Le social, c’est la question centrale !

Alors que le chômage et la pauvreté augmentent, alors que les plans sociaux se développent, alors que l’épidémie de Covid s’amplifie, l’urgence est au social. Le confinement renforce l’urgence. À part des mots, Macron ignore les attentes. 100 milliards et plus pour les entreprises, des miettes pour le social. On a besoin d’une autre répartition.

Les syndicats demandaient l’abandon de la réforme de l’assurance chômage et de celle des retraites, le gouvernement réaffirme leur nécessité, se contentant d’un simple report. 

Rien n’est donc sorti des discussions à Matignon cette semaine. L’urgence sociale appelle donc à une mobilisation de grande ampleur autour d’objectifs précis.

La pression constante du Medef pour éviter toute contrainte nouvelle générée par le télé travail ou des mesures de confinement est inacceptable. Elle appelle une pression inverse de la majorité de la population.

Minimum social, Smic, Salaires

Contre la hausse de la pauvreté, de la précarité et du chômage ce n’est pas une prime de 150 euros qui peut répondre à la détresse des familles concernées ou des jeunes boursiers.

Il nous faut imposer un minimum social de 1200 euros indexé sur le SMIC. Cela ne peut attendre !

Le Smic doit lui-même être revalorisé pour défendre le niveau de vie des bas salaires et permettre aux grilles de salaires des premiers de corvée et des salariés de seconde ligne d’augmenter.

Priorité à la santé

Il est inadmissible que les stocks de vaccins contre la grippe ne soient pas disponibles face à une demande croissante et prévisible de la population.

Face à la pandémie du Covid il faut des masques gratuits, des tests disponibles, un plan massif de renforcement de l’hôpital public permettant l’ouverture de lits.

La hausse des salaires des soignants de l’hôpital public est un des moyens de revaloriser l’intérêt pour ce service public.

Des services publics renforcés partout

Après avoir applaudi les soignants, ce sont désormais les enseignants qui sont encensés. Mais comme pour les soignants, les moyens ne sont pas au rendez-vous.

Il faut un plan national de renforcement de l’école publique, de l’éducation nationale avec l’objectif de classes allégées, d’augmentation du nombre d’enseignants, de revalorisation des carrières.

Et ce sont tous les services publics qui doivent faire l’objet d’un renforcement, à commencer par les territoires oubliés de la République depuis des dizaines d’années.

Enfin, nous avons besoin d’une Sécurité sociale élargie basée sur des cotisations sociales (avec compensation intégrale de toutes les exonérations faites aux entreprises) et permettant de répondre à toutes les dimensions de la protection sociale mais aussi au maintien intégral des salaires en cas de licenciements, chômage partiel, reconversions … en clair une sécurité sociale professionnelle.

Du travail pour toutes et tous

Entre réduction du temps de travail et reconversion écologique de nos économies, il y a des centaines de milliers d’emplois à créer. C’est une nécessité sociale tout comme une opportunité d’emplois à créer pour transformer les lieux de vie, réduire les factures d’énergie en isolant les passoires thermiques dans lesquelles vivent de nombreux concitoyens.

Ces deux chantiers sont à ouvrir en prenant en compte les propositions de la Convention Citoyenne pour le Climat.

Le social, c’est l’urgence, c’est la question centrale. Elle intègre la question écologique. À nous, toutes et tous ensemble d’imposer cet agenda.

 

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