Jean Dugenêt
Essayiste politique
Abonné·e de Mediapart

29 Billets

0 Édition

Billet de blog 22 août 2021

Afghanistan : une cuisante défaite pour l’impérialisme américain

Les scènes dramatiques de l'aéroport de Kaboul ont parcouru le monde, montrant des milliers d'Afghans qui essayaient de monter dans un avion militaire. Les talibans ont pris Kaboul, la capitale, le dimanche 15 août, ainsi que les grandes villes d’Afghanistan. Les occupants américains et leurs alliés de l'OTAN se sont échappés dans un chaos qui rappelle la débâcle de Saïgon en avril 1975.

Jean Dugenêt
Essayiste politique
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Les scènes dramatiques de l'aéroport de Kaboul ont parcouru le monde, montrant des milliers d'Afghans qui essayaient de monter dans un avion militaire. Les talibans ont pris Kaboul, la capitale, le dimanche 15 août, ainsi que les grandes villes d’Afghanistan. Les occupants américains et leurs alliés de l'OTAN se sont échappés dans un chaos qui rappelle la débâcle de Saïgon en avril 1975. C’est cette évidence qui saute aux yeux quand on voit ces images.

Une cuisante défaite et un départ précipité

Après les administrations de Bush, Obama, Trump et maintenant Biden, les forces impérialistes se retirent donc enfin d’Afghanistan. C'est l'une des défaites les plus importantes pour les États-Unis après le Vietnam. Cela se produit au moment de la plus grave crise mondiale de domination de l'impérialisme nord-américain. Une crise politique, économique et militaire. Le président Biden reproche à Trump l’accord signé l’année dernière avec les talibans. Cet accord a été qualifié de « pourri » par le secrétaire britannique à la Défense, principal allié des États-Unis lors de l'invasion de l’Afghanistan. En février 2020, l'administration Trump avait en effet conclu un accord avec les talibans pour retirer ses soldats en mai 2021. Biden a déclaré que le retrait devait avoir lieu en septembre, mais a été contraint de le faire avancer. Actuellement, 6 000 soldats américains et britanniques interviennent encore mais limitent leur action à la garde de l'aéroport de la capitale pour permettre à leurs collaborateurs directs et aux représentants fantoches du gouvernement de s'échapper. Ashraf Ghani, l'ancien président afghan, a déjà fui le pays. Il y a déjà quelques temps que les dirigeants américains ont décidé de se sortir de ce bourbier dans lequel ils se sont enfoncés en Irak et en Afghanistan mais ils ne savaient pas comment faire. Leurs raisons sont en partie économique car l’occupation militaire leur coûte cher de même que leur tentative de créer une administration à leurs bottes dans ses pays. Ils sont aussi, et surtout, poussés par l’opinion publique américaine (le peuple américain) qui ne veut plus de ces sales guerres avec tout leur lot d’exactions : Guantanamo, Abou Graibh, bombardements de villages et d'hôpitaux... et tout ce que nous ne connaissons pas encore... Ils veulent donc partir depuis un moment mais ne savent pas comment faire car ils ne veulent pas se faire ridiculiser alors qu’ils savent très bien que la population de ses pays ne supporte plus leur présence. Ils ne veulent pas avoir l’air de se faire mettre dehors. Ils planifient donc des départs... Mais voilà, la pression des masses est forte, très forte… L’annonce d’un départ prochain est une stimulation supplémentaire. Le plan de départ se trouve bousculé et c’est ce qu’ils redoutaient qui se produit. Finalement, le départ prévu s’est fait dans la précipitation.

Situation géographique et économique

L'Afghanistan partage des frontières avec la Chine, le Pakistan, l'Iran, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan. Aujourd'hui, avec 38 millions d'habitants, c'est l'un des pays les plus pauvres du monde. Son économie est essentiellement agraire. Sa principale exportation vient du pavot, dont elle est le premier producteur mondial, avec 328 000 hectares cultivés pour l'opium et l'héroïne. C'est précisément avec ces récoltes que se finançaient les talibans, qui ont continué à exporter en contrebande avec obligatoirement des complicités y compris dans l’administration américaine. L'invasion américaine de 2001 visait à remettre « de l'ordre dans le monde » c’est-à-dire à affirmer ici comme ailleurs la suprématie de l’impérialisme américain. L'invasion a commencé le 7 octobre 2001, moins d'un mois après les attentats terroristes de New York, de Pennsylvanie et de Washington, avec essentiellement « l’attentat des Twin Towers », lesquels ont fourni le prétexte à cette offensive comme à celle dirigée contre l’Irak en 2003. L'objectif affirmé par le président George Bush, était de « combattre le terrorisme » et de capturer Oussama Ben Laden, chef de l'organisation Al-Qaïda, considéré comme le cerveau des attentats et réfugié en Afghanistan. Le gouvernement afghan était alors accusé de protéger Ben Laden.

Le retrait américain, près de 20 ans après son invasion, laisse le pays sombrer dans une situation désastreuse à de multiples point de vue et principalement sur le plan économique. Il n’est pas sain d’être la première puissance productrice de drogues et de n’avoir guère d’autres atouts. Toute l’administration disparait. En effet les américains ont mis en place à coups de milliards de dollars une administration à leurs bottes dont il ne reste que des milliers d’afghans cherchant à fuir le pays. Les voies de communications, les hôpitaux, les écoles, les universités sont dans en piteux état… Cependant, ce retrait est assurément une victoire du peuple afghan. Il faut bien évidemment se réjouir qu’un peuple se débarrasse d’un envahisseur. La question qui se pose ici comme ailleurs (Cuba, Iran...) c’est : qui va maintenant combler le vide en dirigeant le pays ? C’est souvent la force constituée la plus organisée et armée qui prend le pouvoir confisquant ainsi au peuple le résultat de sa victoire. Dans la situation présente, il faut craindre que ce soit les talibans qui s’imposent à la tête du pays. Mais, rien n’est joué... Il faut compter qu’une opposition populaire à leur pouvoir apparaitra sans nul doute. En aucun cas nous ne demanderons qu’une puissance étrangère vienne mettre ses sales pattes dans l’affaire pour s’imposer au prétexte de proposer un remède.

L’invasion américaine

Pour que les forces américaines envahissent l’Afghanistan puis lancent, le 20 mars 2003, la grosse cavalerie de son invasion de l’Irak, il avait donc fallu qu’il y ait, quelques temps auparavant, les attentats du 11 septembre 2001. Les objectifs et les origines de ses attentats ne sont toujours pas clairs mais, l’invasion était présentée dans le cadre de la « Global War » comme une réponse à ces attentats. Les Etats-Unis ont ainsi obtenu le soutien de la communauté internationale et d’une grande partie de la population américaine elle-même, pour envahir l'Afghanistan le 7 octobre 2001, puis l'Irak en 2003. Pourtant, l’Irak n'avait rien à voir avec Ben Laden ou Al-Qaïda. Mais le véritable objectif de l’impérialisme américain était de consolider sa domination et accroître son contrôle sur le pétrole d'Irak et du Moyen-Orient. Bush et les présidents qui l'ont suivi, s'érigeant en « gendarmes du monde », ont voulu mettre « de l'ordre ». Vingt ans plus tard, il est devenu clair qu'ils encourageaient plutôt « un désordre mondial », et que l'impérialisme ne s'est pas remis de son échec militaire et politique au Vietnam.

Pour envahir l'Afghanistan, les USA avaient mobilisé des forces militaires considérables. Ils avaient le soutien militaire du Royaume-Uni, du Canada, de l'Australie, de l'Autriche, de l'Italie, de l'Allemagne, de la France et d'autres pays de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Le gouvernement américain avait également engagé des armées privées de mercenaires de Colombie et d'autres pays d'Amérique latine. À eux tous, il comptait plus de 200 000 soldats avec le soutien de sa puissante aviation. L'invasion américaine, avec les bombardements et les massacres qui ont produit un véritable génocide, a fait 200 000 morts et des millions de blessés et de réfugiés. Malgré cela, elle n'a jamais pu consolider sa domination sur l'ensemble du territoire. Les talibans ont continué à contrôler, avec un certain soutien populaire, une partie du sud de l'Afghanistan.

Les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN disent avoir dépensé 1 000 milliards de dollars pour maintenir une énorme armée d'occupation. Les envahisseurs ont eu environ 8 000 morts, dont des soldats américains et d'autres pays de l'OTAN ainsi que des mercenaires embauchés par eux. On estime que 88 milliards de dollars ont été dépensés pour former les 300 000 soldats afghans, qui se sont maintenant rendus sans combat. Encore une fois, il est démontré qu'une force d'invasion ne peut pas consolider efficacement une armée à son service. La haine des occupants impérialistes est à la base de cet échec. Ils n'avaient aucune légitimité. Les afghans embauchés par les américains ne voulaient pas affronter leurs propres compatriotes.

Le peuple américain

Souvenez-vous des conditions dans lesquelles les USA ont perdu la guerre du Vietnam. C’était en grande partie parce que le peuple américain n’en voulait plus. Il se passe aujourd’hui la même chose avec l’Afghanistan et avec l’Irak. C’est d’ailleurs la même chose aussi avec la Syrie où les dirigeants américains ont aidé El-Assad à massacrer l’opposition syrienne, à mâter son peuple pour imposer sa dictature. Les dirigeants américains ne voulaient pas d’une intervention militaire des USA car le peuple américain ne l’aurait pas supporté. Quand éclate la révolution syrienne, les attentats du 11 septembre 2001 sont loin et le peuple américain est saturé du bourbier dans lequel les USA sont engagés en Afghanistan et en Irak. Obama avait promis de supprimer le camp de torture de Guantánamo mais il est toujours en place. Les photos qui montrent les exactions des américains dans la prison d’Abou Ghraib sont insupportables... Bref ! les américains ne veulent plus de cette guerre et personne ne pense une seconde à remettre ça avec la Syrie. Les dirigeants américains ont donc appliqué la stratégie du désengagement en laissant el-Assad massacrer l’opposition et la population civile. Puis, après avoir, là encore, favorisé le djihadisme, ils ont aidé el Assad à se débarrasser de l’Etat Islamique devenu trop dangereux. Ce que pensent les centaines de millions d’américains est une donnée essentielle pour comprendre ce qui se passe en Afghanistan, en Irak ou en Syrie car, assurément, l’Amérique n’est pas un bloc monolithique. Les dirigeants guerriers de l’Amérique sont en effet contraints de tenir compte des désirs de tout ce peuple américain, de ce qu’ils sont prêts à accepter, des discours qu’ils veulent entendre de la part de leurs dirigeants. Ce que nous appelons globalement l’opinion publique américaine est en effet le produit de toutes ces attentes de ces millions de personnes et, bien évidemment, l’opinion publique évolue.

La situation politique en Amérique n’est plus du tout celle qui a suivi les attentats du 11 septembre 2001. La grande masse de la population américaine ne veut plus de cette honteuse mise sous domination par la force de peuples entiers au prix d’ailleurs d’immenses gaspillages et d’exactions qui sont la honte de l’Amérique.

Les talibans

Les talibans sont un mouvement politique religieux islamique pro-capitaliste (de la branche sunnite comme les musulmans du Maghreb), qui dirigent une fédération de tribus centrée sur l'ethnie pachtoune. Les talibans, ou "étudiants religieux" en langue pachtoune, ont émergé au début des années 90 comme une fraction de la résistance afghane à l'invasion de l'ex-URSS dans les années 80. Ils faisaient partie des "moudjahidine", la guérilla financée par le Pentagone américain et la CIA et avec le soutien du Pakistan. En d'autres termes, les talibans ont été créés par l'impérialisme américain lui-même. Ben Laden, né en Arabie saoudite, avait été ainsi, à cette époque, financé par la CIA. Les talibans sont donc une création monstrueuse des américains. Il y a, à ce sujet, une certaine similitude avec ce que fut « l’Etat Islamique ». Des puissances réactionnaires s’ingénient, à un moment, à créer des opposants-djihadistes-terroristes qui leur servent de prétexte pour mâter toute une population puis elles doivent combattre le monstre qui leur a échappé. Dans le cas de l’Afghanistan les talibans étaient utiles puisque, dans le contexte de la guerre froide, ils luttaient contre la Russie qui était considérée comme le principal adversaire des USA. Toute la propagande occidentale et en particulier la télévision française ne disait à l’époque que du bien d’eux. Ils symbolisaient la résistance aux vilains envahisseurs russes. C’était le combat de David contre Goliath. C’était un bon moyen, du point de vue des dirigeants américains, pour mettre le gouvernement russe en difficulté. Les USA ont donc fourni des armes et un entraînement aux troupes de Ben Laden pour combattre l'Union Soviétique.

Mais ensuite, ceux-ci sont devenus incontrôlables. Les talibans apparaissent en 1994 confrontés à une guerre civile avec d'autres ailes de l'ex-guérilla. En 1996, ils ont pris le pouvoir en Afghanistan et l'ont gouverné jusqu'à l'invasion américaine en 2001. Ils ont formé l'Émirat islamique d'Afghanistan : une sorte de monarchie islamique, dirigée par une autorité politico-religieuse absolue, qu'ils veulent reconstruire maintenant. Les talibans ont établi une dictature islamique bourgeoise, basée sur leur interprétation de la charia ou de la loi islamique. Les meurtriers et les adultères étaient exécutés publiquement. Les talibans amputaient les mains et les pieds des coupables de vol… De même, les hommes devaient se laisser pousser la barbe et les femmes devaient porter une burqa qui couvrait tout leur corps, elles ne pouvaient pas circuler sans la compagnie d'un homme, ni étudier après l'âge de 10 ans. Ils ont également interdit la télévision, la musique, les films…

Où va maintenant l'Afghanistan ?

En raison de leur passé répressif, lors de la période où ils ont gouverné (de 1996 à 2001), et aussi parce qu'ils sont majoritairement pachtounes (40 % de la population), les talibans se heurtent à la résistance d'une grande partie du peuple afghan, en particulier dans les villes. Notamment les femmes citadines et d'autres groupes ethniques sont le plus souvent opposés au pouvoir des talibans. Le chef religieux Mawlawi Hibatullah Akhundzada a été nommé commandant suprême des talibans le 25 mai 2016. Il est fort possible que, comme ils l'ont annoncé, ils rétablissent l'émirat dictatorial islamique. Bien qu'ils se soient heurtés aux États-Unis, ils n'ont pas de programme anti-impérialiste et ont déjà entamé des négociations publiques avec l'impérialisme chinois, qui a promis des investissements dans le lithium et le cuivre, et donné des garanties à la Russie.

L’AGIMO, et les organisations de l’UIT-QI et de la LIT-QI, soutiennent la résistance afghane et se félicitent de cette cuisante défaite de l’impérialisme américain et de ses institutions comme l’Union Européenne. Nous soutenons sans hésitations la résistance du peuple afghan pour expulser les troupes des envahisseurs et les institutions de l’impérialisme (qu’elles soient nord-américaines, européennes ou « mondiales »). Cependant, notre soutien ne signifie aucunement que nous soutenons le gouvernement ultra-réactionnaire des talibans. Nous comptons qu'il y aura nécessairement une résistance populaire importante contre ce nouveau gouvernement. Nous anticipons notre rejet de toute action répressive à l'encontre des femmes et du peuple afghan en général. Ce sont les travailleurs afghans qui méritent la solidarité internationale pour lutter pour leur indépendance et reconstruire leur pays sans envahisseurs et sans dictatures théocratiques d’où qu’elles viennent. La solidarité est également nécessaire avec les millions de réfugiés afghans qui sont discriminés et exploités en Asie et en Europe, afin qu'ils soient acceptés comme migrants d'un pays détruit par l'impérialisme, avec tous leurs droits sociaux, notamment le droit au travail.

Jean Dugenêt, le 20 août 2021,

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
#MeToo : Valérie Pécresse veut faire bouger la droite
Mardi, Valérie Pécresse a affiché son soutien aux victimes de violences sexuelles face au journaliste vedette Jean-Jacques Bourdin, visé par une enquête. Un moment marquant qui souligne un engagement de longue date. Mais, pour la suite, son équipe se garde bien de se fixer des règles.
par Ilyes Ramdani
Journal — Violences sexuelles
L’ancien supérieur des Chartreux de Lyon, Georges Babolat, accusé d’agressions sexuelles
Selon les informations de Mediacités, trois femmes ont dénoncé auprès du diocèse de Lyon des attouchements commis selon elles lors de colonies de vacances en Haute-Savoie par le père Babolat, décédé en 2006, figure emblématique du milieu catholique lyonnais.
par Mathieu Périsse (Mediacités Lyon)
Journal — Asie
Clémentine Autain sur les Ouïghours : « S’abstenir n’est pas de la complaisance envers le régime chinois »
Après le choix très critiqué des députés insoumis de s’abstenir sur une résolution reconnaissant le génocide des Ouïghours, la députée Clémentine Autain, qui défendait la ligne des Insoumis à l’Assemblée nationale, s’explique.
par François Bougon et Pauline Graulle
Journal
Sondages de l’Élysée : le tribunal présente la facture
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce vendredi Claude Guéant à huit mois de prison ferme dans l’affaire des sondages de l’Élysée. Patrick Buisson, Emmanuelle Mignon et Pierre Giacometti écopent de peines de prison avec sursis.
par Michel Deléan

La sélection du Club

Billet de blog
Fission ou fusion, le nucléaire c’est le trou noir
Nos réacteurs nucléaires sont en train de sombrer dans une dégénérescente vieillesse ; nos EPR s’embourbent dans une piteuse médiocrité et les docteurs Folamour de la fusion, à supposer qu’ils réussissent, précipiteraient l’autodestruction de notre société de consommation par un effet rebond spectaculaire. Une aubaine pour les hommes les plus riches de la planète, un désastre pour les autres.
par Yves GUILLERAULT
Billet de blog
Notre plan B pour un service public de l'énergie
[Rediffusion] Pour « la construction d’un véritable service public de l’énergie sous contrôle citoyen » et pour garantir efficacité et souveraineté sur l’énergie, celle-ci doit être sortie du marché. Appel co-signé par 80 personnalités politiques, économistes, sociologues, historiens de l’énergie dont Anne Debrégeas, Thomas Piketty, Jean-Luc Mélenchon, Aurélie Trouvé, Gilles Perret, Dominique Meda, Sandrine Rousseau…
par service public énergie
Billet de blog
Le nucléaire, l'apprenti sorcier et le contre-pouvoir
Les incidents nucléaires se multiplient et passent sous silence pendant que Macron annonce que le nucléaire en France c'est notre chance, notre modèle historique.
par Jabber
Billet de blog
Un grand silence
L'association Vivre dans les monts d'Arrée a examiné le dossier présenté par EDF. Nous demandons, comme nous l'avons fait en 2010 et comme nombre de citoyens le font, que soit tenu un débat public national sur le démantèlement des centrales nucléaires : Brennilis, centrale à démanteler au plus vite.
par Evelyne Sedlak