A l’heure où les taliban reprennent Kaboul, relisons les recherches de Fariba Adelkhah !

À l'heure où les taliban reprennent le pouvoir à Kaboul, retournons aux travaux précurseurs que Fariba Adelkhah avait consacrés à l'Afghanistan sur la base d'enquêtes de terrain rigoureuses dans les quartiers ouest de la capitale, dans la ville d'Herat et dans la région de Bamyan.

À l'heure où les taliban reprennent le pouvoir à Kaboul retournons aux travaux précurseurs que Fariba Adelkhah avait consacrés à l'Afghanistan sur la base d'enquêtes de terrain rigoureuses dans les quartiers ouest de la capitale, dans la ville d'Herat et dans la région de Bamyan. Elle y dégageait la centralité des enjeux fonciers, la capacité des taliban à y répondre de façon plus pragmatique que l'Etat, les apories et les trompe l'oeil politiques et idéologiques de l'intervention occidentale qui portait celui-ci à bout de bras avec le résultat que l'on connaît aujourd'hui. On aimerait pouvoir l'entendre sur les événements actuels.

Mais Fariba Adelkhah est prisonnière scientifique en Iran depuis le 5 juin 2019 et empêchée de poursuivre ses recherches. Relisons celles-ci pour penser à elle en pensant avec elle !

 

"Guerre, reconstruction de l'Etat et invention de la tradition en Afghanistan" 

"Les madrasas afghanes chiites à l'aune iranienne : anthropologie d'une dépendance religieuse" 

"Les Afghans iraniens" 

"Guerre et (re)construction de l'Etat en Afghanistan : conflits de tradition ou conflits de développement"
et en anglais : War and State (Re)Construction in Afghanistan: Conflicts of Tradition or Conflicts of Development?

"Qui a peur du mollah Omar? L'économie morale du talébanisme dans le Golfe"

 Et, sous sa direction, "Guerre et terre en Afghanistan"

 

Pour un portrait scientifique de Fariba Adelkhah : "Fariba Adelkhah, anthropologue et prisonnière scientifique"

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