La cuisine au woke est une technique de cuisson à l'huile importée des USA, pays à la gastronomie souvent médiocre quand elle n'est pas douteuse. Le woke est une sorte de mode "cancel et reset" aujourd'hui reprise partout alors que les risques cancérigènes sont réels. Il suffit pour celà que l'huile soit chauffée à trop haute température, qu'elle soit utilisée plusieurs fois ou quand elle soit rance. Cependant, facile et rapide à préparer, les deux caractéristiques de l'époque, elle séduit un public de consommateurs souvent jeunes ou qui s'estiment injustement discriminées. C'est un champ d'expérimentations très apprécié à des gâte-sauces et des commis d'office qui s'improvisent cuisiniers. Ces apprentis dont les plats sont trop cuits ou trop pimentés militent que soient mis à l'index des "recettes de tante Marie" et les plats en sauce, voire les produits animaux quand la convergence des luttes dont on regrettera qu'elle n'existe qu'ici, attire des consommateurs vegans. La fascination que certains éprouvent à la contemplation du spectacle des flammes qui lèchent les murs des arrière-cuisines, étant rien moins qu'inquiétant.
Dans le camp d'en face, fourchettes et couteaux bien en main, les tenants du boeuf bourguignon et de la baguette au jambon beurre s'accrochent au comptoir. Ils se réclament de Brillat Savarin et de la cuisine "au bon beurre ". Impossible de leur faire entendre raison en faisant observer que la trop grande richesse de la cuisine française est un des facteurs responsable de l'augmentation du taux de cholestérol, de l'explosion des diabètes et des pathologies cardiaques. Vous voilà aussitôt classé dans la catégorie des ennemis du patrimoine. Leur seule réponse, la fermeture des établissements de restauration rapide et l'interdiction des recettes exotiques.
Les émissions culinaires en appliquant une recette éprouvée, faire court et réduire le temps de cuisson dans les casseroles comme dans les esprits, alimentent la discorde. Au lieu de présenter des plats qui ont mijoté et dans lequel le cuisinier a introduit par petites touches de nouvelles saveurs, la tambouille qu'elles servent est infecte quant la date de péremption des aliments n'est pas dépassée.
D'autres techniques existent pourtant, la cuisine fusion ou la cuisine vapeur par exemplr dont les avantages diététiques sont connus. Elles contribueraient à faire retomber la pression mais qui présentent l'inconvénient de demander davantage de temps et de faire appel à la réflexion plutôt qu'à l'émotion. En attendant, les français n'auront bientôt plus assez pour faire chauffer ces tambouilles rances. Mais ça, les woke et les identitaires ça ne les intéresse pas.