Robespierre est indémodable, mais est-il inoxydable ?

Réflexion à propos de Robin Verner, Au nom de quoi ?, Sucy-en-Brie, Editions Anfortas, 2019, et Jacques Ravenne, La Chute. Les derniers jours de Robespierre, Paris, Perrin Plon, 2019. De l'usage de l'histoire et du respect du passé au XXIe siècle.

Robespierre est indémodable, mais est-il inoxydable ?

A propos de deux romans historiques récents 

Parler de Robespierre – et de la Terreur - est aujourd’hui à la mode. Qui s’en plaindrait ? La période fait toujours débat, son interprétation est toujours discutée. L’enjeu est que l’intérêt des publications reste soutenu par des arguments solides et des présentations honnêtes et stimulantes, garantissant la qualité des réflexions, la transmission des connaissances et justifiant la continuité de l’écriture de l’Histoire. Dit autrement, ne risque-t-on pas de rendre l’évocation du passé sans valeur, en l’occurrence de dévaloriser tous les propos, positifs ou négatifs mêlés, relatifs à Robespierre, réduit alors à une image affadie et stéréotypée ?

Revenons au titre de cette critique : Robespierre est indémodable, mais est-il inoxydable ? Va-t-il résister aux chocs ? C’est la question que posent ces deux romans, parus à quelques mois l’un de l’autre. Ils semblent s’engager dans une voie, déroutante et peut-être inquiétante, pour parler du révolutionnaire : Robin Verner, Au nom de quoi ?, Sucy-en-Brie, Editions Anfortas, 2019, 337 pages et Jacques Ravenne, La Chute. Les derniers jours de Robespierre, Paris, Perrin Plon, 2019, 278 pages.

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Le premier roman raconte le cours de la Révolution parisienne d’avril à juillet 1794, de l’exécution de Danton, permise par Robespierre, à la décapitation de ce dernier, vaincu par le complot de quelques ennemis jurés, Fouché, Barras et Tallien. Entre la maison du menuisier (pauvre) Duplay, et la Convention, amphithéâtre bricolé où Robespierre fait régner la terreur, le lecteur suit la façon dont Robespierre, aidé par Saint-Just et Couthon entre dans une politique très violente. Déçu des hommes, fatigué de la politique, malade, épuisé par les trahisons, Robespierre se retrouve isolé à la Convention, permettant à ses rivaux de l’arrêter, de l’amener à la conspiration et de le tuer.

C’est une trame bien proche que suit le second roman, La Chute, même si l’intrigue court sur trois jours, les 26-27-28 juillet 1794, soit du 8 au 10 Thermidor an II, en commençant par la mise à mort, en remontant à l’éviction dans l’assemblée et en expliquant la chute. Le procédé permet évidemment de revenir sur les épisodes essentiels de la vie de Maximilien, dont le séjour chez le menuisier (très aisé) Duplay. Si les protagonistes changent un peu, et sont moins nombreux que dans le livre précédent, les plus en vue sont les mêmes : Fouché, Barras, Tallien, contre Saint-Just, Couthon, Duplay et sa famille. Là encore le complot court et fait de Maximilien sa victime.

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Les deux livres partagent une lecture « conspiratrice » et unidimensionnelle. Robespierre se bat, donc quasiment seul, contre des opposants, sans que les enjeux soient explicités. Il est « l’homme le plus puissant de France » (Ravenne p. 37), désireux, semble-t-il, de punir les députés coupables de tueries mais partisan lui-même de mesures radicales, ce qui n’arrange pas la compréhension de sa position. Il est surtout « l’Incorruptible », imprécateur unique. Est-il besoin de redire que le surnom lui est certes attribué dans le printemps de 1791, mais qu’à cette date, les journaux qualifient sept autres députés de la même façon, dont Pétion qui est incontestablement incorruptible[i] ? Mais, il est vrai que cette image est indéracinable dans nos mémoires. Rien dans les deux livres n’explique la ligne suivie par Robespierre, sauf cette lutte contre les comploteurs. Certes la conspiration est omniprésente et peut expliquer les excès révolutionnaires[ii], mais c’est précisément ce qu’il fallait expliquer, sans tomber dans cette simplification.

Globalement les deux livres cultivent un rapport incertain aux faits connus ou discutés par l’historiographie. Outre l’opposition amusante entre la compréhension de Duplay par l’un et l’autre (pour Verner : c’est un petit artisan besogneux, pour Ravenne : un notable sans-culotte, sans doute le plus proche de la vérité), le chien Brount est-il Danois (Ravenne p. 37) ou Terre-Neuve (Verner p.14) ? Le Comité de Salut public est-il réuni dans un lieu clos (Ravenne p. 62, assurément vrai) ou dans une galerie ouverte à tout le monde, une foire (Verner p. 79) ? Danton est même présenté comme élu aux Etats généraux, député depuis 1789, ce que précisément il n’a pas été (Verner à plusieurs reprises qui ne le met d’ailleurs pas dans son index) pas plus qu’il n’était républicain, tout comme Robespierre avant 1792 !

Chien mis à part, il ne s’agit pas de détails insignifiants, d’autant que les discours de Robespierre (et des autres) sont largement inventés, remaniés, mêlant le vrai et le faux ou citant des formules connues mais en les insérant dans de nouveaux contextes, ce qui en change radicalement le sens ! Je ne discuterai pas le coup de feu dans la mâchoire : suicide (Ravenne) ou tir du gendarme Merda (Verner). J’avais apprécié que les scénaristes du jeu vidéo Assassin’s Creed Unity aient imaginé que c’était l’héroïne qui avait été l’auteur du coup fatal[iii]. Personne ne pouvait penser que le jeu vidéo disait une quelconque vérité…

Le sens général est finalement commun aux deux romans : ils dénoncent une folie personnelle qui se retourne contre son porteur, devenu victime de la violence qu’il a déclenchée et entretenue. On retrouve alors des thématiques fort anciennes : la Révolution est anti-chrétienne (Ravenne p. 54) , oubliant que Robespierre rétablit la liberté des cultes et que le sans-culotte Hébert parle de Jésus-Christ comme fondateur des sociétés populaires[iv] ; la responsabilité de Robespierre dans la répression de 1793 (Ravenne p. 193) oubliant Danton ; bien entendu, son invention de la tannerie des peaux humaines de Meudon[v] (Ravenne p. 59) légende née à la fin de 1794, étouffée en 1795 et rappelée inlassablement depuis jusqu’à aujourd’hui…

Logiquement, la terreur (notons que si le mot n’est pas vraiment présent alors qu’il l’est d’autres récents ouvrages d’historiens[vi]) est partout : guillotine comme jeu d’enfant, colifichet (Ravenne p. 43-44) et illustrée par des anecdotes répétées, comme l’envoi à la guillotine d’un vieux couple : les Puy de Verrines (Ravenne p. 183) nom qu’on ne trouve pas dans la liste établie pour l’exposition sur la Révolution à la Conciergerie de Paris mais dans le livre d’Arthur Conte, Billaud-Varenne : géant de la Révolution[vii]. Disons-le d’un mot, ce qu’on appelle, traditionnellement, la « légende noire » de Robespierre, faussement attribuée aux seuls « thermidoriens » est utilisée selon une habitude décidemment inévitable pour faire de Robespierre un « monstre »[viii], un personnage hors-normes, inexplicable et finalement a-historique.  

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C’est sur trois points qu’il faut continuer cette lecture. R. Verner est celui qui sort le plus Robespierre de son époque pour le plonger dans la nôtre. Il le présente traitant sa sœur de « petite conne » (p. 72), demandant une bouteille à Carnot en mimant d’un geste le buveur (p. 105), il parle de « pétard » pour des pistolets (p. 114) et de « scalps » (p. 86), cite un député disant « fous-toi de ma gueule » (p. 202). Il montre Robespierre attablé chez les Duplay avec Danton, voire avec ce dernier, dans l’Aube, regardant les enfants jouer devant la cheminée (p. 49), faut-il rappeler que Robespierre n’alla nulle part ailleurs qu’à Paris, Arras et les environs, peut-être jusqu’à l’ermitage de Rousseau...

Ravenne, plus sobrement, tombe dans ce travers montrant un huissier jeter sa veste sur la tête de Robespierre pour le cacher aux passants (et sans doute aux smart-phones comme on le ferait en 2020) le 9 thermidor (p. 201) et avoir décrit les sans-culottes-gardes du corps avec un pistolet à la ceinture (p. 37). Certes un journal parla une fois de Robespierre doté de pistolets, mais décidemment ces confusions n’ajoutent rien à la lecture du passé sauf d’autres confusions.

D’autant que le passé, celui qui a effectivement eu lieu, est incroyablement plus riche et plus romanesque, voire rocambolesque, que ce que racontent ces deux romans de la soirée incroyable du 9 Thermidor. L’un et l’autre ratent l’indécision des camps, les retournements spectaculaires d’alliance et les calculs ; pour ne prendre qu’un exemple, pourquoi ne pas rappeler que les Conventionnels ont destitué Hanriot du commandement de la garde nationale dès le matin du 9, comme Dumas du tribunal révolutionnaire, ce que Robespierre ignore ? La vraie histoire du 9 Thermidor est haletante et pleine de rebondissements, au-delà de ces raccourcis oublieux d’acteurs essentiels (comme Bourdon !)[ix]. Pourquoi ces deux auteurs - qui citent des historiens comme garants (Ravenne p. 277-278) - ont-ils voulu écrire d’aussi piètres pages ?

Reste enfin la sexualité. N’en faisons pas l’obsession de notre temps, la littérature pornographique, voire l’utilisation de la pornographie dans la politique, sont suffisamment connues au moment de la Révolution pour savoir que décidemment nous n’avons rien inventé[x]. Ravenne est discret, même si son Fouquier-Tinville est un obsédé du sexe et de la nudité, mais quand on pense aux noyades de Nantes et aux « mariages républicains » dont on n’arrive pas estimer la véracité, il n’est pas utile de discuter davantage. En revanche Verner montre Robespierre bénéficiant de l’amour, charnel, d’Eléonore Duplay. En remontant le cours du temps, il raconte comment Robespierre a connu l’amour dans les bras de la jeune Deshorties, à qui il avait dédié des vers ampoulés. Il suit aussi Robespierre dans le salon-bordel de la belle Sainte-Amaranthe, guillotinée peu après, où son jeune frère Augustin-bon, dit Bonbon, a des pratiques sexuelles très explicites et détaillées. La fête de l’Etre suprême et de la Nature est l’occasion de dénuder les femmes et de faire encorner un homme par un taureau… (p. 181). D’un mot, un pas de trop est franchi.

Non pas pour l’audace, mais précisément pour la platitude. Car l’exemple remarquable de l’alliance d’une écriture flamboyante, d’une dénonciation politique acharnée et d’une connaissance de l’Histoire, est donné par Dominique Jamet, qui dans son Antoine et Maximilien, sous-titré ou la Terreur sans la vertu montre un Robespierre homosexuel refoulé (p. 206) mais obsédé bien réel (vieille histoire depuis septembre 1794) assistant tétanisé et impuissant à un « concours de queues » (comment dire autrement ?) orgiaque, pantagruélique et immonde organisé par Danton dans un restaurant (p. 91)[xi]. Après cette scène d’anthologie pornographique dans un livre enlevé et très scrupuleux sur la chronologie et la véracité des faits, l’échelle est tirée et notre XXIe siècle apparaît pitoyable.

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Replaçons ces livres dans la bibliothèque consacrée à Robespierre. Au moment du bicentenaire de la Révolution, l’essentiel des ouvrages le concernant était produit par des historiens professionnels présentant leurs recherches, souvent collectives[xii]. La masse de livres n’avait pas fait oublier les textes « classiques » réédités à ce moment-là[xiii], avant qu’une autre vague d’ouvrages n’arrive dans les années 2000[xiv], désireux pour la plupart d’entre eux d’entrer dans la polémique. Dix ans plus tard, un nouveau flot de publications sur Robespierre vient de déferler sur les tables des libraires. Il a profondément enrichi et modifié le paysage éditorial avec une grande diversité des points de vue, qui partagent quand même le respect de la vérité historique[xv].

Il est somme toute logique que des auteurs de « pure » fiction[xvi] ou de bandes dessinées[xvii] cherchent à profiter de cette actualité, avec plus ou moins d’attention aux faits et à la démarche historique, reste que ces deux romans posent question parce qu’ils ne disent pas explicitement leur rapport à ce qui s’est effectivement passé, qu’ils mettent en scène des personnages ayant réellement existé, qui ont souvent été l’objet d’attentions et de publications très précises et qu’ils rendent totalement flou le rapport entre vérité et fiction. Pire même en commettant des erreurs flagrantes, ces romans qui se donnent comme historiques cassent le contrat de lecture entre auteur et lecteur puisqu’il n’est plus possible de distinguer le vrai du faux, de pondérer le relativisme inhérent à toute affirmation sur des événements passés et que c’est la méthode historique qui est mise à mal.

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La chose n’est pas nouvelle, loin de là. Quand Honoré de Balzac publie Les chouans, ou Victor Hugo, Quatre-vingt-treize (pour ne parler qu’eux deux, en oubliant Dumas père et fils, Barbey d’Aurevilly et beaucoup d’autres qui fabriquèrent la mémoire historique des Français du XIXe siècle, plus encore que les Michelet, Lamartine, Quinet ou Taine) ces romanciers prirent des libertés considérables avec ce qui avait eu lieu. Ils avaient même créé de toutes pièces des épisodes, des personnages et des actions qui avaient emprunté des éléments disparates au gré de leur invention. Pour l’essentiel les personnages étaient de pure fiction et personne ne pouvait imaginer, même si l’image était forte, que Danton, Robespierre et Marat avaient tenu les propos que Hugo leur attribuait en décrivant une rencontre parfaitement fictive.

Le contrat était clair. Les romanciers donnaient à voir, ou plutôt à imaginer, une ambiance ; ils incitaient à la réflexion et au réexamen de ce qui était su et dit par les historiens. Nul n’allait reprocher à Hugo d’assurer que son roman se passait en Vendée comme il le disait, alors qu’il le situait explicitement du côté de Fougère. Il n’y avait pas de vérité ou d’erreur à chercher ou à dénoncer, puisque le lecteur savait sans l’ombre d’un doute que l’auteur racontait à sa guise[xviii]. A cet égard, Les Onze de Pierre Michon[xix] est une excellente illustration de cette mise en œuvre fictive du réel, puisque des personnages réels sont intégrés dans une démonstration intégralement déconnectée du réel, tout en donnant une impression subjective de la révolution – ce qui est acceptable sans conteste. Ajouterais-je que j’avais apprécié que Philippe de Broca, dans son film Chouans de 1988, fasse décoller le chouan et son amoureuse dans un très improbable U.l.m. à vapeur ! Une fable est une fable, même s’il est parfois possible d’en tirer des leçons pertinentes.

Rares sont ceux qui réussissent à combiner fiction et vérité historique. C’est le cas des quatre volumes de Robert Margerit, La Révolution[xx] qui conduit une démarche beaucoup plus ambitieuse, mais aussi extrêmement exigeante, qui incruste très exactement des personnages de fiction dans un récit historique validé par l’historiographie. Reconnaissons que le résultat est exceptionnel dans les deux premiers tomes, mais que l’intérêt décline dans le troisième et surtout dans le dernier tome. Tout le monde n’a pas la plume du Dumas de La San Felice pour raconter la révolution napolitaine de 1799 – ni, non plus, l’atelier d’écriture qui l’aidait. Sous certains égards, c’est la critique que j’ai adressée à Pierre Schoeller qui n’a pas complétement réussi à résoudre cette délicate alliance de la fiction nécessaire et de l’histoire vérifiée, dans son film Un peuple et son roi, malgré toutes les précautions qu’il avait prises[xxi].

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Fallait-il rappeler cette longue litanie de livres pour parler de ces deux romans qui mêlent sans précaution ni méthode l’invention et l’erreur, le contresens et le détournement ? oui pour rappeler les exigences et les responsabilités qui pèsent sur les épaules des auteurs, quels qu’ils soient. C’est à ce prix que Robespierre ne sera pas trop cabossé et qu’il continuera à être étudié et connu sans trop de déformations.

 

Jean-Clément Martin

20 mars 2020

 

 

 

[i] Je renvoie à mon Robespierre. La fabrication d’un monstre, Perrin, 2016, p. 104-106. Mais je cite exactement : 14 mai 1791, Robespierre est « incorruptible » dans L’Ami du peuple ; le 18 mai, il l’est avec Grégoire, Pétion ; le 27 août, Le Chapelier l’est dans Le Mercure universel ; le 28 août : Sieyès, Robespierre, Roeder, Pétion La Feuille du Jour ; dans le même journal le 7 septembre : les mêmes plus Buzot, Rewbel et Grégoire… le 24 septembre, le 5 décembre, le 12, le 13 et le 31, Pétion est le seul cité dans les Annales patriotiques, le Mercure Universel  ou la Feuille du Jour…

[ii] Voir par exemple Timothy Tackett, Anatomie de la Terreur : Le processus révolutionnaire, 1787-1793, Seuil, 2018.

[iii] Jean-Clément Martin et Laurent Turcot, Au cœur de la Révolution. Les leçons d’histoire d’un jeu vidéo, Vendémiaire, 2015.

[iv] Voir la Feuille du Salut public, 13 décembre 1793.

[v] Je renvoie à mon livre Un détail inutile. Le dossier des peaux tannées en Vendée 1794, Vendémiaire, 2013.

[vi] Faut-il citer ici les livres récents d’Evelyne Lever, Paris sous la Terreur, Fayard, 2019 et de Claude Quétel, Crois ou meurs ! Histoire incorrecte de la Révolution française, Tallandier / Perrin, 2019 ? Je renvoie à ma recension critiquehttps://www.academia.edu/39894869/A_propos_du_livre_de_Claude_Quetel_Crois_ou_meurs_Histoire_ incorrecte_ de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise._2019.

[vii] Exposition 2018, commissariat de Guillaume Mazeau. Arthur Comte, Billaud-Varenne : Géant de la Révolution, Orban éditeur, 1960.

[viii] Je renvoie à mon livre Les Echos de la Terreur. Vérités d’un mensonge d’Etat, 1794-2001, Belin, 2018 – Agora, 2019.

[ix] Je renvoie au huitième chapitre de mon Robespierre, déjà cité.

[x] Voir Chantal Thomas, La reine scélérate, Seuil, 1989 par exemple. Mais évidemment Sade, Restif de la Bretonne et tant d’autres…. Je renvoie à mon livre : La machine à fantasmes. Relire l’histoire de la Révolution française, Vendémiaire, 2012.

[xi] Dominique Jamet, Antoine et Maximilien ou la Terreur sans la vertu, Denoël, 1986.

[xii] Jean-Philippe DomecqRobespierre, derniers temps, Le Seuil, 1984 ; Henri GuilleminRobespierre, politique et mystique, Le Seuil, 1987 ; André Stil, Quand Robespierre et Danton inventaient la France, Grasset, 1988 ; Françoise Brunel, Thermidor. La chute de Robespierre, Éditions Complexe, 1989 ;  David P. Jordan, The revolutionary career of Maximilien RobespierreUniversity of Chicago Press, 1989 ; Georges LabicaRobespierre, une politique de la philosophie, Presses universitaires de France, 1990 ; Jean Ehrard et alii.(dir.), Images de Robespierre, Istituto italiano per gli studi filosofici, Université de Clermont-Ferrand II, Vivarium, 1996 ; Jean-Pierre Jessenne (dir.), Robespierre : De la nation artésienne à la République et aux nationsUniversité Lille III, 1994 ; Colin Haydon (dir.) et William Doyle (dir.), RobespierreCambridge University Press, 1999 ; Annie Jourdan (dir.), Robespierre : figure-réputation, Amsterdam, Rodopi, 1996 ; sans oublier les films d’Andrejw Wajda, Danton, et de Robert Enrico et Richard Heffron, La Révolution française.

 

[xiii] Jean MassinRobespierre, le Club français du livre, 1956 ; Max GalloMaximilien Robespierre, histoire d’une solitude, Librairie Académique Perrin, 1968 ; Albert MathiezÉtudes sur Robespierre, Messidor/Éditions Sociales, rééd. 1973, et 1988 ; Gérard WalterMaximilien de Robespierre, Gallimard, réed., 1989

[xiv] Jean Artarit, Robespierre, Paris, La Table ronde, 2003 ; Friedrich SieburgRobespierre, trad. Fse., Mémoire du livre, 2003 ; Laurent Dingli, Robespierre, Paris, Flammarion, 2004 ; Jean-François Fayard, Les jours de Robespierre, Grancher, 2005 ; Ruth Scurr, Fatal purity : Robespierre and the French RevolutionMetropolitan Books, 2006 ; Slavoj ŽižekRobespierre entre terreur et vertu, Stock, 2008. Il faut ajouter la publication de textes commentés : Robespierre : Pour le bonheur et pour la liberté. Discours, par Yannick Bosc, Florence Gauthier et Sophie Wahnich, La Fabrique, 2000.

[xv] Joël SchmidtRobespierre, Gallimard, coll. « Folio biographies », 2011 ; Michel Biard et Philippe Bourdin (dir.), Robespierre, portraits croisés, Armand Colin, 2012 ; Peter McPheeRobespierre : A Revolutionary Life, Yale University Press, 2012 ; Cécile Obligi, Robespierre : la probité révoltante, Belin, 2012 ; Christine Le Bozec, Danton et Robespierre ; Les deux visages de la Révolution,  Éditions Garnier, 2012 ; Marc Belissa et Yannick Bosc, Robespierre, la fabrication d'un mythe, Ellipses, 2013. Hervé LeuwersRobespierre, Paris, Fayard, 2014 ; Cesare Vetter, Marco Marin et Elisabetta Gon, Dictionnaire Robespierre. Lexicométrie et usages langagiers. Outils pour une histoire du lexique de l’Incorruptible, t. I, Trieste, Edizioni Università di Trieste (EUT), 2015 ; Jean-Clément MartinRobespierre : la fabrication d'un monstre, Perrin, 2016 ; Marcel GauchetRobespierre l'homme qui nous divise le plus, Gallimard, 2018. (Les rééditions de différents ouvrages ne sont pas citées). Il faut ajouter la publication unifiée des onze tomes des Œuvres de Robespierre organisée par la Société des Etudes Robespierristes, 2010.

[xvi] Fred Vargas, Temps glaciaire, Flammarion, 2015.

[xvii] Voir par exemple Shin’Ichi Sakamoto, Innocenti, Delcourt manga, 2015 ; Mathieu Gabella, Hervé Leuwers, Roberto « Dakar » Meli, Robespierre, Glénat-Fayard, 2017 ; Bernard Swysen et Philippe Bercovici, Robespierre, Bruxelles, Dupuis, 2019. Je renvoie à https://www.academia.edu/39465456/A_propos_de_quelques_bandes_ dessin%C3%A9es_historiques_sur_la_R%C3%A9volution

[xviii] Ce que semble faire Jean-Christophe Portes dans sa série d’ouvrages consacrés à la Révolution…, en attendant qu’il arrive aux rives de 1793, City éditions.

[xix] Pierre Michon, Les Onze, Verdier, 2009. Je renvoie à mon entretien avec P. Michon en 2010, https://www.dailymotion.com/video/xaknfx.

[xx] Robert Margerit, La Révolution, réed. Phébus, 1988 (initialement publiés entre 1963 et 1968). Je renvoie à mon article de 2015, « Dans l’atelier de La Révolution : les leçons de la journée du 20 juin 1792 », Cahiers Robert Margerit, décembre, XIX, p. 13-30. Egalement, Alejo Carpentier, Le siècle des Lumières, Gallimard, 1962.

[xxi] https://www.academia.edu/37563531/Un_peuple_et_son_roi.

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