Ces malades qui nous gouvernent

Sarkozy, le sportif, présente une pathologie sévère qui lui a permis d'être vacciné sans attendre sa tranche d'âge.

Sans qu'on en ait rien su, Pompidou, Mitterrand, Chirac gouvernaient la France alors qu'ils étaient malades. A l'occasion de l'épidémie de covi19, on apprend la dangerosité du contagieux Macron et les signes cliniques inquiétants que Sarkozy présente. Impossible autrement de comprendre l'information parue dans l'Express et que le Parisien a repris sur son site : "Nicolas Sarkozy 66 ans, dont le suivi médical est assuré à l’hôpital militaire de Clamart a « eu la chance de pouvoir se faire vacciner dès le mois de janvier à l’hôpital militaire de Percy". On suspecte le passe-droit. Or, pour que N. Sarkozy ait demandé à bénéficier d'un passe-droit, encore aurait-il fallu qu'il sût ce qu'était le droit. Aucune explication n'est donnée puisqu'il s'abrite, à juste titre, derrière le secret médical. Or le site du ministère de la santé rappelle que seule "une pathologie très sévère" et une "personne à très haut risque" sont des facteurs permettant aujourd'hui de bénéficier d'une vaccination avant 75 ans. Les désormais fameuses comorbidités. Une personne "deux fois opéré à coeur ouvert", une autre qui présente "cinq facteurs de comorbidité", une femme "atteinte d'une sclérose en plaque" (site Le Parisien) tous ont essuyé des refus. On peut donc raisonnablement être inquiet pour l'état de santé de l'ancien président. Quel est le mal qui le frappe, des bouffées délirantes ou une poussée bismuthienne aigüe ? Si en 2012 les français avaient connu la gravité de sa pathologie, nul doute qu'ils lui auraient permis de profiter d'une fin de vie calme, en famille, plutôt que de lui infliger cinq années d'un stress dévastateur. L'hypothèse la plus vraisemblable est que ce délabrement soit provoqué par l'acharnement de la justice et de certains médias dont on ne condamnera jamais assez le manque d'empathie à son égard. Sa "pathologie sévère" lui vaudra-t-elle une certaine mansuétude de la part de la justice ? En attendant sa deuxième dose, Sarkozy devrait par prudence consulter attentivement le "plan de lutte contre l'isolement des personnes âgées". Il pourrait se retrouver seul, abandonné par tous après une possible condamnation. Demandant à bénéficier des dispositions de ce plan, il pourrait éviter d'être placé à l'isolement et demander à partager sa cellule avec un autre bienfaiteur du genre humain, son ami Balkany, le conducator de Levallois.

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