D’une angoisse à l’autre

Après avoir stimulé l’angoisse de perte de santé présentée comme irréversible par certains dans le contexte d’une dynamique virale imprévisible à long terme, le pouvoir politique, relais des intérêts privés de l’industrie pharmaceutique (probablement l’une des plus prospères dans l’avenir avec l’industrie de la surveillance et de la production libérée des contraintes du travail humain), oriente son effort de propagande et d’information instrumentale (« nudge » : de l’art de transformer une information en action inconsciente) vers l’induction à grande échelle d’une angoisse de perte d’une liberté d’aller et venir très paradoxale dans un espace public saturé de moyens de surveillance.

La vaccination massive est à l’agenda des dirigeants de la plupart des pays soucieux de maintenir parmi leur population un degré élevé de cohésion dont le projet ne passe plus désormais par le bien être social mais par la fausse promesse d’une santé garantie, d’égale valeur entre des citoyens ramenés à leur condition biologique.

L’angoisse peut être désormais considérée comme une ressource à disposition d’un pouvoir politique capturé par des intérêts privés qui lui inspirent l’instrumentalisation de citoyens désormais tout aussi bien intrinsèquement qu’extrinsèquement et durablement dominés.

Pour qu’une domination puisse s’inscrire dans le temps il convient qu’elle s’exerce de l’extérieur tout autant que de l’intérieur et c’est à cela que s’emploie le pouvoir politique actuel avec bien moins d’inhibition que ses prédécesseurs.

Il faut dire que les circonstances lui sont bien favorables.

 

J'ai rajouté ce formidable entretien :

Christian Spitz, ex-"le Doc" de Fun Radio, au Défi de la vérité

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