Séance d'installation du conseil métropolitain de Nice Côte d'Azur

La séance d'installation du conseil métropolitain de Nice Côte d'Azur a eu lieu aujourd'hui. Le groupe écologiste a présenté un candidat à la présidence.

La séance d'installation du conseil métropolitain de Nice Côte d’Azur a eu lieu aujourd'hui...

Le premier point à l'ordre du jour était l'élection du président. Le groupe écologiste a présenté sa propre candidate : Juliette Chesnel-Le Roux. Sans surprise, Christian Estrosi a été élu avec 116 voix contre 8 pour Philippe Vardon (RN) et 6 pour notre candidate. Ce résultat en dit long sur les rapports de force au sein de la métropole...

Le président fraichement réélu a ensuite fait un (trop) long discours qui se voulait rassembleur. Hélas, Christian Estrosi s'égare et explique qu'il y a les bons et les mauvais conseillers métropolitains : ceux de la majorité qui sont libres et ceux de l'opposition qui obéissent à un parti ! Il a évidemment soigneusement évité de parler de la réunion de la majorité, organisée juste avant la séance plénière, qui avait précisément comme objectif de sévèrement encadrer cette belle liberté. Mais le plus comique viendra au moment de la désignation des vice-présidents : le président demande alors aux huissiers de fermer les portes pour éviter que les élus de la majorité ne s’absentent pendant le vote ! En matière de liberté, on a connu mieux…

Juliette Chesnel-Le Roux a pris la parole suite à l’élection du président de la métropole : « L’écologie était au cœur de cette campagne. La métropole comptera désormais un groupe indépendant écologiste. Nous y œuvrerons pour l’écologie, la solidarité et la démocratie au service de tous les habitants de la métropole. Elles sont pour nous le fondement de toute politique. […] Nous serons force de proposition pour nos citoyens les plus vulnérables. Nous serons force de proposition pour protéger notre territoire. Nous serons force de proposition pour accroître notre autonomie et notre résilience. Nous serons force d’opposition à chacune de vos dérives. Nous serons la force d’opposition écologique et sociale au service des habitants. Les enjeux sont colossaux, notre motivation et détermination le sont tout autant. » Comme lors du conseil municipal de Nice du 3 juillet 2020, elle a proposé la mise en place d'un comité consultatif sur la politique environnementale, composé d'élus de représentants d'association et des citoyens tirés au sort.

Le conseil a ensuite procédé à l'élection des membres du bureau métropolitain. Le groupe écologiste a obtenu deux membres : Juliette Chesnel-Le Roux et Fabrice Decoupigny.

Sylvie Bonaldi a réagi lors de la délibération portant création d’une Commission de service public et des partenariat public-privé : « Si effectivement nous devons créer une commission de délégation de service publics, il n’est pas concevable, pour nous, de passer des partenariats publics-privés (PPP)…. Un rapport sénatorial expliquait, en 2014, qu’un PPP était "une bombe à retardement budgétaire souvent ignorée". La Cour des comptes estimait, en 2015, que "sur le long terme, l’équilibre économique du contrat est souvent défavorable aux collectivités territoriales, qui ont rarement la capacité d’en assurer le suivi". La Cour des comptes européenne a publié en 2018 un rapport au titre évocateur : "Les partenariats public-privé dans l’Union européenne : de multiples insuffisances et des avantages limités". Nous sommes donc résolument hostiles aux marchés de partenariat et donc opposé à la création d’une commission en vue d’attribuer ce "crédit revolving des collectivités" pour reprendre le qualificatif utilisé par Philippe Séguin. »

J'ai, comme lors du conseil municipal du 3 juillet 2020, fait ma toute première intervention sur la délibération qui concernait la Commission consultative des services publics locaux (CCSPL). J’ai, à nouveau, demandé la plus complète transparence sur la procédure de désignation des représentants d'associations locales qui vont siéger dans cette CCSPL. J’ai également regretté la faible fréquence des réunions de cette commission. Une fois par an, c’est insuffisant au regard de la charge de travail. Une telle fréquence risque de priver de toute efficacité cette intéressante commission.

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