Pécresse fait son cirque

La famille Sarko a planté son chapiteau pour le grand cirque électoral du Printemps. Rapide compte-rendu du triste spectacle à base de clichés éculés et de bêtise confondante que la droite a donné lors de cette re-présentation.

La famille LDEM (1) s'est installée au Cirque d'Hiver où Valérie "Bougre de lionne" a donné une représentation dont on peut espérer qu'elle soit unique pour cause d'épuisement, la candidate y ayant laissé  "toutes mes forces", comme elle l'affiche. En voici un compte-rendu, bref et pourtant exhaustif ; que les absents se rassurent, ils n'ont rien manqué de remarquable. En ouverture, le numéro de dressage des sales bêtes malades de la peste brune fut une réussite. Les Dati, Garnier, Ferry et Wehrling, des fauves au pelage mité crachèrent leur venin (2) en choeur. Le numéro suivant demandait la participation de deux assistants envoyés par l'ANPE, Valls, le clown blanc Valls et Huchon, le Monsieur Déloyal. Bien qu'aujourd'hui ils ne réussissent plus à trouver le moindre engagement même dans les troupes les plus médiocres, ils furent les vieux clous rouillés du spectacle. Mais cela tient peut-être à la dextérité de la magicienne qui les fit alternativement apparaître puis disparaître. Cette prouesse technologique ringardise les zozhologrammes de certains. Puis ce fut au tour des enfants de connaître un délicieux frisson d'une peur dont on sait qu'il n'y a rien à redouter, et de crier leur haine à l'énoncé du nom de quelques uns des petits loups domestiqués de la meute d'en face. A cette soirée réussie, il ne manquait que la présence de l'Auguste dans son numéro de trapèziste sans filet. Un jaloux l'avait-il enfermé dans la cage aux fauves et aux prédateurs ? Une fois la représentation terminée, j'ai traversé la  jungle et me suis retrouvé à la Belle l'îloise. Au milieu des bras et des méandres paresseux d'un bayou tempéré, quelques sauriens aux dents limées s'ébattaient dans un marigot en essayant d'attraper entre leurs mâchoires édentées (2) quelques chalands nonchalants qui passaient par-là. Quelques pétards, mouillés par la faute des aléas climatiques de saison, éclaraient ce spectacle demobilisateur. Une dérive à signaler à "#MeToo de gauche". Un peu déprimé, je suis rentré chez moi avec cet air qui depuis trotte dans ma tête, " Cours Camarade, le vieux monde est plus que jamais derrière toi". A vrai dire, il t'a déjà dépassé. Pour reprendre les paroles de Félix Leclerc (3) "Nos âmes ont de la misère, C'est plein de chefs partout.... Pas heureux, on attend, on espère, Ça viendra, Bah ! assez de chialages, On va se grouiller le poil des jambes, Arrêter de se fier à tout le monde, On va se cracher dans les mains ..." . Tu voyais juste Félix, ce qu'il faut, c'est se cracher dans les mains.   

(1) La Droite En Marche ou La Dictature En Marche 

(2) le venin des fauves ... des dents limées sur des mâchoires édentées ? Et alors ? 

(3) "un an déjà " Félix Leclerc 

Un an déjà - FélixLeclerc © FélixLelerc

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