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Billet de blog 9 août 2017

Brigitte à Emmanuel :" il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour"

Force est de constater que sa flamme est émoussée ma pauvre Brigitte. Ne vous offrir qu'une charte, même pas un statut (encore moins une statue). Petit bras, Emmanuel. Surtout quand on jette un oeil vers d'autres pays, la Thaïlande, par exemple.

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Le royaume de Siam comme la France vit sous un régime monarchique. Dans un cas, la monarchie est constitutionnelle et son pouvoir limité (surtout moral), dans l'autre, elle est républicaine et tient le pouvoir exécutif. Alors, que Macron n'arrive pas à faire bénéficier son épouse d'un statut comme celui de la reine Sirikit est proprement scandaleux et incompréhensible. En Thaïlande, le portrait de la reine (partout aux côtés du défunt roi) se retrouve à l'entrée des villes comme sur de  nombreux monuments, édifices publics ou à l'intérieur des habitations. Plus édifiant, le 12 août, jour de l'anniversaire de la reine, Mom (Dad c'était le roi), a été promu jour de la fête des mères. Le service de comm' local a même organisé un "Bike for mum" qui a vu des centaines de cyclistes en tee shirt bleu, les couleurs de la reine, pédaler dans les rues de Bangkok. Un succès tel qui a donné au roi l'idée d'organiser (enfin, pas lui, vous rêvez ? ) un "Bike for dad" . Vous imaginez la descente des Champs Elysees en vélib, la république en roue libre ...

Une opération de comm' réussie © Jean Claude Lénervé

Sans aller jusque là, faut vous ressaisir, Macron. Qu'attendez-vous pour que la "première dame" (quelle expression à la con ) soit reconnue à sa juste valeur ? Très sollicitée sur des questions aussi stratégiques que la remontées de tapis rouge, les réponses au courrier des lectrices (c'est la mère Noel ?), ses obligations d'hôtesse sans oublier l'inévitable association à parrainer, elle risque le burn-out la Brigitte. N'y aurait-il donc aucun DP ou CE à l'Elysée pour s'attaquer à cette question ? Parce qu'enfin, ce ne serait que justice que le code du travail prévoie un statut particulier à son intention, une convention collective définissant le nombre d'heures de travail hebdomadaire, le montant des rémunérations, les jours de congé, les récupérations et heures supplémentaires ... tout ce sur quoi portent les négociations avec les patrons. Faut faire vite parce que, bientôt, le code du travail pourrait n'être plus qu'un vague souvenir. 

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