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Billet de blog 6 janvier 2026

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Brigitte Macron : Jusqu’à 6 mois de prison ferme pour les cyberharceleurs

Pour coller à cette question d’actualité, je rappelle trois extraits de mon livre « Macron démission – Révolution » publié en 2019.

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Illustration 1

Dans le chapitre sur « L’élection présidentielle »

Souvenez-vous en quoi a consisté sa campagne électorale. Ses discours politiques étaient creux. Il n’avait pas de programme. Il était capable de dire tout, n’importe quoi et son contraire. Avec son désir de plaire ses discours s’adaptaient aux idées de son audience. Il était socialiste devant les socialistes mais ne l’était plus devant leurs adversaires. Et pourtant, il a fini par être élu.

Il a fallu pour cela une gigantesque campagne médiatique démarrée dès septembre 2014, c’est-à-dire bien avant que commence officiellement la campagne électorale. Son nom a été vendu comme une marque de paquet de lessive et il a fini par s’imposer. Le résultat des élections est corrélé avec le volume de l’exposition médiatique de chaque candidat. Dans ces conditions, il est possible de faire émerger en leader n’importe quel inconnu.

Assurément, ce ne sont pas ses idées ou son programme politique qui lui ont permis de recueillir le plus grand nombre de voix. Alors c’est quoi ? C’est un tableau fabriqué essentiellement par « Mimi » et la presse people à coups de fausses papparrazades et avec des tonnes de papier glacé. C’est cette histoire mille fois racontée, comme un roman à l’eau de rose, de la rencontre d’un adolescent avec sa professeure de français. Ils doivent surmonter, par amour, les foudres familiales et la désapprobation générale.

Voici quelques titres de couvertures qui représentent le couple présidentiel :

  • Closer : « Emmanuel Macron. Non, il n’est pas gay ».
  • Voici : « Emmanuel Macron. Son couple plus fort que jamais ».
  • VSD : « Emmanuel et Brigitte Macron. Stratégie amoureuse ».
  • Gala : « Brigitte et Emmanuel Macron. Leur coup de foudre enfin raconté ».
  • VSD : « Emmanuel et Brigitte Macron. Ils disent « oui » à l’Elysée ».
  • Paris Match : « Exclusif. Emmanuel & Brigitte Macron. Vacances en amoureux avant l’offensive ».
  • Paris Match : « Macron le défi. En marche avec Brigitte ».
  • Closer : « Emmanuel et Brigitte Macron. Les secrets d’une famille pas comme les autres ».
  • Closer : « Emmanuel Macron. Pourquoi sa mère et Brigitte se sont réconciliées ? »

Aussi triste que cela puisse paraître, c’est bien avec ce genre de littérature qu’il a conquis un électorat.

Rappelons qu’avec les mêmes faits, cette histoire pourrait être présentée comme une sordide affaire de pédophilie. Bien des professeurs de 35 ans qui ont eu une liaison avec une lycéenne de 15 ans l’ont appris à leur dépend. Ils ont la plupart du temps été condamnés à des peines de prison avec sursis pour « corruption de mineur et atteinte sexuelle par personne qui abuse de l’autorité conférée par sa fonction ». Evidemment, dans ce cas, il ne manquera pas de sexistes pour dire que ce n’est pas la même chose. Mais imaginez un moment que « Mimi », par intérêt, ait eu besoin de donner cette autre version des faits avec des séries d’images et des articles faisant évoluer le couple dans un univers glauque. Quel aurait été le résultat ? A ce tableau, il faut ajouter quelques touches : le mythe visant à faire croire que cet ami des milliardaires ne serait « ni de droite ni de gauche ». Il faudra nous expliquer ce que signifie « droite » et « gauche ». Et, cet autre mythe selon lequel ce pur produit du système aurait été un candidat antisystème. Cette merveilleuse histoire de ce charmant jeune homme aux yeux azurés qui, parti de rien, aurait conquis le monde à la force de son intelligence et de son courage et avec l’appui et le soutien passionné de sa professeure de français. Ce serait assurément un surdoué voire même un génie. Nous avons vu exactement ce qu’il en est. Pour faire avaler tout ça, il aura fallu une couverture médiatique gigantesque qui confine à un matraquage intellectuel. Rien qu’en 2016, il a eu droit à 17 000 articles de journaux, 75 couvertures de magazines et des centaines d’heures dans tous les grands médias audio-visuels.

Dans le chapitre sur « L’équipe de campagne »

Passons maintenant au quatrième larron (de l’équipe de campagne) qui est d’ailleurs une larronne : la fameuse Michèle Marchand alias « Mimi » envoyée par Xavier Niel. Ils se connaissent de longue date car ils ont été défendus par la même avocate quand ils ont fait tous les deux un séjour en prison.

Nous trouvons dans la presse une abondante littérature sur cette « Mimi » présentée, le plus souvent avec complaisance, comme un personnage de roman. Des articles lui ont été consacrés dans Le Monde, L’Obs, Le Point, Vanity Fair et un livre, intitulé « Mimi », a été écrit par Jean-Michel Décugis, Pauline Guena et Marc Leplongeon. Cette « Mimi » est une fieffée crapule et nous éviterons d’en parler avec affabilité mais il est toujours difficile de ne pas tomber dans le piège des films sur la mafia qui donnent une image assez sympathique des plus grands voyous. La réussite fascine, même quand elle se fait au prix des pires procédés. « Mimi » a trempé dans le trafic de drogue. Elle a été prise les deux mains sur le volant d’un camion contenant 500 kg de haschisch. Elle a fréquenté à la fois les truands et les flics confirmant ainsi à sa façon qu’il s’agit du même milieu. Faut-il s’étonner que de ce milieu sortent les crapules qui appuient les coups fourrés des milliardaires et, par la même occasion, le Président de la République ? Voici un extrait du numéro 45 (avril 2017) d’un article de Vanity Fair :

« Deux de ses anciens maris ont séjourné derrière les barreaux, l’un est tombé pour un casse qui fit la « une » des journaux avant de l’emporter elle aussi. Les enquêteurs avaient ratissé large en espérant la faire parler. Deux ans de prison. C’est le traumatisme de sa vie, celui qu’elle voudrait à jamais effacer et dont elle est sortie relaxée en 1990. Puis ce fut l’époque des boîtes lesbiennes qu’elle monte avec une amie d’enfance, le Memories, porte Maillot, puis le Cirque, rue de Ponthieu, où les garçons s’invitent une fois par semaine. Mimi s’impose dans le monde de la nuit. Les petites frappes, elle les dresse : « La taule, je l’ai faite comme vous, dit-elle. Les coups de canif, je peux les donner comme vous. » Un soir, un policier des RG, Jean-François, en filature dans son club pour une histoire d’arnaque à la carte bancaire, tombe sous le charme. Autre vie, autre monde qui se superpose. Michèle Marchand excelle dans le mélange des genres. Nuit et jour, elle tisse sa toile à tous les étages, des petites mains du show-biz aux vedettes, des voyous aux flics en passant par tous les mécanos et les avocats de Paris. »

Pour donner une idée de son pouvoir voici maintenant un petit extrait du livre « Mimi » de Jean-Michel Décugis, Pauline Guena et Marc Leplongeon.

« Le 7 octobre 2015, lors d’un procès à huis clos devant le tribunal correctionnel de Paris, Jérémie Ladreit de Lacharrière, trente-huit ans, est condamné à trente mois de prison avec sursis pour avoir diffusé des images pornographiques d’enfants sur Internet. Il est en récidive légale après une première condamnation définitive en 2008 pour des faits identiques. »

Vous trouverez sur ce sujet sur YouTube une vidéo intitulée : « Michèle "Mimi" Marchand aurait étouffé une affaire de pédo-pornographie impliquant du gratin ». Le père de Jérémie, Marc Ladreit de Lacharrière, est un milliardaire très connu. Nous apprenons sur la vidéo de YouTube intitulée « Le média attaque les grandes fortunes et les multinationales en justice » qu’il a un point commun avec Bernard Arnault et Arnaud Lagardère :

« Comme des centaines d’ultra-riches en France, toutes ces personnes refusent obstinément de publier les comptes de leurs sociétés respectives malgré l’obligation légale en la matière. »

Ce milliardaire tient vraiment à l’opacité c’est dire qu’il ne supporterait pas que l’affaire de pédo-criminalité pour laquelle son fils a été condamné connaisse une large publicité.  Comment faire pour qu’elle ne soit pas publiée dans la presse ? Il lui a suffi pour cela de charger « Mimi » de la mission et personne n’a entendu parler de la condamnation. Celle-ci étant intervenue à la suite d’un procès à huis clos, autant dire que l’affaire a été étouffée. Merci « Mimi » ! Essayons d’imaginer de quels moyens elle dispose pour pouvoir ainsi tenir à sa guise toute la presse. Serait-elle aussi puissante que l’était François Mitterrand qui pouvait interdire aux journaux de parler de Mazarine alors que les salles de rédaction étaient parfaitement informées ? Sans doute. Cependant, tout finit par ce savoir : Mazarine, Jérémie… Mimi possède « Bestimage » une agence photographique spécialisée dans la presse people, les célébrités et l’événementiel. A la demande, elle peut fournir des images valorisantes de personnalités du showbiz ou de la politique. Elle envoie les photographes à son service faire les clichés. Elle a 25 employés dans son entreprise et autant de pigistes photographes. Elle peut aussi sortir les clichés qu’elle a en archive. Elle possède probablement aussi des images que les mêmes personnalités ne tiennent pas à voir circuler. Elle pèse donc à la source de l’information mais elle pèse aussi au moment de l’édition. Toute la presse people recourt à ses services : Paris Match, Gala, Voici, Closer, Ici Paris, Télé 7 jours... Autant dire que ces titres ont besoin d’elle pour vivre. Elle connait bien évidemment tous les subterfuges du métier alors que le consommateur s’y perd. Il est parfois difficile de différencier un travail de paparazzi et une fausse paparazzade. Dans le deuxième cas, des photos qui semblent être prises à l’improviste sont en fait réalisées dans une séquence organisée avec éventuellement des mises en scène. Ainsi, le reportage pour « Paris Match » du couple Macron sur une plage avec Emmanuel en short et Brigitte en maillot hawaïen était une fausse paparazzade. Le but était de les aider à assumer leur différence d’âge en valorisant Brigitte. Comme quoi, la communication réclame une réelle compétence. Pour contrer une rumeur, il faut assumer son existence et l’affronter. La pire des choses est de la laisser se répandre sans réagir. Il est certain, par exemple, que Giscard d’Estaing a eu tort de ne pas affronter la rumeur sur l’affaire des diamants de Bokassa. Il n’avait pas de bons conseillers en communication. C’est d’ailleurs pour contrer une rumeur sur une éventuelle homosexualité d’Emmanuel Macron que Xavier Niel a conseillé à Brigitte de consulter « Mimi ». Il a organisé, comme il en a l’habitude en pareil cas, un petit goûter entre eux dans sa villa rose. « Mimi » avait vérifié que les journalistes n’avaient rien de sérieux à présenter à ce sujet. On ne sait jamais. Des photos peuvent être interprétées de différentes manières. Fort heureusement, les photos prises à Saint-Martin aux Antilles, où Emmanuel macron est avec un jeune homme torse nu n’existaient pas à l’époque. Pas plus que les photos prises lors de la fête de la musique à l’Elysée. « Mimi » lui a conseillé d’affronter la rumeur. Il s’exécute lors d’un meeting à Bobino. Il déclare notamment au micro :

« Pour mettre les pieds dans le plat, si dans les dîners en ville, si dans les boucles de mails, on vous dit que j’ai une double vie avec Mathieu Gallet ou qui que ce soit d’autre, c’est mon hologramme qui m’a soudain échappé mais ça ne peut pas être moi ! »

 C’était sans doute un bon conseil. « Mimi » est ainsi capable de faire et défaire bien des réputations. Avec les mêmes faits, elle peut par exemple exposer une liaison amoureuse comme une sombre affaire de pédophilie ou à l’inverse la sublimer comme une relation affective qui a survécu à bien des dénigrements. Elle pourra tout autant faire passer pour un homosexuel un pur hétéro ou à l’inverse éviter à un homosexuel d’être reconnu comme tel si elle juge que cela nuirait à son image. Elle peut amplifier à souhait une simple rumeur ou, au contraire, l’étouffer.

Dans le chapitre « Psychopathe ou simple arriviste »

Commençons par le point de vue du professeur Adriano Sagatori, psychiatre italien (Cf. La vidéo de YouTube intitulée : « Macron est un psychopathe : l’analyse d’un psychiatre italien ») qui s’est exprimé sur ce sujet entre les deux tours de l’élection présidentielle.

« L’analyse que j’ai faite sur Emmanuel Macron provient à la fois des images que j’ai en ma possession et de la biographie dont le candidat se revendique. Le jeune Emmanuel Macron, à l’âge de 15 ans, a subi une grave agression sexuelle de la part de son professeur de français (NDLR Brigitte Trogneux) qui à l’époque des faits avait 39 ans. Au lieu de la vision à l’eau de rose de cette union qu’on pourrait définir grotesquement comme un mariage réparateur (pour réparer le viol), j’y vois plutôt un blocage prématuré du développement d’Emmanuel Macron en pleine adolescence à cause d’une opération de séduction à la fois psychique et physique. Ce qui s’est passé c’est à la fois le dépassement d’un tabou et le dépassement d’une limite. La limite même que prescrit le tabou.

 Il en est ressorti comme premier enseignement la conviction que tout est permis. Naturellement, ce sentiment de toute puissance a eu lieu au sein de la bonne bourgeoisie d’Amiens, dans le nord de la France. Si cette union s’était produite dans un milieu ouvrier — milieu qu’Emmanuel Macron méprise profondément — il aurait été détruit. Il aurait dès lors été suivi par les services sociaux tandis que Brigitte Trogneux serait allée en prison. C’est la triste vérité. Nous sommes confrontés à un problème de type pédophile.

Une fois le tabou brisé, l’idée d’omnipotence, propre à chaque enfant, s’est trouvée encouragée jusqu’à dépasser le propre chevauchement de sa personnalité. Cette dernière est renforcée par des avantages intellectuels indéniables qui lui font extrapoler ses limites personnelles. Le paradoxe veut qu’il semble pathologiquement normal mais nous sommes en plein narcissisme.

Depuis sa jeunesse, Macron nourrit une ambition hors-norme. Il a besoin du regard et de l’admiration des autres pour compenser un complexe d’infériorité. Nous sommes donc confrontés à trois paradigmes qui définissent un certain type de personnalité.

  1. L’idée qu’il n’existe pas de limite ;
  2. Un sentiment d’omnipotence qui s’est révélé dès l’enfance mais qui est encore plus présent à l’âge adulte ;
  3. Un narcissisme qui peut être défini comme malveillant.

Ces trois paradigmes structurent ce qu’on appelle une psychopathie. Nous sommes en effet confrontés à un individu qui, en ce qui concerne l’organisation psychique, est parfaitement définissable comme psychopathe.

Le mot psychopathe n’est pas une insulte. Une grande psychanalyste américaine comme Nancy Mac Williams explique textuellement qu’un psychopathe peut atteindre les plus hauts niveaux de l’administration américaine. Un psychopathe est bien sûr un déviant mais s’il est bien organisé d’un point de vue social, culturel, etc, il peut aussi atteindre les sommets dans les domaines de la politique, la finance… C’est le cas du profil d’Emmanuel Macron.

La personnalité du psychopathe est caractérisée par un nombre infini d'item —  disons : des points de référence  — Par exemple, Macron a :

  • Une fascination pour le superficiel ;
  • Une capacité d’attraction hors-norme ;
  • Un malaise dans la confrontation que nous voyons bien dans ses crises d’hystérie au moment où l’admiration pâlissante souligne les faiblesses de son identité. Cette hystérie est caractérisée par son intérêt pour les mises en scène théâtrales qui ne manquent pas de rappeler — coïncidence troublante — son histoire personnelle avec son enseignante séductrice qui lui a appris le théâtre.

Le psychopathe n’est pas digne de confiance mais il réussit à travers la fascination qu’il exerce à convaincre beaucoup d’interlocuteurs. Il n’a aucun remord. Lorsque Macron parle des pauvres ou qu’il insulte les prolétaires du Nord en les réduisant à des fumeurs ou à des alcooliques invétérés, lorsqu’il dénigre les femmes en les rabaissant au rang d’ignorantes, nous revenons dans le discours expliqué par Jacques Lacan.

Macron ne voulait pas le dire mais son inconscient a parlé pour lui car il croit à ce qu’il dit et il ne peut s’empêcher de l’exprimer. Il se défend en modifiant le sens de ses déclarations mais sans jamais exprimer de remord car il ne ressent jamais de culpabilité. Quel est le problème du point de vue psychiatrique ? Quelle est la dangerosité du personnage ? 

Je réponds que cela ne fait aucun doute. Comme tous les psychopathes, Emmanuel Macron est particulièrement dangereux. Un intellectuel américain spécialisé dans ce que nous appelons dans notre jargon de psychiatre les « perturbations bien intégrées » chez les notables, a dit textuellement ceci : « les serial killers détruisent les familles alors que les psychopathes en poste au sommet de l’État détruisent les nations. »

Pourquoi Macron est-il dangereux ?

  • Comme tous les psychopathes, il a une haute idée de lui-même.
  • Il n’aime pas la France et il ne lutte pas pour le peuple de France.
  • Il s’aime énormément et il lutte pour maintenir sa fragile identité.

La conflictualité face à Marine Le Pen n’est pas pour lui une conflictualité seulement de niveau politique. Il ne peut accepter qu’une femme apparaissant comme la Marianne, la représentante de la France, soit son antagoniste. Il a besoin d’une mère nourricière. Tout autre relation avec une femme devient difficile à assumer. Cette fragilité est très dangereuse. Comme tous les psychopathes qui travaillent uniquement pour eux-mêmes, il considère les autres comme des instruments pour sa propre grandeur. Cela souligne à quel point la France est confrontée aujourd’hui à un danger avec un candidat de ce genre. »

Bien évidemment cette analyse est contestée par tous ceux qui défendent le système Macron et ce psychiatre est alors étiqueté comme étant « d’extrême droite ». Certes, il semble bien prendre parti pour Marine Le Pen face à l’échéance du second tour des présidentielles. Mais nous nous méfions de cet étiquetage à « l’extrême droite » apposé sur tous ceux qui s’opposent au système, tous ceux qui sortent de la pensée unique, des dogmes obligatoires notamment les partisans du Brexit ou du Frexit… Il ne nous reste donc qu’à penser par nous même pour juger. Pour commencer nous allons comparer avec le point de vue d’un autre médecin le docteur Louis Melennec qui est intervenu dans la discussion faisant suite à la publication sur Agora Vox de l’analyse du professeur Adriano Sagaroti sous le titre : « Macron est un psychopathe : l’analyse d’un psychiatre italien ». Article de Sacha daté du mercredi 3 mai 2017.

Il commence par porter un jugement sévère sur le professeur Adriano Sagatori : « Ce psychiatre italien est fou, en tous cas à moitié fou, comme beaucoup de « psy. » » Mais il poursuit en donnant sa propre analyse qui n’est guère plus flatteuse pour Emmanuel Macron :

« Ceci étant, nous savions, sans lui, et sans qu’il soit besoin de connaissances particulières en psychiatrie :

  • que M. Macron est immature ; il n’y a aucun jugement moral à porter sur le choix de sa partenaire ; mais il n’est pas vraiment reconnu comme sain, dans notre civilisation, de faire l’amour avec sa maman, cette bonne madame Brigitte Trogneux étant de toute évidence un substitut maternel ;
  • qu’il a un égo surdimensionné ;
  • qu’il est incapable de remords ; 
  • qu’il trahit tous ceux qui l’ont aidé, à commencer par Hollande, si peu recommandable que soit ce personnage aujourd’hui déchu et jugé ;
  • qu’il est incompétent ;
  • qu’il manipule tous azimuts, avec d’ailleurs un talent peu commun de séducteur, qui l’a fait réussir partout, jusqu’à présent.
    • Grave : qu’il ne travaille pas pour la France, son pays.
    • Plus grave : qu’il travaille exclusivement pour lui-même.
    • Enfin, qu’il n’a rien obtenu de positif par son « action » désastreuse, au sein du gouvernement, pendant ces trois dernières années. Il va continuer dans le même sens, et n’aura aucun regret de ce qu’il aura fait.

Ces trois derniers points sont d’une importance extrême dans le débat actuel. Le personnage, en effet, apparait à beaucoup comme pathologique. Il a manipulé tout le monde, et va continuer, selon sa propre logique. Ce n’est pas un homme adulte. C’est un enfant attardé.

Attali, Berger et autres ont été « roulés » comme tous les autres. Il les a manipulés. C’est tant mieux. Ils l’ont mérité.

J’ai moi-même une longue formation en psychiatrie et en psychanalyse, et ai effectué des milliers d’expertises psychiatriques au cours de ma longue carrière, en particulier au sein de la Cour Nationale de l’Incapacité (ex-CNT), dont je fus le principal rapporteur pendant six ans. Cependant, il n’est pas besoin d’être psychiatre pour faire ce bilan accablant. Les Français avaient déjà M. Hollande, pire du pire : M. Ayrault. Ils vont continuer à avoir ce qu’ils méritent. »

Précisons que le Docteur Louis Melennec est ex-consultant près le Médiateur de la République, expert honoraire près la Cour d’appel de Paris, docteur en médecine et en droit.

Pendant la campagne présidentielle, bien d’autres personnes se sont interrogées sur les aptitudes psychiques d’Emmanuel Macron. Notamment Rama Yade, l’ancienne secrétaire d'Etat de Nicolas Sarkozy. Interrogée sur I-Télé à propos d’Emmanuel Macron, elle avait estimé que les candidats à l'élection présidentielle devraient se soumettre à des tests psychologiques.

« Au-delà de la transparence financière demandée aux candidats à la présidentielle, au-delà des 500 parrainages requis, notre pays devrait ajouter un autre critère, l'équilibre psychologique. Exactement comme pour les pilotes d'avion ».

La journaliste d’I-Télé qui n’en revenait pas, lui avait demandé de préciser si, pour elle, le candidat d’En Marche était fou. Elle avait alors précisé :

« On savait qu'il n'avait pas de programme. Mais on ne peut pas dire le matin que la colonisation est un crime contre l'humanité et s'en excuser le soir. On ne peut pas dire le matin que la Manif pour tous a été humiliée et le soir expliquer qu’on est pour la PMA (Procréation Médicalement Assistée) et la GPA (Gestation Pour Autrui). On ne peut pas dire le matin qu’il faut légaliser le cannabis et le soir dire : tolérance zéro ».

Luc Ferry émet lui aussi quelques doutes sur les aptitudes psychologiques d’Emmanuel Macron. Interviewé sur LCI le jeudi 5 avril 2018 par Audrey Crespo-Mora. Il commente le fait qu’Emmanuel Macron ait employé l’expression « France is back » pour dire que la France est partie, qu’elle a disparu :

« On est vraiment dans la mégalomanie et le narcissisme qui atteignent des proportions hallucinantes ! La France n’était pas partie, vous et moi nous n’étions pas partis… ».

Il récidive le 23 décembre 2018 sur Sud Radio en mettant en doute la maturité intellectuelle d’Emmanuel Macron :

« On a mis un gamin à l’Elysée et on va le payer très cher ».

Nous ne pouvons qu’approuver ces observations de Rama Yade et de Luc Ferry, malgré nos profondes divergences politiques, mais, n’étant pas spécialiste de psychologie ou de psychiatrie nous nous garderons de porter des jugements sur les deux points de vue exposés auparavant. Cependant, nous voyons, qu’à propos de la personnalité d’Emmanuel Macron, il y avait lieu de ne pas s’en tenir à la version édulcorée que les mille médias aux ordres nous ont abondamment servie : ce roman à l’eau de rose sur le jeune Macron qui doit surmonter la désapprobation familiale pour assumer un sublime amour avec sa prof…

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