Jean-clément MARTIN
Historien
Abonné·e de Mediapart

81 Billets

0 Édition

Lien 11 janv. 2017

Le mythe Robespierre expliqué par Jean-Clément Martin, invité de l'Huma café Nantes,

comment comprendre l'exception de Robespierre, bouc émissaire utile pour tous ses adversaires mais aussi pour les royalistes et même les républicains du XIXe siècle ? Voir la Révolution française dans sa complexité politique, la voir comme toute autre période, permet de suivre un itinéraire et des luttes qui échappent au prêt à penser que les "thermidoriens" ont su si bien vendre.

Jean-clément MARTIN
Historien
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

http://www.lafrap.fr/content/le-mythe-robespierre-explique-par-jean-clement-martin-invite-de-lhuma-cafe-12377

Jean-Clément Martin est historien spécialiste de la Révolution française, de la Contre-révolution et de la guerre de Vendée, et ancien directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française. Il est l'auteur de Robespierre, la fabrication d'un monstre et l'invité de l'Huma café.

Il est question du mythe Robespierre confronté à ses actes effectifs, à l'Histoire et ses sources. Dans cette interview, Jean-Clément Martin remet en cause l'idée d'un système de Terreur comme étant une invention. Il recontextualise les rivalités et relations de Robespierre, mais également le contexte historique. Nous sommes alors dans un pays en guerre (comme la guerre de Vendée) avec un état d'exception et des troupes mal controlées; au niveau politique, la collégiale est respectée mais les tensions sont vives entre les différents groupes.

Les personnes ayant envoyé Robespierre à la mort voulaient garder les avantages de la Révolution tout en refusant leurs responsabilités dans les violences de la guerre civile. Il a bien sûr "exercé des responsabilités" même si en 1793, il a mis en place un système pour contrôler la répression, éviter que les révolutionnaires les plus violents ne soient libres de leurs actes. Une des principales raisons qui le fera passer sous la guillotine est la mise en place d'un groupe autour de lui qui centralisait tous les pouvoirs. Son exécution est celle de quelqu'un qui essaie de prendre le pouvoir, d'un homme et de ses soutiens qui risquaient de remettre en cause la collégiale. Une analyse passionante à écouter ci-dessous.

Une émission de Michel Sourget

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Violences sexuelles
Violences sexuelles : Damien Abad nommé ministre malgré un signalement adressé à LREM
L’ancien patron des députés LR, Damien Abad, a été nommé ministre des solidarités en dépit d'un signalement pour des faits présumés de viols adressé à LREM et LR par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique. Deux femmes, dont Mediapart a recueilli les témoignages, l’accusent de viols, en 2010 et 2011. Il conteste les faits.
par Marine Turchi
Journal — Politique
Pap Ndiaye fait déjà face au cyclone raciste
La nomination de Pap Ndiaye au ministère de l’éducation nationale a fait remonter à la surface le racisme structurel de la société française et de sa classe politique, une vague qui charrie avec elle la condition noire et la question coloniale. La réaction de l’exécutif, Emmanuel Macron en tête, donnera une première indication sur la tonalité du quinquennat.
par Ilyes Ramdani
Journal
En Italie, la post-fasciste Giorgia Meloni cherche à faire oublier ses racines
Elle espère devenir l’an prochain la première femme à présider le Conseil en Italie. Héritière d’un parti post-fasciste, ancienne ministre de Berlusconi, Giorgia Meloni se démène pour bâtir un parti conservateur plus respectable, en courtisant l’électorat de Matteo Salvini. Une tentative périlleuse de « dédiabolisation ».
par Ludovic Lamant
Journal
Mario Vargas Llosa, Nobel de l’indécence
L’écrivain péruvien de 86 ans, entré à l’Académie française en fin d’année dernière, vient de déclarer sa préférence pour Bolsonaro face à Lula. Cette nouvelle prise de position politique reflète un parcours intellectuel de plus en plus contesté, marqué par des soutiens à des figures d’extrême droite en Amérique mais aussi de la droite dure en Espagne. Une enquête du n° 20 de la « Revue du Crieur », disponible en librairie. 
par Ludovic Lamant

La sélection du Club

Billet de blog
Le stade grotesque (la langue du néolibéralisme)
[Rediffusion] Récemment, je suis tombée sur une citation de la ministre déléguée à l’industrie, Agnès Pannier-Runacher... Il y a beaucoup de façons de caractériser le capitalisme actuel. À toutes définitions politiques et économiques, je propose d'ajouter la notion de grotesque.
par leslie kaplan
Billet de blog
Quand Macron inventait « l'écologie de production » pour disqualifier les pensées écologistes
[Rediffusion] Au cours de son allocution télévisée du 12 juillet 2021, Emmanuel Macron a affirmé vouloir « réconcilier la croissance et l'écologie de production ». Innovation sémantique dénuée de sens, ce terme vise à disqualifier les pensées écologistes qui veulent au contraire poser des limites, sociales et écologiques, à la production. Macron, qui veut sauver la croissance quoi qu'il en coûte, n'en veut pas.
par Maxime Combes
Billet de blog
Villages morts, villes vivantes
Nouvelle édition de « Printemps silencieux » (Wildproject). La biologiste américaine Rachel Carson avait raison bien avant tout le monde. Dans de nombreux villages de France, les oiseaux sont morts. Carson nous dessille les yeux au moment où une nouvelle équipe ministérielle veut accélérer la transition écologique. (Gilles Fumey)
par Géographies en mouvement
Billet de blog
Greenwashing et politique : le bilan environnemental d'Emmanuel Macron
[Rediffusion] Talonné dans les sondages par Marine Le Pen, le président-candidat Macron a multiplié dans l'entre-deux-tours des appels du pied à l’électorat de gauche. En particulier, il tente de mettre en avant son bilan en matière d’environnement. Or, il a peu de chances de convaincre : ses actions en la matière peuvent en effet se résumer à un greenwashing assumé.
par collectif Chronik