes mais aussi priviligier les circuits courts de proximité, respecter les saisons, par exemple, ne plus manger de tomates fraiches toute l'année.

Nous devons changer nos habitudes, ça n'est certes pas simple, mais pas impossible. Stéphane, rencontré à la "Vache rit" à Notre-dame-des-Landes en été 2010, nous a fait part de son expérience, fort intéréssante, devenir "locavore" durant un an

Locavore ? Kézaco? Le mouvement locavore encourage les « consommateurs » à acheter des produits frais et de saison, à acheter sur les marchés et/ou aux agriculteurs ou paysans locaux (dans les Amap) ou les cueillettes par exemple), à choisir leurs propres aliments, en faisant valoir la qualité du produit frais, des produits locaux, dont le goût est meilleur que celui du produit industriel.(wikipédia)

Peut-on manger 100% local ? © La-Télé-de-Gauche 77

Alors si nous voulons réélement consommer local, il va falloir changer nos habitudes aliementaires, ce qui implique aussi, de changer de système.

 

 

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