Et quel chantier !!!
C'est en suivant les discussions initiées par deux billets de Netmamou que cette vieille question est revenue au devant.
Je dis vieille parce qu'en effet je la fréquente depuis fort longtemps, et elle avait d'ailleurs fait l'objet de l'une de mes toutes premières contributions à nos échanges lors de mon arrivée ici.
En réalité elle n'est pas vieille, elle est vraisemblablement éternelle, mais elle est surtout essentielle dans l'immédiat... c'est du moins ce que je crois.
Il s'agit donc d'architecture, et plus précisément de construction de la pensée.
Diantre !
Bon... redescendons sur terre...
Comment se fait-il qu'il ne soit pas possible de construire de la pensée collective ?
Je veux dire... comment se fait-il que la plupart des échanges s'éternisent en querelles ou polémiques sans issue ?
Comment se fait-il qu'il faille toujours constater l'apparent immobilisme de pensées irréductiblement inconciliables ?
Vieille question... rengaine... "d'ici qu'il nous en remette une couche sur l'écoute, la charte..."
Non... même si je ne suis pas de ceux qui affectionnent et pratiquent l'empaillage virtuel (c'est tellement mieux en pour de vrai), ce n'est vraiment pas l'objet.
Non l'objet, "c'est comme qui dirait" l'envers de ce même décors qui veut qu'en l'absence d'un héros, nulle pièce ne puisse être jouée ou... en l'absence d'un chef nul combat ne puisse être livré.
J'écarte bien sûr les pratiques de "trollage" qui relèvent de la volonté de leurs auteurs, et doivent donc être simplement constatées, pour ce qu'elles sont.
Non, je ne veux prendre en considération que ces expressions d'avis qui s'affirment par et dans leurs oppositions verbales graduelles jusqu'au conflit farouche et à la condamnation définitive, quand bien même elles émanent d'intervenants également concernés par l'objet de leurs disputes et mobilisés à l'évidence pour une cause commune.
Comment se fait-il ?
C'est d'autant plus curieux que chacun se plaît à dire que l'affaire est grave, la situation inacceptable, le point de non retour proche, et l'urgence inédite.
Quelle affaire ?
A peu près toutes !
Mais, puisque se sont les billets du 5 et du 6 janvier de Netmamou qui m'ont servis de prétexte, allons à l'essentiel, la grande affaire, notre grande affaire c'est la problématique de l'émergence d'une alternative électoralement valide et de gauche, à la régression sarkoziste.
Qu'on ne me dise pas qu'il n'y a pas là, et ici, une cause largement, très largement partagée.
Alors...?