Hongrie- France, vainqueur Orban

La synthèse des spécialistes : "faut pas mélanger le sport et la politique ". Ben tiens ...

Impossible d'échapper à l'histoire en marche. Foot et équipe de France, gonflant, mais faut tenir bon sans faire la chasse aux drapeaux ni au chant des klaxons. Budapest, la capitale hongroise accueillera cinq mille français perdus au milieu de soixante mille supporters locaux survoltés parmi lesquels des militants fascistes de la "Garde hongroise". Espérons qu'il rentre dans leur perspective de faire la chasse au covid. Autrement, vue la promiscuité et le peu de precautions prises, une quatrième vague pourrait submerger Macron.

Les journalistes bien informés avancent que les joueurs ont du bleu à l'âme. Ils ont injustement souffert de la pandémie (le drame des générations sacrifiés ) non pas qu'ils ne furent plus payés mais parce qu'ils durent jouer devant des banquettes vides. Que ce monde est cruel ! Quand je pense au sort de ces privilégiés d'"hôtesses de caisse" de supermarché, de personnels soignants ou d'agents d'entretien, par exemple, je trouve que c'est bien le moins qu'une prime de trois cent quarante millions d'euros leur soit attribuée en cas de victoire finale.  

Ces jeunes gens font preuve d'un courage héroïque en décidant de mettre un genou en terre avant le début des matches. Un geste "black lives matter" pour montrer leur refus de l'acceptation du racisme et ce malgré les réticences du monde du football. Orban, le correspondant local de Macron fait la tronche et des sifflets et des mouvements de foules chauffées par l'ambiance xénophobe locale sont à attendre. Revenus à la raison, les joueurs privilegient la voix de la sagesse en s'abstenant de provoquer les supporters hongrois. Le courage jusqu'au boutiste de cette bande de copains me réjouit, tout en me rappelant le comportement de leurs glorieux aînés, encadrement et joueurs, lors de la coupe du monde en Argentine. Coincés par un emploi du temps surchargé, ils n'avaient pas pu trouver  le temps de protester contre le sort des prisonniers dans les locaux de l'académie navale, à deux pas du stade où ils s'égayaient. Les torturés auraient dû crier et gémir plus fort pour être entendus. et les gémissements des torturés Sans doute 

La joie de ces footeux fait plaisir à voir, c'est celle de jeunes gens heureux de se retrouver pour partager une aventure commune, riche de souvenirs à engranger.  Parions que desireux d'afficher leur solidarité avec "le pays" selon l'expression du président, ils feront don du pourboire 340 millions d'euros à se partager en cas de victoire finale. Un beau geste de la part de ces contribuables d'un paradis fiscal quelconque.

Quant à Philippe Macron, celui qui fait don de sa personne à la France enfin,"au pays", il poursuit gentiment sa campagne électorale. Entre deux fables, il est passé débiter celle de la claire fontaine aux valeureux grognards dont il a tiré l'oreille puisque leur courage et l'altruisme peuvent nous rendre fiers d'être français. Décidément, le sport, n'a rien à voir avec la politique. Aux zarmes ... 

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